Promouvoir et défendre le logiciel libre

26 October 2014

svieille.png Simon VIEILLE

Une semaine parfaite !

Le 26 October 2014 à 01:01:20

Ça fait un sacré baille que je n'ai pas écrit autre chose que des articles qui parlent d'informatique.

Au moment où j'écris ces mots, je suis assis sur la banquette arrière d'une voiture en direction de Montbéliard, après avoir passé une semaine à Barcelone chez des amies.

Ces quelques jours m'ont fait beaucoup de bien. On a vu de beaux paysages, on a passé d'excellents moments, et j'ai du mal à exprimer ce que ça fait de partir. Vous allez me dire que c'est le coup classique du retour de vacances et vous avez sûrement raison. Mais voila, on a profité d'absolument tout, on a tripé pour tout et n'importe quoi, sans se poser de question. On a vécu à la bonne franquette, il ne fallait rien de plus.

Difficile de repartir qu'à trois, elles nous manquent déjà. Vivement qu'on se revoit :)

25 October 2014

Frederic BEZIES

Double coup de gueule libriste : la Blag Linux et les versions LTS+1 d’ubuntu et de ses dérivées.

Le 25 October 2014 à 13:49:24

Oui, deux coups de gueule pour le prix d’un. Le premier concerne la Blag Linux qui me semble être une distribution où la mauvaise foi est congénitale. J’ai étrillé la distribution dans un article en date du 23 octobre 2014.

Dans l’article en question, avec capture d’écran à l’appui (et avec une capture vidéo aux alentours de la 4ième minute), on pouvait lire sur la page de l’outil de suivi qu’une version stable à venir était prévue pour le 22 octobre 2014.

Que peut-on lire maintenant ?

BLAG 200000 is available for testing. There are 32bit and 64bit isos for GNOME, LXDE, MATE, MINI and XFCE. You can contribute to the development of this release by downloading your desktop of choice, testing and providing feedback on our developers mailing list or chat with us on IRC.

Ce qu’on peut traduire par :

La BLAG 200000 est disponible pour les tests. Il y a les ISOs 32 bits et 64 bits pour GNOME, LXDE, MATE, MINI et XFCE. Vous pouvez contribuer au développement de cette version en téléchargeant votre bureau de choix, tester et fournir des retour vers nos développeurs via liste de diffusion ou discuter avec nous sur IRC.

Et la goutte d’eau qui fait déborder le vase ? L’annonce de publication de la version qui s’avère être une… version alpha ! En clair, on est passé (capture d’écran et vidéo à l’appui) d’une version dite stable à une alpha qui est le premier stade de développement d’une distribution !

Si cela n’est pas du « on se moque du monde » en version XXXL, qu’est-ce que c’est ? Autant dire que le projet GDNewHat qui était vraiment utilisable, modulo le caricatural GNU/Icecat fourni avec la distribution s’est sabordé pour rien.

Autant dire que désormais, vous n’entendrez plus parler de cette escroquerie technique qu’est la Blag Linux.

Le deuxième coup de gueule concerne la sortie de la Ubuntu 14.10, spécialement des personnes qui se plaignent – à juste titre – du peu de nouveautés apportées par cette première version sortie après la 14.04 LTS.

Cyrille Borne a pondu un coup de gueule rapide sur diaspora*, surtout par rapport à la Xubuntu 14.10 qui ne semble pas être à son goût.

Avant que Cyrille ne ponde un article dont lui seul a le secret, il faut faire un petit voyage dans le temps, et voir ce qu’ont apportés les versions LTS+1 de la Ubuntu, depuis la première d’entre elles, j’ai nommé la Ubuntu Edgy Eft, alias 6.10.

Ajout à 16 h 22 : Cyrille a écrit son article, je ne l’avais pas vu

Sortie en octobre 2006, elle n’avait que peu de nouveautés : ajout de Tomboy, F-Spot, et l’utilisation du nouveau système d’initialisation, upstart. Ce qui n’était pas si mal que cela, surtout que son cycle de développement fut l’un des plus courts, à peine quatre mois. La première LTS d’Ubuntu étant la 6.06, donc sortie en juin et non en avril comme cela sera la règle par la suite.

Sautons deux ans, et voyons donc la Ubuntu Intrepid Ibex, alias 8.10. Au menu ? Des améliorations pour le support de l’informatique mobile, l’arrivée d’un créateur de clé USB démarrable, l’ajout du compte invité, le dkms (pour que les modules noyaux tiers soient automatiquement recompilés), et la possibilité de chiffer le compte utilisateur.

Deux ans plus tard, nous avons la Ubuntu Maverick Meerkat, alias 10.10. F-Spot a été remercié et remplacé par Shotwell. On peut faire des achats dans le ubuntu Software Center. Mais la vraie nouveauté de cette version est l’apparition d’Unity, mais uniquement pour la version netbook de la distribution. Unity ne fera son apparition sur le bureau que pour la version 11.04 d’Ubuntu, alias Natty Narwhal.

La Ubuntu Quantal Quetzal alias 12.10 est la quatrième Ubuntu LTS+1 de l’histoire. Les gros morceaux sont l’amélioration graphique, l’abandon d’Unity2D, un menu utilisateur qui regroupe les fonctionnalités systèmes et de gestion de session. Sans oublier les WebApps (qui permettent d’enrober des pages webs sous forme d’applications). Rien de bien transcendant.

La version 14.10 d’Ubuntu qui est sorti est à l’image de la Quantal Quetzal, sauf que cette fois, l’accent a été mis sur les améliorations techniques, et un rafraichissement de la logithèque. Ce qui est logique, quand on regarde l’historique des versions entre deux LTS :

  1. LTS + 1 : ajout d’outils, améliorations graphiques ou techniques
  2. LTS + 2 : ajout des grandes nouveautés (comme Unity pour la 11.04) dans la distribution
  3. LTS + 3 : deuxième vague d’ajouts, cependant moins critiques pour préparer la LTS suivante

Que les versions LTS+1 soient peu « mouvementées » par rapport à la LTS qui précéde, c’est relativement logique. Le gros des modifications pour le cycle qui mèneront à la 16.04 LTS arriveront pour la Vivid Vervet (dont la migration vers systemd ?) et le duo Mir et Unity 8 pour la 15.10, si tout se passe bien.

Seul l’avenir nous le dira.

En vrac’ rapide et libre de fin de semaine.

Le 25 October 2014 à 07:34:55

Un petit en vrac’ pour finir cette semaine du mois d’octobre 2014.

 

Voila, c’est tout pour aujourd’hui, mais c’est déjà pas si mal ;)

24 October 2014

april.png Nouvelles April

3 raisons pour passer au logiciel libre - conf de Philippe Scoffoni

Le 24 October 2014 à 18:30:16


Présentation

Titre : 3 raisons pour passer au logiciel libre
Intervenant : Philippe Scoffoni
Lieu : Grenoble - 1ères Rencontres des décideurs informatiques de l’Isère
Date : Juin 2014
Durée : 10 min 10
Lien vers la vidéo

Transcription

Bonjour à tous. Effectivement on m'a chargé de la dure mission d'initier ces présentations. Rapidement donc Philippe Scoffoni, je dirige la société OPEN DSI, donc on fait de l’assistance à maîtrise d'ouvrage essentiellement, assistance et maîtrise d’œuvre aussi, avec une grosse spécialisation sur le Logiciel Libre et l'open source, donc en prestation, courtage, et conseil en solutions informatiques ; tout ce qui va être étude d’opportunités pour les migrations vers le logiciel libre, veille stratégique, veille technique. Et puis on a une activité aussi de responsable informatique à temps partagé pour les sociétés qui n'ont effectivement pas de responsable informatique.

Alors on va rentrer dans le vif du sujet. Le Logiciel Libre, si j’arrive à changer la diapo, voilà. Un petit rappel rapide. Je pense qu'aujourd'hui tout le monde sait à peu près ce que c'est, c'est juste pour reposer les bases. Donc un logiciel libre c'est un logiciel qui a une licence, comme tout logiciel et sa licence est caractérisée par quatre libertés.

  • La liberté d'utiliser le logiciel, c'est-à-dire que je peux le télécharger, l'installer sur mon poste et puis je peux travailler.
  • Je vais avoir accès au code source, c’est-à-dire je vais pouvoir étudier comment ce logiciel a été écrit, comment il a été développé.
  • La liberté suivante c'est que je vais pouvoir le modifier, apporter une modification dans le code source de ce logiciel.
  • Et puis la dernière liberté c'est que j'ai la possibilité de distribuer. Je peux effectivement faire une copie de ce logiciel à mon voisin, s'il en a besoin, et que ça soit, je dirais, la version originale ou la version modifiée, pour simplifier.

Quelques précisions. Logiciel Libre ne veut pas dire gratuit. Je ne vais pas détailler un peu plus là-dessus, mais le Logiciel Libre c'est un modèle économique qui est basé sur le service. Aujourd’hui l'informatique est de plus en plus basée sur un modèle dit de service ; le Logiciel Libre, ça fait vingt ans que c'est comme ça, on est un peu des précurseurs quand même.

Le Logiciel libre ce n'est pas le domaine public. Ce sont des choses complètement différentes. Le domaine public est régi par des règles assez précises.

Et puis on utilise le terme Logiciel Libre mais on utilise beaucoup le terme open source aussi. Pour être précis on va dire que l'open source c'est le Logiciel Libre moins certaines libertés d'utiliser. On va utiliser le terme open source souvent pour désigner des solutions où on va avoir une version dite communautaire, effectivement, qui est totalement libre, qu'on peut modifier. Et puis on va trouver, pour le même produit, une version dite entreprise où là, pour l'utiliser, il y a une licence commerciale, je dois payer ; on rentre un peu dans le modèle traditionnel, on va dire. L'open source c'est vraiment une approche pragmatique, on partage le code. Dans la notion de Logiciel Libre on va parler encore un peu d'éthique.

Trois arguments, on va dire, pour utiliser les logiciels libres.

  • Le premier, qui est assez important, c'est la notion d'indépendance. Indépendance vis-à-vis des fournisseurs, ce qui est assez important quand on est à la tête d'un système d'information, de ne pas être pieds et poings liés avec ses fournisseurs, c'est quand même quelque chose d'assez agréable. La particularité du monde du Logiciel Libre c'est, en fait, la diversité des acteurs et la taille de ces acteurs. Il y a une enquête qui a été faite, qui est faite régulièrement par le CNLL auprès des entreprises, donc auprès des fameuses trois cents à quatre cents entreprises dont on parlait il y a quelques instants, et on voit effectivement que la taille moyenne des entreprises dans le domaine du Logiciel Libre est relativement petite. Vous avez une grande majorité d’entreprises qui ne font que entre un et cinq salariés. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas de barrière à l'entrée. Si demain je veux lancer une activité sur un logiciel libre je peux, je n'ai pas à payer un droit d’entrée ou me faire adouber comme distributeur, etc. Du coup vous avez, sur beaucoup de logiciels libres, beaucoup d'acteurs. Et donc ça, ça vous permet effectivement, à la fois d'avoir des acteurs de proximité, vraiment de proximité, et puis, eh bien ma foi, si vous n’êtes pas satisfait de votre prestataire, d'en changer relativement facilement.
  • L'autre caractéristique c'est effectivement l'adaptabilité. Le Logiciel Libre c'est du code source ouvert, donc effectivement, la capacité pour tout un chacun de l'adapter. Les logiciels libres aujourd'hui sont conçus, déjà souvent à la base, pour être extensibles. Énormément de logiciels sont conçus avec des interfaces de programmation, des systèmes d’extension, de plugins, etc, qui vont énormément faciliter l’intégration du Logiciel Libre dans votre système d'information, en greffant des petites extensions autour, que vous allez pouvoir développer, sans toucher au cœur du logiciel. Ça c'est un point qui est important. Aujourd’hui cette ouverture-là est largement plébiscitée par tous les géants du numérique. Si je parle de Google, Facebook, Amazon etc, ils n'utilisent que de l'open source, parce qu'effectivement, sans ça, ils n'existeraient pas. Je pense que si Google avait construit son infrastructure sur de l'Oracle ou du Windows Serveur, il n'en serait pas là aujourd'hui. Cette ouverture-là on voit très clairement que les géants du numérique s'en sont servi pour faire exploser leur business modèle.
  • La scalabilité, la capacité à monter en charge. C'est vrai que le Logiciel Libre, souvent, avait une image de petit logiciel fait au fond d'un garage par quelques geeks chevelus et barbus. Ça, c'est quand même relativement fini, cette époque, aujourd'hui. On a à la fois des éditeurs de logiciels, des très grosses communautés, des communautés industrielles, si je parle d'OpenStack, notamment, voilà l'exemple typique de l'énorme communauté industrielle qui s'est montée autour d'une solution open source dédiée à la virtualisation et la gestion d'informatique dans les nuages. La scalabilité, on peut l'approcher sur l'aspect technique. Aujourd'hui il y a des solutions extrêmement matures qui sont capables de monter très loin en terme de capacité de traitement. Aujourd'hui dans le domaine du Big Data, je ne crois pas, même Microsoft a renoncé à faire son propre moteur. Aujourd'hui Microsoft utilise Hadoop, c'est de l'open source.Un autre point important quand on parle de scalabité, de montée en charge, avec le Logiciel Libre aussi, il n'y a pas que l'aspect technique, il y a aussi l'aspect que, comme vous avez la liberté de l'utiliser, si vous devez passer de cent à deux cents utilisateurs, vous n'avez pas forcément à passer par la case licence. Et ça, ça peut représenter des coûts. Donc là aussi on a un facteur, je dirais de liberté pour les entreprises qui est effectivement de pouvoir monter en nombre de licences quasiment sans coût. Il y a du support et autres, donc il y a quand même des coûts, le Logiciel Libre n'est pas gratuit, je le redis, mais il y a quand même pas mal de contraintes qui sont levées avec le modèle du Logiciel Libre.

Donc voilà, je dirais trois exemples. Comme on est des gens généreux dans le monde de l'open source, du Logiciel Libre, je vais vous en donner deux autres, des cadeaux bonus et qui sont importants pour vous, les utilisateurs surtout, c'est ce qu'on appelle la mutualisation. C'est la capacité que vous pouvez avoir vous, utilisateurs du Logiciel Libre, à vous en saisir et à en devenir acteurs. C'est important, parce qu'aujourd'hui aux entreprises, on ne leur tient pas assez ce discours-là quand on parle du Logiciel Libre. C'est-à-dire que vous, vous avez la capacité, en vous regroupant, parfois peut-être dans un même secteur d'activité et en vous posant la question, et ce ne sont pas des questions formidablement, je dirais, révolutionnaires, de dire, voilà on est tous dans le même secteur d'activité, on a le même besoin, pourquoi est-ce qu'on va aller chacun de notre côté solliciter une société de service qui va nous développer quasiment la même chose. Aujourd'hui vous avez la possibilité avec le Logiciel Libre, quasiment de façon native, de vous mettre ensemble, de mutualiser vos spécifications, de mutualiser vos moyens surtout et de ne payer qu'une fois le logiciel. Vous allez le faire développer une fois, tout le monde repart avec. Vous pouvez le faire maintenir de façon collective. Donc tout ça ce sont des éléments, cet aspect mutualisation, qui vous permet de faire baisser derrière vos coûts de maintenance, coûts d’exploitation. Donc ça c'est un point important.

C'est qu’effectivement saisissez-vous du Logiciel Libre, devenez acteurs, parce que derrière, il y aussi ce qu'on appelle la contribution, c'est-à-dire que j'utilise un logiciel libre, je le modifie, j'apporte une amélioration. Si vous le faites faire par un prestataire, exigez qu'il reverse la modification au projet. Pourquoi ? Parce que si cette modification est intégrée dans le projet, ma foi, eh bien la maintenance est incluse. Ça ne vous coûte plus rien.

Donc cet aspect mutualisation, contribution, être acteur du Logiciel Libre, c'est quelque chose qui est extrêmement important parce que là il y a un vrai enjeu de performance pour l'entreprise. Encore une fois, je m'appuie toujours sur l'exemple des grands du numérique, ils ont tous fait ça, Google, Facebook, etc, utilisent tous, plus ou moins, des briques communes. Ce n'est pas par hasard. C'est parce qu’effectivement, en mutualisant leurs besoins, ils l'ont fait, c'est possible pour les entreprises du numérique, mais c'est possible aussi, je ne dis pas que c'est simple, mais c'est possible aussi pour les entreprises de tous secteurs d'activité. Et aujourd'hui il y a un gros enjeu sur, justement, le développement de solutions, je dirais, métiers autour du Logiciel Libre, mais ça, c'est vous, utilisateurs, qui avez la clef dans la main. Voilà.

Vous achetez ? Je ne sais pas. En tous cas vous avez quarante entreprises dans le numérique libre, dans votre région, qui sont là pour vous accompagner et vous aider dans justement la prise en main de ces logiciels libres et dans le fait d'en devenir acteurs. Mon message est là : devenez acteurs du Logiciel Libre, c'est comme ça que vous en tirerez réellement tous les avantages. Ne soyez pas passifs. Le Logiciel Libre vous permet d’être actifs, profitez-en ! Merci.

23 October 2014

pcadete.png Pedro CADETE

Firefox OS : mes retours sur le ZTE Open C

Le 23 October 2014 à 17:39:00


Les libristes l'ont rêvé, Mozilla la fait, en commercialisant un smartphone grand public qui utilise un système d'exploitation libre, Firefox OS. Que vaut cette alternative à Android et IOS, et à qui s'adresse-t-elle ?

Développé par Mozilla, Firefox OS se veut une alternative libre aux systèmes d'exploitations propriétaires, tel que Android et IOS. C'est aussi la volonté d'apporter sur les marchés émergeant un smartphone à bas prix, qui a motivé la fondation Mozilla. L'ouverture de l'OS ne s'arrête pas simplement au code source, mais apparait aussi dans la conception même de cet OS. Base Linux et utilisation du moteur Gecko, permettant de faire fonctionner des applications développées dans les standards du web, tel que HTML5 et CSS3, marquent aussi le caractère ouvert de cet OS.


Fin août 2014, le premier téléphone équipé de ce système d'exploitation, le ZTE Open C, débarque en France. Pour le marché occidental, nous avons droit à un smartphone différent des marchés émergeant et une version mis à jour de Firefox OS. Ceci, afin de correspondre aux attentes des consommateurs occidentaux.

Le ZTE Open C, disponible dans les Espace Culturel Leclerc, ansi que sur LDLC ou Materiels.net, est vendu 79.99€. Mais à ce prix, il ne faut pas s'attendre à des performances comparables à un iPhone 6 ou à un Samsung Galaxy S5.

Caractéristiques techniques
Ecran : 4" (480x800)
Processeur : Qualcomm SnapDragon 200 (2.1GHz, 2 cœurs)
Mémoire vive : 512 Mo
APN : photo 2 Mpixels, vidéo 352 x 288
Espace disque : 4 Go
Réseau : 3G, Wifi b/g/n, Bluetooh 2.1, GPS
Connectique : microSD, jack 3.5mm, USB 2.0
Batterie : 1400 mAh

Les finitions et l'hardware

En terme de finitions, la qualité des plastiques est bonne, en dehors des bordures argentés qui ornes chaque coté du téléphone, qui sont un peu cheap. Un peu plus lourd et épais que mon Nexus 5, l'Open C est assez joli dans ses formes arrondies et sa couleur bleu foncé.

La qualité de l'écran est correct pour un smartphone bas de gamme, mais la définition de l'image est un peu trop basse, pour moi qui m'était habitué au Full HD de mon Nexus. Ça me gène particulièrement pour ce qui est de la navigation sur Internet.

Quant à l'APN, impossible pour moi de me servir de cet appareil sérieusement pour faire des photos ou des vidéos, tellement leur qualité reste à désirer. Encore une fois, s'agissant d'un téléphone bas de gamme, il sera difficile d'obtenir mieux à ce prix.


Firefox OS

L'idée de ce système d'exploitation, utilisant les technologies du web, c'est de s'affranchir d'un système avec pour seule fenêtre vers le web, un navigateur Internet. L'objectif de Mozilla est de placer le web directement au cœur du téléphone.

Pas de surprise, mais quelques déceptions. Firefox OS est très simple à utiliser, puisqu'on se retrouve dans un environnement familier, pour ceux qui sont déjà passé par Android ou IOS. Les mécanismes sont les mêmes et fonctionnes bien.

Visuellement, que ce soit les panneaux listant les applications installées, les applications de bases, ou les différents menus, c'est sobre et sympathique.

On notera la possibilité de synchroniser ses mails, contacts et calendriers avec des services tiers connus, tel que GMail ou Facebook. Ce qui est très agréable pour migrer ces données vers le ZTE.

Le Marketplace permet de rechercher et d'installer des applications. Rien de particulier à redire, ça fait le job.

En somme FirefoxOS, dans ces premières versions, n'apporte pas de grandes nouveautés en terme de fonctionnalités, mais s'inspire intelligemment des systèmes d'exploitation concurrents. L'utilisateur est placé dans un environnement connu et sans artifices, facilitant ainsi l'adoption, par le grand public, de FirefoxOS.

En revanche, FirefoxOs n'est pas exempt de lenteurs et de bugs. Tristan NITOT (président de Mozilla Europe), à l'occasion du lancement de FirefoxOs en version 1.3, au siège de Mozilla France à Paris, c'est exprimé ainsi :

"FirefoxOS est encore très jeune [...] il 'y a encore du travail. Aujourd'hui, il est idéalement positionné pour quelqu'un qui n'a pas encore de smartphone et dont ça va être le premier smartphone. Si on veut convaincre les geek de l'utiliser comme téléphone principal, il faudra monter en gamme en terme de matériel. On y travail. Mais ça ne va pas être pour tout de suite, car pour ça il faudra que le logiciel soit cohérent en terme de fonctionnalités et de polish, c'est à dire de finitions. Parce que quand vous achetez du matériel cher, il faut que le logiciel qui tourne dessus ai ce même ressenti de qualité".

D'ailleurs Tristan NITOT met l'accent, à la fin de son intervention, sur l'importance qu'a la communauté dans ce travail d'amélioration du logiciel (le code source étant libre), et de création d'applications (rendu plus simple puisqu'elles utilisent les langages et technologies démocratisées et maitrisées du web).

Pour en revenir, aux problèmes que je rencontre dans mon utilisation quotidiennes : perte de réseau, perte de connexion 3G/WiFi, lenteurs globales (navigation dans les menus et dans les applications), impossible d'afficher plus de 12 applications sur les panneaux. Ce sont des problèmes connus dont certains ont été corrigés avec la version 2.0, que je projette d'installer rapidement.

Car oui, un détail que j'avais oublié grâce à mon Nexus 5, c'est que les mise à jours sont tributaires du bon vouloir des constructeurs. Dans notre cas, c'est ZTE qui décidera si oui ou non il développera une mise à jour de son firmware intégrant FirefoxOS en version 2.0. Heureusement, le kit de "rootage" est fournis par ZTE, ce qui permet d'installer soit même une ROM. Des développeurs de la communauté ont déjà travaillés sur les versions 2.0 et 2.1 pour en proposer une ROM. Je vous en parlerai dans un prochain article.

Conclusion

Alors que nous ne sommes qu'aux balbutiements de la libération de nos smartphones, Mozilla franchit une étape importante avec la commercialisation de ce smartphone. Bien que la promesse est séduisante, je n'ai pas été complètement séduis par le ZTE et cette version 1.3 de FirefoxOS. Après l'avoir utilisée pendant plus d'un mois en téléphone principal, un retour à mon Nexus 5 c'est imposé, quand je n'ai plus supporté les quelques lenteurs et bugs. Le ZTE ne s'adresse pas à tout le monde. Les premiers acquéreurs de smartphone et les petits budgets y trouveront leur compte. Mais pour un utilisateur de téléphone plus haut de gamme, le pas sera plus dur à franchir.

La prochaine étape pour moi, va être l'installation d'une ROM 2.0 voir 2.1, qui corrige de nombreux problèmes et devrait rendre l'usage du ZTE plus agréable. En revanche, le market encore jeune, et les faiblesses de l'hardware, vont contribuer à la survie de mon Nexus.

En savoir plus sur FirefoxOS et le ZTE Open C

Site officiel FirefoxOS, https://www.mozilla.org/fr/firefox/os/
Site officiel ZTE Open C, http://www.ztefrance.com/firefox-open-c.php
Conférence Mozilla Paris, https://air.mozilla.org/firefox-os-french-community-party/
Genma, "FirefoxOS - Bilan de l'animation chez Leclerc" http://genma.free.fr/?Firefox-OS-Bilan-de-l-animation
Cyrille Borne, "ZTE France existe, il nous a commenté",http://blog-libre.org/post/2014/09/17/zte-france-existe-il-nous-a-commente
Kit de rootage et mise à jours, http://www.ztefrance.com/assistance/#softwares
Sources de FirefoxOS, https://github.com/mozilla-b2g


Un article à retrouver sur P3ter.fr

Frederic BEZIES

La Blag Linux 200000, une vaste blague ?!

Le 23 October 2014 à 09:42:35

Il y a trois semaines de cela, j’avais parlé de la Blag Linux 200000, qui devait sortir en version stable, dixit l’outil de suivi pour le 22 octobre 2014. Ci dessous, la capture d’écran faite en ce 23 octobre 2014.

On peut clairement lire : « An upcoming stable version of BLAG-200000 will be available October 22nd, 2014. » ce qu’on peut traduire par « Une version stable à venir de la BLAG-200000 sera disponible de 22 octobre 2014″.

Non seulement, il n’y a pas de liens directement disponibles, mais le lien de téléchargement est assez intéressant à déchiffrer, je vous la recopie ici, ainsi qu’avec une capture d’écran du 23 octobre 2014 qui prouve ce que j’avance : ftp://blag.fsf.org/200000/Live/x86_64/Testing/

Oui, testing qui en bon anglais peut être traduit par version de test. Chouette, une version de test qui était annoncé comme stable par l’outil de suivi. Mais restons optimiste, et voyons ce que donne cette version rendue disponible au 22 octobre 2014.

J’ai pris la version avec Mate Desktop pour avoir un ensemble assez léger et rapide à l’emploi. J’ai utilisé VirtualBox par la suite pour avoir un PC virtuel où installer la Blag 200000. J’ai par la suite téléchargé l’ISO avec Gnome pour avoir un aperçu plus complet.

Comme pour les articles précédents, c’est la version d’Anaconda fournie avec la Fedora 20. Inutile de s’apesantir dessus. Seul point à se souvenir : l’agencement du clavier est par défaut en Qwerty, du moins pour l’ISO avec Mate Desktop, l’ISO Gnome étant fonctionnelle et proposant un clavier en Azerty. Faut faire attention lors de la saisie des mots de passe.

Une fois l’installation terminée et la machine virtuelle redémarrée, j’ai par acquis de conscience fait une vérification de la présence de mises à jour. Seul NetworkManager a été mis à jour. Presque rien, donc.

Côté logithèque par défaut : Midori (pour la navigation internet), Abiword et Gnumeric pour la bureautique de base. Sylpheed pour le courrier électronique. Quod Libet pour la musique, et Whaaw (outil au développement abandonné depuis environ 3 ans) pour les vidéos.

L’équipement logiciel étant strictement le même pour l’ISO avec Gnome, sauf un point précis que je vous laisse découvrir dans la vidéo qui suit.

<iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="360" src="http://www.youtube.com/embed/3YVlas4dbm8?rel=0" width="640"></iframe>

Je dois dire que de la demi-déception que j’éprouvais lors du test d’une version intermédiaire et théoriquement en bonne voie de finalisation, on est passé à la déception complète. Non seulement, la version stable annoncée s’est révelée être une version de test, mais celle-ci est moins que fonctionnelle. Ne serait-ce que l’absence de greffons dans Mate Desktop, ou encore le non fonctionnement du son toujours sous l’ISO avec Mate Desktop… Une version de test doit être testable, et des fonctionnalités minimales, comme le son pour tester les capacités multimédias, non ?

La GDNewHat s’est envoyée par le fond pour rien. Oui, pour rien. Quant au projet pugnix qui devrait prendre sa place, au moment où je rédige cet article, la page est… vide à 99,9% :(

Si vous voulez utiliser une distribution GNU/Linux 100% libre (au sens où l’entend la FSF), il ne vous reste plus grand choix. C’est soit la Trisquel GNU/Linux dont la version 7 commence à prendre un retard qui lui sera dommageable à terme, soit directement aller sur la Parabola GNU/Linux pour avoir quelque chose de libre et de récent. Comme je l’avais précisé pour un article sur une version préliminaire de la Trisquel GNU/Linux 7 :

[...]Cependant, cet espoir ne sera vraiment confirmé que si et seulement si la Trisquel GNU/Linux 7.0 sort d’ici la fin de l’année 2014. Si elle sort après, elle ne fera que salir – à son corps défendant – sa réputation. Ce qui serait dommage, car c’est la seule distribution GNU/Linux 100% libre qui est assez facile d’accès.

Il suffit de voir à quel point les développeurs de la Blag Linux sont déconnectés du reste des utilisateurs, spécialement les moins technophiles.

Même moi, qui essaye de devenir aussi libriste que possible, essayant de virer les logiciels non libres de mon ordinateur sans tomber dans le fondamentalisme, et spécialement pour des raisons liés à la pérénité de mes données et de mes logiciels, je suis attéré par cette distribution… Vu le fiasco qui s’approche, la faire revivre a été semblable à de l’acharnement thérapeutique : inutile et contre productif.

Dommage…

22 October 2014

jle_lous.png Jonathan LE LOUS

Approche DILEC: simplifier la gouvernance des logiciels libres

Le 22 October 2014 à 13:32:00

Bonjour,

J'ai écrit récemment un article en deux parties pour Direction Informatique sur la gouvernance informatique et de ses implications stratégiques (billet 1 et billet 2).

Le choix des technologies, entre autres, repose sur plusieurs éléments : l’application est-elle compatible avec l’existant? Quelles sont les évolutions qui sont envisagées dans le futur –Cloud computing, intégration continue, agilité? La solution sera-t-elle compatible avec ces évolutions et à quels coûts?

Une fois que ces critères ont été déterminés, la sélection de l’application sur une base de fonctionnalités commence. De plus en plus, ce choix comprend des logiciels libres, dont de nombreux sont de nature communautaire, c’est-à-dire sans éditeur adossé. Nous voilà donc face à un dilemme : comment peut-on profiter des avantages du logiciel libre en minimisant le risque? En d’autres mots : quelle est la meilleure stratégie en matière de gouvernance d’un logiciel libre?

Mise en place d’une gouvernance simple : DILEC

La gouvernance d’un logiciel libre communautaire peut se résumer en un simple acronyme, soit « DILEC » :

  • Discuter – ouvrir le dialogue avec la communauté, poser des questions
  • S’Impliquer – être présent et apporter de nouvelles perspectives
  • Libérer son code – reverser ses contributions
  • Escorter – permettre l’utilisation du code via la documentation
  • Communiquer – maintenir le dialogue

Pour éclaircir ces différents points, je vous suggère de lire ce témoignage de Sébastien Coavoux, un professionnel du logiciel libre, qui explique comment il a travaillé à l’intégration de l’outil de supervision Shinken (100 000 nodes) au sein d’une grande société publique d'Amérique du Nord.

Open

Discuter

"La première étape du processus a été la réalisation d’une preuve de concept. La preuve de concept est une étape primordiale dans l’utilisation de la solution. De façon générale, elle est intéressante dans le domaine de l’open source, car elle permet les premiers contacts avec la communauté."

"En effet, lors de la prise en main d’une solution par des intégrateurs, le premier réflexe est de se tourner vers la documentation pour trouver de l’aide. Malheureusement, elle peut être incomplète, ce qui était vrai dans notre cas. Les intégrateurs se sont alors tournés alors vers les moyens de communication pour avoir de l’aide de la communauté : listes de diffusions, IRC, site du projet… Le contact était ainsi établi. »

S’impliquer

"La preuve de concept a permis d’en faire davantage, soit la remontée et la correction de défauts de programmation dans le logiciel. C’est un nouveau pas vers la communauté pour les intégrateurs et de facto un bénéfice pour le logiciel."

"La présence a aussi été un avantage pour la société voulant utiliser Shinken : c’est un moyen de s’assurer une certaine pérennité de la solution. L’ajout de fonctionnalité ou correction de bogue permet d’alimenter le projet et, dans le cas de cet exemple, le stabiliser."

Libérer son code

"Mais pour que le projet soit alimenté, il faut que les sources soient réversibles et reversées. Certaines modifications ne peuvent pas s’ajouter à la base de code existante, car elles sont trop spécifiques. Il faut alors trouver une façon de rendre ces contributions profitables à tout le monde », note Sébastien."

"Le processus peut être long, mais il vaut la peine, car maintenir un patch non appliqué dans les sources du projet est souvent beaucoup plus coûteux qu’on peut l’imaginer."

"Le cas étudié ici permet d’autres contributions que simplement du code. Le domaine d’utilisation du logiciel – la supervision – permet un partage de connaissances : par exemple, la manière de superviser d’un équipement spécifique. Les sondes de supervision ainsi que leurs configurations sont partageables avec quelques précautions, comme la suppression d’identifiants clients."

Escorter

"Cependant, ces contributions spécifiques impliquent un accompagnement. Les sondes de supervision représentent la technique à l’état pur. Il est souvent difficile d’utiliser une sonde sans avoir de connaissances techniques préalables. Or, ces contributions doivent être maîtrisées à un minimum par l’utilisateur pour en profiter, car ce sont des outils. La problématique ici est de faciliter l’apprentissage de ces contributions et de faciliter l’accès."

"Une solution qui facilite l’apprentissage est la réalisation d’une documentation. Concernant l’accessibilité, la solution qui semble meilleure est la mise à disposition de paquets pour différentes distributions Linux. Une installation par un système de gestionnaire de paquets est toujours préférable à une installation manuelle."

Communiquer

"Vient alors le temps de la communication sur les contributions et de l’implication dans le logiciel. Elle permet de mettre en avant les nouveautés du logiciel et donc son activité. De cette mise en avant peut résulter de nouveaux utilisateurs du logiciel. Enfin, d’un point de vue la société contributrice, il est évident que cela est un retour positif ", conclut Sébastien.

Prêt pour le futur?

Le témoignage de Sébastien est moderne en beaucoup de points – c’est normal, puisque Sébastien a 25 ans. Les notions d’agilité, d’ouverture et d’échange sont naturelles pour sa génération… Pourtant, ce modèle est au fondement de l’informatique depuis les années 60.

Voilà donc un élément supplémentaire dans votre décision en faveur des logiciels libres : attirer au sein de votre organisation les fameuses générations Y et Z.

Et vous, êtes-vous prêt pour le futur ?

21 October 2014

hroy.png Hugo ROY

Introduction aux licences libres

Le 21 October 2014 à 16:04:17

Introduction aux licences libres

Une introuction générale aux licences libres donnée lors de l’Ubuntu Party de Paris en 2013.

<iframe allowfullscreen="true" frameborder="0" height="580" mozallowfullscreen="true" src="http://hroy.eu//speakerdeck.com/player/8fe36d90df470130c6cd66a20ab46c20" title="Introduction aux licelinces libres" webkitallowfullscreen="true" width="666"></iframe> diapos (speakerdeck.com)

5 approximations à rectifier pour bien s’y repérer dans les licences libres

Le 21 October 2014 à 16:04:17

Le Journal du Net publiait la semaine dernière Comment se repérer dans la jungle des licences open source. L’article a été pas mal partagé sur Twitter. Malheureusement, il souffre de plusieurs approximations dommageables.

Voici 5 rectifications :

1. Licences libres et licences « open source », c’est pareil

L’article semble semer la confusion en essayant de diviser et de cataloguer les licences.

Les licences libres et les licences open source forment une seule et même catégorie. Autrement dit, il n’y a pas de différence entre ces types de licences : une licence non-copyleft comme la licence MIT est autant une licence libre qu’une licence « open source », une licence copyleft comme la GNU GPL est autant une licence libre qu’une licence « open source ». La preuve? Il suffit de regarder la liste des licences maintenues par l’Open Source Initiative et la liste maintenue par GNU pour constater qu’en pratique, les critères sont les mêmes puisqu’on aboutit aux mêmes résultats

Pour mieux comprendre les raisons historiques de l’existence de ces deux termes, l’article de Björn en fait l’exposé.

2. Le copyleft, ce n’est pas un virus

On qualifie de licence copyleft une licence libre qui contient des obligations supplémentaires de manière à sauvegarder les libertés des utilisateurs. Autrement dit, une clause copyleft interdit d’interdire.

L’article utilise le terme « contaminant » pour qualifier ce type de clause. Ce vocabulaire nous vient directement de la propagande de Microsoft de la fin des années 1990, qui se référait au logiciel libre comme un « cancer ». Il est temps de s’écarter du vocabulaire de la pathologie ! Le logiciel libre n’est pas un mal incurable, c’est un vecteur de libertés. (Si vous cherchez absolument à remplacer le mot copyleft par un mot du langage courant, clause d’hérédité ou héréditaire fonctionne plutôt bien).

Ainsi, le qualificatif de « contaminant » est on ne peut plus approximatif. Si on s’intéresse à l’analogie, on voit qu’elle ne tient pas. Si quelqu’un me contamine de sa maladie, je suis passif : je subis, je reçois la contamination et j’en fais les frais. C’est le contact d’un autre qui est la source de ma misère. Ce qui m’amène à une troisième approximation de l’article…

3. Ce qui déclenche le copyleft, c’est la distribution, pas la publication

Les licences libres étant principalement des licences de droits d’auteur (ou copyright selon la juridiction), l’acte qui déclenche les obligations relatives à la clause copyleft coïncide avec l’acte auquel le droit d’auteur attache des obligations.

Ainsi, en droit d’auteur, on ne peut pas distribuer une copie d’une œuvre (ici, un logiciel) sans la permission de son ou ses auteurs. La distribution, c’est la transmission d’une copie d’une personne, physique ou morale, à une autre personne. C’est cet acte là, tout à fait volontaire, qui déclenche les obligations relatives au droit d’auteur, qui requiert l’autorisation. Cette autorisation est déjà donnée par une licence libre, la clause copyleft en est cependant une condition. (On voit bien ici à quel point l’analogie avec la contamination épidémique est mauvaise.)

Plus spécifiquement, cette condition :

  • concerne uniquement les développements du logiciel qui sont eux mêmes basés sur le logiciel publié sous licence copyleft; et non les logiciels qui fonctionnent indépendamment
  • il ne s’agit pas d’une condition de publication des modifications, en effet il est tout à fait possible de respecter la licence simplement en distribuant avec les binaires distribué aux tiers, l’intégralité des sources correspondantes1
    • si ce n’est pas le cas, il y a alors pendant trois ans obligation d’offrir aux tiers à qui on a distribué une copie la possibilité de demander les sources (voir les détails de la licence pour plus de précisions)

Par conséquent, il a bien été montré que c’est la distribution du logiciel qui déclenche les obligations.2 Ainsi, on peut tout à fait prendre un logiciel libre sous licence copyleft, y apporter pléthores de modifications, et gardes ces modifications privées voire secrètes si bon vous semble. Ça fait partie des libertés intégrantes du logiciel libre : on peut les utiliser pour tout usage, l’utilisation n’est absolument pas restreinte ; et on peut les modifier de façon à ce qu’ils fonctionnent comme on l’entend.

4. Pas de distinction entre libre d’un côté et commercial de l’autre

Contrairement à ce qui est suggéré dans l’article, qui oppose d’un côté des licences libres et d’un autre côté des licences commerciales ; il n’y a en réalité pas de raison de procéder à une distinction.

Comme il vient d’être souligné, un logiciel libre est forcément utilisable sans restriction. Une clause qui limite l’utilisation du logiciel à une activité non-commerciale est donc fondamentalement incompatible avec une licence de logiciel libre.

Il y a d’un côté les licences libres, qui sont généralement des licences publiques — c’est-à-dire que chacun peut les utiliser pour ses propres logiciels à destination du public ; et de l’autre côté, les licences propriétaires qui sont généralement des licences spécifiques ou spéciales, qui sont utilisées seulement par quelques entreprises et pas forcément à destination du public mais au contraire parfois pour des logiciels écrits spécialement avec des modifications propres au client (ce qu’il est tout à fait possible de faire avec une licence libre par ailleurs, le client jouira ainsi également des libertés conférées par les licences).

5. La licence GNU GPL est applicable en France

Enfin la GPL comme son nom l’indique est une licence et non un contrat de cessions de droits d’auteur. Les obligations de formalités du droit français qui s’attachent aux contrats de cessions de droit sont donc inopérantes pour la GPL. D’ailleurs la version 3 de la GNU GPL a été écrite lors d’un processus large et documenté, qui comprenait des avocats de plusieurs juridictions (notamment l’Allemagne) spécialement pour pallier l’éventualité de distorsions.

Pour s’en convaincre, il suffit de constater que la licence GPL-2.0 a bien été appliquée en Allemagne à plusieurs reprises (par exemple contre Skype). Bien qu’en France la licence n’ait pas vraiment fait l’objet d’un examen poussé par un juge (le fait qu’il y ait peu de litiges est en soi une bonne nouvelle en fait), son invocation ici et là n’a pas entraîné la déclaration de son incompatibilité.

(Seule la loi Toubon pourrait causer quelques problèmes, mais rien de très grave en réalité ; ça se résout très bien en utilisant des doubles licences et ça ne vaut pas dans tous les cas. Les administrations publiques peuvent très bien faire développer et utiliser des logiciels libres et elles le font déjà !)


Quoiqu’il en soit, l’objectif de l’article est louable et le petit tableau récapitulatif partagé sur Twitter est assez utile.

Pour bien s’y repérer, il y a heureusement plusieurs moyens :

  • Le livre de Benjamin Jean, Option Libre. Du bon usage des licences libres.
  • L’International Free and Open Source Software Law Book qui permet d’aborder les aspects juridiques de plusieurs juridictions, dont la France.
  • L’International Free and Open Source Software Law Review ou IFOSSLR qui permet d’aller dans le détail avec plusieurs articles à chaque édition.

Sinon, la communauté du logiciel libre est également là pour aider chacun à s’y repérer. L’équipe juridique de la FSFE répond régulièrement à ce genre de questions.


  1. Dans la GPL-3.0 voir le paragraphe « 6. Conveying Non-Source Forms » ↩

  2. Une précision importante toutefois, il peut exister d’autres cas de figure où les obligations du copyleft sont déclenchées. Par exemple, dans la licence AGPL, la réunion de deux conditions déclenche aussi ces obligations (section 13): 1) la modification du code source, 2) l’interaction des utilisateurs avec le logiciel par l’intermédiaire du réseau (par exemple dans le cas d’une application web). ↩

april.png Nouvelles April

Un nouveau questionnaire à l'intention des associations pour connaître leurs pratiques numériques

Le 21 October 2014 à 14:54:45

Dans la continuité du travail engagé en 2008-2009 par le groupe de travail Libre Association, l'April souhaite interroger à nouveau les associations sur leurs pratiques numériques et sur les logiciels libres qu'elles utilisent le cas échéant. Elle lance donc un nouveau questionnaire "Associations et activités numériques 2014", ce mercredi 22 octobre 2014.

Le groupe de travail a bon espoir que les résultats de cette nouvelle enquête permettront de mesurer des évolutions dans les pratiques par rapport aux résultats de 2009, en particulier vis-à-vis des logiciels libres. Par ailleurs, même si ce n'est pas la vocation première des questions qui sont posées aux responsables associatifs (ou référents concernant l'informatique), c'est aussi une manière de sensibiliser aux libertés sur Internet et aux logiciels libres en interrogeant les pratiques.

A l'occasion du Forum National des Associations et Fondations, ce mercredi 22 octobre, l'April communiquera sur la mise en ligne de ce nouveau questionnaire, en distribuant par ailleurs le guide des logiciels libres nouvellement réédité dans sa version papier.

Pour répondre à ce questionnaire (ou le relayer auprès d'associations autour de vous), l'adresse est la suivante : http://questionnaires.libreassociation.info/v2014/ .

Frederic BEZIES

HandyLinux 1.7 : un vent de liberté ?

Le 21 October 2014 à 14:35:46

La HandyLinux 1.7 est sortie le 19 octobre 2014. Cette nouvelle version mineure de la distribution GNU/Linux pour grands débutants est placée sous le signe de la liberté des utilisateurs.

En effet, dixit les notes de publiations, on apprend que mise à part le passage vers la Debian GNU/Linux Wheezy dans sa version 7.7, il y a la disparition du bouton Facebook au profit d’un lien vers l’offre de services de Framasoft, que Chromium a été viré au profit de Debian Iceweasel (avec une palanquée d’extensions, dont l’indispensable bloqueur de publicité pour une navigation fluide et dépolluée), ainsi que les futures orientations vers la HandyLinux 2.0 (basée sur la Debian GNU/Linux Jessie).

J’ai donc utilisé en bon tipiak (pour reprendre les termes de l’industrie de l’inculture) mon client bittorrent pour récupérer l’ISO de la version i686 de la HandyLinux.

Ensuite, j’ai utilisé mon ami VirtualBox pour mettre à l’épreuve la HandyLinux. J’ai choisi au démarrage l’option pour installer directement la HandyLinux en français.

L’installateur est celui de la Debian GNU/Linux, en légèrement plus automatisé.

En effet, il n’y a pas de choix de schéma de partitionnement, et pas de mot de passe pour le compte root. Sinon, les autres étapes sont identiques, donc simples et rapide à mettre en oeuvre. Tout est simplifié au maximum. En effet, vu que la distribution est destinée à des grands débutants, inutile de sortir la grosse artillerie dès le départ :D

Les étapes interactives sont réduites au strict minimum : choix de la langue, nom de l’ordinateur, ajout d’un compte utilisateur avec son mot de passe, partitionnement du disque. Grub s’autoinstalle. L’installation est donc pliée en l’espace de 5 minutes.

Au premier démarrage, après avoir fermé l’écran d’accueil, il nous est proposé de vérifier la disponibilité de mises à jour. Aucune n’est disponible, surtout que la HandyLinux est très très jeune dans sa version 1.7.

J’ai ensuite fait chauffer Kazam pour montrer la HandyLinux en action.

<iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/L9JQDgzeIPE?rel=0" width="560"></iframe>

Outre le bug (lié à la machine virtuelle ?) de la non-activation de la carte son dans le gestionnaire de volume audio, cette nouvelle version de la HandyLinux tient ses promesses, surtout avec la volonté de rester dans le domaine du logiciel libre, même s’il y a un écueil de taille : la présence de Skype.

Le Menu Handy est toujours aussi bien conçu, et c’est ce qui fait la force de la distribution : proposer un outil centralisé simple, qui ne se la pète pas, mais qui fait son travail, et c’est tout ce qu’on lui demande. Il est possible de le personnaliser, mais j’ai préféré dans la vidéo rester avec la version officielle du menu ;)

Il suffit de cliquer du bouton droit sur le lanceur à modifier, cliquer sur la liste des applications et de faire son choix.

Comme je l’avais déjà dit dans un précédent article (où je parlais de sa version 1.4.2), la HandyLinux remplit la tâche qui lui est destinée, à savoir proposer aux grands débutants une informatique simplifiée, et permettre de recycler des ordinateurs anciens :

[...]Pour conclure, cette distribution est une vraie réussite, et elle est surement une des solutions possibles pour les personnes n’ayant pas envie d’investir 300 à 400 € dans une nouvelle machine.[...]

Je pourrais réécrire cette phrase ici sans aucun problème.

april.png Nouvelles April

Open World Forum (Paris, 30 et 31 octobre 2014)

Le 21 October 2014 à 13:54:53

30 Octobre 2014 - 00:00
31 Octobre 2014 - 00:00
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Les 30 et 31 octobre 2014 se tient l'Open World Forum (Forum mondial du logiciel libre) à Paris (Eurosites Georges V).

Pour cette nouvelle édition, les organisateurs ont choisi le thème “Take Back Control” (« Reprendre le contrôle ») pour illustrer, tant au sein de l'entreprise que dans la vie citoyenne, la nécessité de reprendre le contrôle de son informatique.

Le 30 octobre à 18h00, Frédéric Couchet, délégué général de l'April, participera à la session plénière intitulée « Les associations du libre, un combat quotidien ». Il évoquera la nécessité pour chacun d'essayer au maximum de donner la priorité au logiciel libre dans ses choix informatiques. Pour en savoir plus, consultez la tribune L’après-Snowden : reprendre en main son informatique publiée dans Libération en février 2014.

Le programme est disponible en ligne.

Pour vous rendre sur place, consultez les informations pratiques.

Réponses aux questions d'Isabelle Attard de 2014 sur l'application de la circulaire Ayrault sur le bon usage des logiciels libres dans les administrations

Le 21 October 2014 à 08:25:26

Fin mai 2013, la députée Isabelle Attard (Nouvelle Donne, rattachée au groupe écologiste) avait adressé à tous les ministres des questions écrites concernant la mise en œuvre de la circulaire Ayrault sur le bon usage des logiciels libres dans les administrations et sur les dépenses en logiciel au sein des ministères et des administrations. Suite à la réponse de la plupart des ministères, la députée a relancé en juin 2014 une série de questions écrites pour faire le suivi de l'application de la circulaire.

Ministère de l'Agriculture

Le 5 août 2014, le ministère de l'Agriculture a répondu à la question d'Isabelle Attard. Cette réponse reprend largement les éléments fournis en 2013 à la demande de cette même députée. Cependant, on peut noter quelques évolutions :

  • OpenOffice.org a été remplacé par LibreOffice.
  • De nouveaux composants logiciels cœur d'infrastructure sont listés : briques logicielles du système d'information décisionnel (sur certains cas d'usage), ainsi que de nouveaux progiciels (messagerie, agenda, annuaire d'entreprise, forums, sites internet et intranet).
  • Les dépenses en logiciels privateurs et en logiciels libres pour 2013 sont désormais disponibles : 106k€ pour les « logiciels propriétaires bureautique », 1 336k€ pour les « logiciels propriétaires infrastructure », 687 k€ pour les logiciels libres.

Ce dernier chiffre est en nette progression par rapport aux années précédentes.

Ministère du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social

Le 12 août 2014, le ministère du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social a répondu à la question écrite d'Isabelle Attard. Il y signale notamment que :

  • Les applications métiers ont été basées sur du logiciel libre.
  • Une distribution "open source" doit être abandonnée en interne, « au profit d'une distribution réellement libre de droit d'usage et maintenue par une communauté de développeurs », malheureusement sans plus de précision sur les distributions en question.
  • Le ministère prévoit de passer au logiciel libre pour la bureautique et pour la messagerie d'ici 2020, et explique ce délai par « la nécessité d'une préparation en amont (adéquation aux fonctionnalités attendues) et d'un accompagnement important (information et formation des agents) pour préparer le changement afin de basculer progressivement vers des solutions libres pour la messagerie et la suite bureautique. »
  • Concernant les dépenses, le ministère a dépensé 7,8 M€ en logiciels en 2013, développement inclus, dont 1,2 M€ (15%) de logiciels privateurs.

Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie

Le 30 septembre 2014, le Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie a répondu à la question écrite d'Isabelle Atttard. Cette réponse reprend largement celle présentée en 2013, en précisant les récentes évolutions. Ainsi, la réponse mentionne les travaux qui ont abouti à la création du socle interministériel de logiciel libre, ainsi que la mise en place d'un tableau de bord sur l'évolution de l'usage des logiciels libres et privateurs. Est également identifié comme « un des axes prioritaires d'action de transformation des SI » la mise en place de bases de données utilisant un système de gestion de bases de données libres.

Ministère de la Défense

Le 7 octobre 2014 a été publiée la réponse du Ministère de la Défense à la question écrite de la députée Isabelle Attard. La réponse précise que « 81 % des postes de travail au sein du ministère de la défense sont déployés avec des composants libres [...], 30 % des instances de bases de données utilisées reposent sur un système libre de gestion de bases de données ; 32 % des services de production administrés fonctionnent avec un système d'exploitation libre ; enfin, 6% des machines virtuelles déployées proviennent de produits issus de solutions libres ». Comme l'année précédente, aucune mention n'est faite du contrat « Open Bar » liant le ministère à Microsoft.

L'April continue de suivre les réponses des différents ministères et les analysera au fur et à mesure de leur publication.

Patrice ANDREANI

Salut à Toi sur Docker.

Le 21 October 2014 à 01:34:29

Salut à Toi, cet outil de communication multi-interfaces et multi-usages, est disponible via Docker maintenant, ce qui le rend plus simple à installer. Des images Docker ont été crées pour Salut à Toi/ Libervia. C’est une simplification bien utile, qui pourra le rendre plus facile d’accès aux débutants. Alors, n’hésitez plus et venez l’essayer Voici […]

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20 October 2014

Patrice ANDREANI

Revue de presse de l’April, semaine 42.

Le 20 October 2014 à 17:47:48

[Le Monde.fr] Dark Wallet, les anarchistes de l'argent http://www.lemonde.fr/pixels/visuel/2014/10/18/dark-wallet-les-anarchistes-de-l-argent_4508228_4408996.html [Silicon.fr] Linux: Linus Torvalds justifie son franc-parler face à la communauté http://www.silicon.fr/linux-linus-torvalds-erreurs-communaute-99623.html [Next INpact] Terrorisme: blocage et déréférencement administratifs adoptés au Sénat http://www.nextinpact.com/news/90454-terrorisme-blocage-et-dereferencement-administratifs-adoptes-au-senat.htm [ZDNet] Munich: revenir de Linux à Windows coûterait des millions d’euros http://www.zdnet.fr/actualites/munich-revenir-de-linux-a-windows-couterait-des-millions-d-euros-39807869.htm [La Tribune] «Dégoogliser Internet», le combat d’irréductibles Gaulois du logiciel libre […]

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april.png Nouvelles April

Revue de presse de l'April pour la semaine 42 de l'année 2014

Le 20 October 2014 à 13:47:41

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 42

[Le Monde.fr] Dark Wallet, les anarchistes de l'argent

Par Yves Eudes, le samedi 18 octobre 2014. Extrait:
> Un groupe de techno-militants vivant dans des squats veut construire sur Internet un nouveau système monétaire libre et anonyme.
Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/visuel/2014/10/18/dark-wallet-les-anarchistes-de-l-argent_4508228_4408996.html

[Silicon.fr] Linux: Linus Torvalds justifie son franc-parler face à la communauté

Par Ariane Beky, le vendredi 17 octobre 2014. Extrait:
> Le créateur du noyau Linux admet la violence d’échanges au sein de la communauté de développeurs, mais ne regrette aucune décision prise en 23 années de développement.
Lien vers l'article original: http://www.silicon.fr/linux-linus-torvalds-erreurs-communaute-99623.html

[Next INpact] Terrorisme: blocage et déréférencement administratifs adoptés au Sénat

Par Marc Rees, le jeudi 16 octobre 2014. Extrait:
> Comme une lettre à la poste! Les sénateurs ont adopté le projet de loi sur le terrorisme et spécialement l’article 9, celui qui instaure le blocage administratif des sites. Comme annoncé ce matin dans nos colonnes, le gouvernement a fait adopter en séance un sous-amendement visant à étendre cette mesure administrative au déréférencement des sites.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/90454-terrorisme-blocage-et-dereferencement-administratifs-adoptes-au-senat.htm

Et aussi:
[Next INpact] Terrorisme: après le blocage administratif, le déréférencement administratif

[ZDNet] Munich: revenir de Linux à Windows coûterait des millions d’euros

Par la rédaction, le jeudi 16 octobre 2014. Extrait:
> Munich rebasculera-t-il vers Windows? Pour le maire de la ville, le seul fait de passer de Linux à Windows 7 couterait déjà 3,15 millions d’€ en achats de nouveaux PC. En ajoutant les licences Windows, ce sera encore des millions en plus, et un gâchis des 14 millions d’€ de LiMux.
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/munich-revenir-de-linux-a-windows-couterait-des-millions-d-euros-39807869.htm

[La Tribune] «Dégoogliser Internet», le combat d’irréductibles Gaulois du logiciel libre

Par Delphine Cuny, le mercredi 15 octobre 2014. Extrait:
> Proposer des alternatives aux services populaires des géants du Web, c’est la démarche de l’association de promotion des logiciels libres Framasoft. Un combat essentiel et salutaire après l’affaire Snowden, ou bien utopique et perdu d’avance? Décryptage.
Lien vers l'article original: http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/20141015trib00504cf3a/degoogliser-internet-le-combat-d-irreductibles-gaulois-du-logiciel-libre.html

Et aussi:
[Next INpact] Selon Snowden, il faut éviter Dropbox, Facebook et Google
[Libération.fr] «Dégooglisons Internet»: ils sont fous ces libristes!
[Mediapart] Maîtriser ses données personnelles: Degooglisons l'internet (Framasoft)

Voir aussi:
* "Pourquoi les associations doivent faire l'effort d'utiliser le plus grand nombre possible de logiciels libres"http://www.april.org/pourquoi-les-associations-doivent-faire-leffort-dutiliser-le-plus-grand-nombre-possible-de-logiciels-libres
Participer à la campagne «J'aime ton asso» du Mouvement associatif

[CNRS Le Journal] Jean Tirole, Prix Nobel d’économie

Par Matthieu Ravaud, le lundi 13 octobre 2014. Extrait:
> Pour faire simple, notre économiste a développé des notions théoriques très importantes (lire notre article "Les jeux de l'économie selon Jean Tirole") qu’il a ensuite appliquées à une multitude de problèmes concrets. Son domaine de prédilection? La nouvelle économie industrielle, dont il est le père fondateur. Auteur en 1988 de l’ouvrage de référence en la matière, connu comme «Le Tirole» dans le monde entier, il a travaillé, entre autres, sur l’économie des logiciels libres, les regroupements de brevets, ou encore les ententes tacites entre entreprises.
Lien vers l'article original: https://lejournal.cnrs.fr/articles/jean-tirole-prix-nobel-deconomie

[Juritravail] Validité d’une clause de contrat de travail sur la publication par l’employeur de logiciel sous licence libre

Par Dalila Madjid, le lundi 13 octobre 2014. Extrait:
> Le Conseil de Prud’hommes de Paris, par jugement en date du 4 juin 2014, n’a pas remis en cause la validité d’une clause de propriété intellectuelle d’un contrat de travail imposant à l’employeur de publier des logiciels sous licence libre, développés par des salariés.
Lien vers l'article original: http://www.juritravail.com/Actualite/clauses-contrat/Id/159331

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

Frederic BEZIES

15 jours sur la framasphere*, premier bilan.

Le 20 October 2014 à 09:18:34

Il y a une quinzaine de jours, j’écrivais un billet sur l’amour vache que j’ai pu avoir avec le réseau social décentralisé diaspora*.

En utilisant le point d’accès proposé par framasoft, je voulais donner une nouvelle chance à ce réseau social atypique.

Je dois dire que le bilan que j’en tire au bout de deux semaines n’est pas trop mauvais. Sur le plan technique, il y a l’obligation de bien rédiger son billet ou son commentaire avant de le publier. Ce qui implique d’apprendre la syntaxe markdown, mais ce n’est rien de bien compliqué au final, et comme un bouton aperçu permet de vérifier ce qu’on est en train d’écrire…

Evidemment, j’ai moins de contacts que sur mon compte google plus (environ 600), n’accumulant qu’environ 162 contacts en ce moment sur mon profil (contacts uniquement visible si on est connecté sur diaspora*)

Comme pour mon fil google plus, je n’ai qu’environ 20 à 25% de contacts réellement actifs. Mieux vaut avoir peu de contacts actifs que de se trimballer des kikolol qui pollue des réseaux comme celui du fesseur de caprins.

Evidemment, on trouve surtout des libristes sur diaspora*, mais pas uniquement. Comme les cercles de google plus (j’ai fait récemment un nettoyage et j’ai viré une cinquantaine de contacts qui n’avaient rien postés, certains depuis près de 3 ans), il y a des facilités de rangements, s’appellant les aspects.

Il suffit de suivre des tags pour récupérer des contacts potentiels et trouver des infos intéressantes, loin d’être noyées dans le flux des gifs animés qui sont aussi agréables que le bruit des papiers de bonbons froissés dans une salle de cinéma.

Il faut apprendre à se sortir les doigts du fondement quand on vient sur diaspora*, mais au moins, on finit par trouver des informations intéressantes, sans tomber dans le fliquage des réseaux sociaux classiques.

Je ne suis pas encore au point de virer mon compte google plus, pour plusieurs raisons, dont la facilité d’utilisation de certains outils. Mais pour moi, les deux réseaux que sont google plus et diapora* sont complémentaires. Je n’ai plus de compte chez le fesseurs de caprins, et je ne m’en porte pas plus mal.

Diaspora* commence enfin à être utilisable, même s’il manque des outils sur les plateformes mobiles pour suivre son fil. Mais il ne faut pas se plaindre de voir que le réseau qu’on a annoncé plusieurs fois comme décédé est toujours bien vivant.

Le réseau social libre et décentralisé est en pleine renaissance. La distribution GNU/Linux pour débutants Handy Linux (dont je reparlerais dans un prochain article) vient de faire disparaitre le bouton Facebook de son lanceur avec la sortie de sa version 1.7. Quelques captures d’écran, au passage, en attendant un futur article.

Autant dire que le mouvement, même s’il est marginal est bien en route :D

april.png Nouvelles April

Le Guide Libre Association disponible au Forum National des Associations & Fondations le 22 octobre 2014

Le 20 October 2014 à 06:58:53

Guide Libre Association

Paris, le 20 octobre 2014. Communiqué de presse.

Devant le succès de son « Guide Libre Association » édité en 2012, l'April a réédité ce guide destiné à donner à chaque association les clés de ses libertés informatiques. Le guide sera disponible au Forum National des Associations & Fondations le 22 octobre 2014 sur les stands du Crédit Coopératif et de Associations mode d'emploi.

Dans le cadre de notre groupe de travail « Libre Association », nous avons entrepris depuis plusieurs années de « construire des ponts entre les logiciels libres et le monde associatif ». En 2012, nous avons réalisé un guide répertoriant des méthodes et des outils de travail adaptés aux besoins des associations. Il est disponible en version Web et en version papier (PDF). Le projet initial a vu le jour grâce au soutien de la Fondation Crédit Coopératif. Suite à une campagne de dons et au soutien de la Macif, nous avons procédé récemment à la réimpression de 8 000 exemplaires du guide.

Des exemplaires du guide seront disponibles sur les stands respectifs du Crédit Coopératif et de Associations mode d'emploi lors du Forum National des Associations et Fondations le 22 octobre 2014. Les autres exemplaires seront mis à disposition ultérieurement, via le site web.

« Il convient d'arrêter de reléguer la question informatique à une unique problématique technique. Une prise de conscience est nécessaire, un réel besoin de considérer enfin la question de la préférence systématique aux logiciels libres comme un véritable enjeu politique au sein des associations ! » estime Laurent Costy, administrateur de l'April et co-animateur du groupe de travail Libre Association. « Le guide apporte ainsi des arguments en ce sens et vous aidera à convaincre élus et salariés au sein de votre association » conclut-il.

Laurent Costy est l'auteur d'une récente tribune Pourquoi les associations doivent faire l'effort d'utiliser le plus grand nombre possible de logiciels libres.

À propos de l'April

Pionnière du logiciel libre en France, l'April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone. Elle veille aussi, à l'ère du numérique, à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés.

L'association est constituée de plus de 4 000 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site Web à l'adresse suivante : http://www.april.org/, nous contacter par téléphone au +33 1 78 76 92 80 ou par notre formulaire de contact.

Contacts presse :

Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org +33 6 60 68 89 31
Laurent Costy, administrateur de l'April et co-animateur du groupe de travail Libre Association, lcosty@april.org +33 6 80 70 44 41

19 October 2014

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Actualités de l'April du 19 octobre 2014

Le 19 October 2014 à 19:43:25

Informations

20141019_actualites_april.png
Luc Fievet et Lionel Allorge
vous présentent les actualités
de l'April du 19 octobre 2014

  • Titre : Actualités de l'April du 19 octobre 2014
  • Intervenants : Luc Fievet, Lionel Allorge
  • Réalisation : Luc Fievet, Lionel Allorge
  • Licences : Gnu FDL 1.3 ou ultérieure, CC-by-SA 2.0 ou ultérieure, Art Libre 1.3 ou ultérieure
  • Durée : 8 mn 43 s
  • Média : 20141019_actualites_april.webm (104 Mo)
  • Logiciels utilisés : Kdenlive pour le montage vidéo et Inkscape pour le générique

Transcription

Patrice ANDREANI

HandyLinux-1.7.

Le 19 October 2014 à 13:23:31

HandyLinux, cette distribution Gnu Linux pour débutant, vient de sortir en version 1.7. Le grand changement, c’est Iceweasel pour remplacer Chromium. Mais le HandyMenu est amélioré également, Le bouton Facebook disparaît au profit de la campgane de Framasoft Dégooglisons Internet. Beau travail une fois encore, bravo Voici l’annonce officielle.  

Cet article HandyLinux-1.7. est apparu en premier sur Le Blog d'ANDRE Ani.


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Mise à jour: Le 26 October 2014 à 05:34:11