Promouvoir et défendre le logiciel libre

25 April 2015

Frederic BEZIES

Règlement de compte à Linux Corral, deuxième partie : Pourquoi utiliser une machine virtuelle pour tester des distributions GNU/Linux.

Le 25 April 2015 à 11:39:50

Deuxième article de cette petite série de mises au point, entamée le 24 avril 2015. Avant que je ne claque temporairement la porte par lassitude, une remarque qui revient souvent est : « c’est pas bon, c’est pas un test en dur, ça vaut rien ! »

Je peux admettre cette remarque, cependant, il faut prendre en compte un fait précis. Il est « techniquement » impossible de faire un test en dur qui soit vraiment exhaustif.

Pourquoi ? Il n’y a pas de machine idéale qui représente toutes les machines. Si on prend l’ensemble micro-processeurs (CPUs), circuits graphiques, on arrive à quoi ? En se limitant aux marques principales, on a deux types de CPUs (Intel et AMD), trois marques de circuits graphiques (Intel, Nvidia et ATI).

Donc, on aurait besoin au minimum de machines équipées avec :

  1. Un CPU Intel avec un circuit graphique Intel
  2. Un CPU Intel avec un circuit graphique Nvidia
  3. Un CPU Intel avec un circuit graphique ATI
  4. Un CPU AMD avec un circuit graphique Nvidia
  5. Un CPU AMD avec un circuit graphique ATI

5 possibilités. J’ai enlevé l’improbable CPU AMD et circuit graphique Intel. Ensuite, il faudrait voir la marque de la carte mère : Asus, MSI, Gigabyte, autre ? Ensuite, quel circuit ethernet ? Quelle circuit sonore ? Avec ou sans wifi ? Un disque dur ou un SSD ? Quelle quantité de mémoire vive ? Avec ou sans lecteur optique ? Bios ou UEFI ?

On arrive à une bonne cinquantaine au minimum de machines si on veut balayer un tant soit peu l’existant. On va me dire que je suis un obsédé de Distrowatch, mais un des rédacteurs teste des distributions sur une semaine entre une machine virtuelle et sa machine de test qui est la suivante, je copie-colle l’information d’une gazette récente :

* Processor: Dual-core 2.8GHz AMD A4-3420 APU
* Storage: 500GB Hitachi hard drive
* Memory: 6GB of RAM
* Networking: Realtek RTL8111 wired network card
* Display: AMD Radeon HD 6410D video card

Quid des résultats sur une machine à base d’Intel, avec un circuit réseau différent, une quantité de ram plus petite ou plus grande ? Ou avec un circuit vidéo différent ?

Si j’utilise des machines virtuelles, c’est pour plusieurs raisons :

  1. Proposer un environnement « normé » et identique à chaque fois : 2 CPUs, 2 Go de mémoire vive, 128 Go de mémoire, circuit de carte mère PIIX3, carte son ICH AC’97, circuit réseau Intel Pro/1000.
  2. Profiter des instructions de virtualisation proposées par mon matériel. Donc obtenir une vélocité assez proche de la machine d’origine, on va dire qu’au pire, il y a 15% de perte de vitesse pure.
  3. Si la machine virtuelle part en cacahuètes, je peux éviter la perte des données de mon disque réel. Il me suffit de l’effacer et mon environnement est protégée
  4. J’évite les problèmes de pilotes mal embouchés du genre pour les circuits intel GMA 500 ou encore Nvidia Optimus.

Il n’est nullement question de faire des tests de puissance entre une machine virtuelle et une machine réelle. Pour deux raisons :

  1. L’environnement virtuel est « idéalement » simplifié pour être passe-partout.
  2. La diversité du matériel du monde réel demanderait de prendre un nombre important d’ordinateurs et de faire des moyennes pour s’approcher asymptomatiquement de la réalité.

Utiliser une machine virtuelle n’est pas la panacée, mais ce qui reste de plus souple en cas de problèmes. Évidemment, si on utilise un environnement graphique qui est extrèmement gourmand en ce qui concerne l’accelération graphique (comme un environnement basé sur Compiz), on aura droit à quelque chose qui ressemblera à une tortue rhumatisante à trois pattes vu sa lenteur.

Quand je propose mensuellement le tutoriel d’installation d’Archlinux, si j’utilise une machine virtuelle, cela me permet de présenter dans des conditions idéales la distribution. C’est un repère et rien d’autre. J’adore quand on me dit aussi : « Ouais, tu l’utilises 15 minutes avant de pondre un jugement ».

Quand j’enregistre une vidéo, c’est souvent après la deuxième installation en virtuel. Dans la première, avec mon outil de prise de notes ouvertes, je dépose des remarques, je prépare le corps de l’article. En cas de fausse manipulation, j’indique qu’il faut faire attention à ceci ou à cela. Quitte à recommencer depuis le début.

Ce qui peut demander deux bonnes heures, surtout quand je dois rechercher de la documentation, qui se résume parfois à rien ou presque. Ensuite, je teste l’installation de logiciels, la gestion des mises à jour. C’est souvent à la deuxième installation que je m’attaque aux captures d’écran, à la finition du texte, et à l’enregistrement de la vidéo.

Mais il ne faut pas oublier qu’en aval de toute récupération d’ISOs ou d’installation, il y a une forte réflexion pour savoir comment aborder le produit en question. Pour un test publié, souvent il y a deux ou trois brouillons. Si le test ne voit pas le jour, c’est que le produit en question n’est que la énième dérivée de Debian GNU/Linux ou d’Ubuntu à la « je change le fond d’écran, le thème, je prends un nom de la mort qui tue et je balance en ligne. »

Intérêt ? Celui de faire roter mon /dev/null et d’allonger sans fin la liste d’attente de Distrowatch.

En gros, sur un test qui sort, on peut se dire que c’est en moyenne 6 à 8 heures de préparation, d’observation, et de mise à l’épreuve. C’est vrai que c’est court.

Cependant, je vous le demande : qu’est-ce qui ressemble le plus à une Debian GNU/Linux qu’une autre Debian GNU/Linux ? Si une distribution tierce basée sur la Debian GNU/Linux utilise uniquement les dépôts en question, est-il besoin de faire un test sur 15 jours ?

S’il doit y avoir une merde temporaire sur les dépots de la Debian GNU/Linux, cela se répercutera automatiquement sur la distribution tierce.

Je n’ai jamais prétendu détenir la vérité. Depuis des années, quand j’ai présenté des distributions sur lesquels j’avais des doutes sur la vitalité, et que j’ai malheureusement raison (cf les épopées Micro-R OS ou encore de PearOS), cela me rend plus triste qu’heureux.

Maintenant, si vous n’êtes pas d’accord avec l’idée de présenter des distributions dans un environnement normé car virtualisé, vous êtes libre de ne pas lire les articles en question. Ou de me le signifier poliment dans les commentaires.

24 April 2015

Frederic BEZIES

Règlement de compte à Linux Corral, première partie : De la « Stockholmisation » croissante d’une partie des communautés informatiques.

Le 24 April 2015 à 12:54:11

Par « Stockholmisation », je veux bien sûr parler du phénomène psychologique connue sous le nom de Syndrome de Stockholm :

Il se définit ainsi :

Le syndrome de Stockholm désigne un phénomène psychologique où des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers développeraient une sorte d’empathie, voire de sympathie, ou de contagion émotionnelle avec ces derniers selon des mécanismes complexes d’identification et de survie.

Loin de moi l’idée de comparer une communauté informatique et de dire que les utilisateurs sont « otages » (je ne travaille pas pour certains médias bien connus pour détourner le mot usage de son sens étymologique) de la distribution qui fait fonctionner leurs ordinateurs. Non, mais on arrive parfois à un point qui fait presque se poser la question : « Où est passé le sens critique ? »

Dans un article de Cyrille Borne consacré à ma crise de colère et la fermeture temporaire du blog, suite à une saturation que je ne pouvais pas gérer autrement, le blogueur francophone libre au côté duquel je pourrais passer pour un pacifiste déclare :

La différence c’est que Fred s’en prend à une distribution Linux, certains fanboys sont tellement demeurés que toucher à leur distribution c’est comme si on touchait à leur mère. La moralité c’est que les gars se sentent si outrés qu’ils s’en prennent à la personne et pas aux idées au point effectivement d’en devenir insultants.[…] De l’autre côté, que dire d’une distribution qui essaie de réinventer la roue, faire un nouveau client mail qui marche à moitié quand des logiciels comme thunderbird ou claws mail existent, une distribution qui a plus de talent dans sa communication que dans sa prestation, oui on pourrait échanger.[…]

J’ai volontairement sauté le passage sur ma méthode de tests basée sur le pourquoi du comment de l’utilisation de machines virtuelles, j’y reviendrais dans un article plus tard, encore en rédaction au moment où je publie cet article.

C’est vrai, j’ai tendance – tout en prenant des pincettes – à dire ce que je pense de certains projets. Cela m’avait valu pas mal d’inimitié à une époque avec la communauté Ubuntu francophone, même si depuis, cela va beaucoup mieux.

J’ai aussi eu du fil à retordre avec feu PearOS qui était elle aussi un clone de l’interface graphique de MacOS-X. Pour mémoire, je vous renvoie à une interview de David Tavares, quelques mois avant que PearOS ne disparaisse du radar. Avec le recul, on peut se demander si les critiques sur la pertinence de mes tests est si mauvaise au final.

Sans oublier le mini-feuilleton sur Micro-R OS, qui comme je le pensais, s’est terminé en queue de poisson pour cette énième dérivée d’Ubuntu.

Dans un article de son blog naissant, Stroggle a exprimé un point de vue tranché sur la communauté GNU/Linux, je le cite :

[…]Combien de posts et commentaires déchaînés sur systemd ? Je ne rallongerai pas la liste, ça ne doit pas faire assez longtemps que je suis sous GNU/Linux pour connaître tous les débats. Cependant, je vois en ce moment des gens qui se sont beaucoup investis dans cette OS, que ce soit par le développement ou la communauté, qui partent maintenant sous OpenBSD parce qu’ils s’y retrouvent plus. Le message est assez compréhensible : la communauté GNU/Linux commence à devenir mauvaise et divisée.[…]

Pour avoir rédiger des articles sur systemd, je ne peux qu’appuyer la réflexion développée ici. J’avoue que certains jours, j’en ai ma claque de voir l’immaturité et le zèle poussé à l’extrème déchirer la communauté libriste, spécialement linuxienne. Heureusement, il me reste des projets comme la Slackware Linux, 0linux, Debian GNU/Linux, Fedora Linux, Gentoo Linux, Funtoo Linux, NuTyX, Archlinux, Manjaro Linux pour me remonter le moral. Et bien sûr, la Ubuntu (et ses saveurs officielles) et sa fille la plus connue, Linux Mint.

Je m’excuse pour les développeurs de projets consciencieux dérivés des bases listés ci-dessus de les avoir oublié. Mea culpa…

Je ne croyais jamais pouvoir écrire cela, mais parfois, la communauté Apple semble moins fanatisée que certains zélateurs de certaines distributions. Les personnes sont si enfermées qu’elles refusent d’admettre les défauts qu’on peut trouver, et partent directement dans l’invective. D’accord, l’arrivée des Apple Watch a fait remonter le niveau de la communauté fruitée dans ce domaine.

Aucune distribution n’est parfaite. Aucune n’est la solution ultime. J’utilise des distributions GNU/Linux à temps partiel (1997 à 2006) ou à temps plein (depuis 2006) pour avoir vu des projets qui promettaient monts et merveilles avant de disparaître. L’exemple PearOS est le premier qui me vient à l’esprit, car c’est le plus récent dans ce domaine.

Qui se souvient de distributions comme la Nasgaïa qui se voulaient être une distribution 100% libre, respectueuse de la FHS et basée sur la LFS ? Je l’avais même utilisé à une époque, mais le projet s’est essoufflé malgré les qualités de la distribution.

Même si j’ai réagi avec un coup de sang, je sais très bien que ce qui fait le plus mal à une distribution, outre ses propres défauts, ce sont les personnes qui en font une promotion un peu trop appuyée. La différence entre vouloir informer et tomber dans la propagande est celle du papier à cigarette.

C’est ici que s’applique un proverbe typique de l’aveuglement d’une partie très vocale des communautés : « L’enfer est pavé de bonnes intentions ». Quand je vois cela, il ne reste plus qu’une chose à faire pour éviter les brûlures au troisième degré et les procès d’intention : ignorer la communauté en question et laisser le temps faire son oeuvre.

Un autre proverbe qui me plait énormément et qui est représentatif de la popularité dans le monde des distributions GNU/Linux est celui-ci : « Il n’y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéïenne ». Les utilisateurs de la feu Mandriva Linux ou encore de projets plus anciens comme Linspire savent de quoi il en retourne.

april.png Nouvelles April

Marché unique numérique européen : le rééquilibrage des droits d'auteur toujours pas envisagé

Le 24 April 2015 à 12:44:43

Le 20 avril 2015, Politico.eu a publié deux documents de travail de la Commission européenne sur le marché unique numérique (en anglais). Ces documents, qui ont fuité, permettent d'en savoir plus sur la stratégie à venir de la Commission concernant tous les sujets numériques. Révision de la directive IPRED, DRM et interopérabilité sont notamment au programme. L'April regrette que les propositions faites soient de nouveau largement insuffisantes pour réformer le droit d'auteur, à l'opposé du rapport Reda actuellement discuté au Parlement européen.

En plus de ce qui concerne le marché unique européen, ce document est particulièrement intéressant car il présente les grands objectifs de la Commission européenne pour tout ce qui touche au numérique. Au delà des questions de TVA et de l'évolution du e-commerce, une place est également donnée à la réforme de la directive IPRED qui est évoquée (pages 30 à 34), dans une perspective de lutte contre le "cybercrime", mais sans mention de la protection des droits des citoyens1.

De même, les évolutions concernant le droit d'auteur sont évoquées à plusieurs reprises. La Commission souhaite ainsi s'attacher à lutter contre le geoblocking (page 39 et suivantes), cette pratique qui consiste à empêcher les internautes d'accéder à des sites en fonction de leur localisation géographique. Le document traite également des exceptions au droit d'auteur, et mentionne la possibilité d'uniformisation de ces exceptions afin de clarifier le marché. Cependant, la Commission ne semble pas vraiment vouloir évoluer sur ces exceptions pour permettre un rééquilibrage du droit d'auteur : la Commission semble uniquement vouloir se concentrer sur la possibilité de développer l'exploration de données (data mining) pour l'éducation et la recherche.

Concernant la standardisation et l'interopérabilité, on peut regretter une définition de l'interopérabilité pour le moins vague et incomplète : « l'interopérabilité signifie l'interconnection entre des composants numériques comme des appareils, réseaux ou dépôts de données, dans un langage mutuellement compris »2. Rappelons que l'interopérabilité n'est pas une simple compatibilité. Il ne s'agit pas seulement de permettre à deux systèmes de communiquer entre eux, mais aussi de lire et de modifier les informations et contenus de manière fiable en garantissant que n'importe quel système présent ou futur puisse s'interconnecter. L'April regrette donc une définition insuffisante, qui vise à présenter comme interopérables des systèmes qui ne le sont pas.

Mentionnons enfin la possibilité évoquée de faire du « cadre européen d'interopérabilité, transposé dans des cadres nationaux, d'application obligatoire »3, sans que des garanties claires en termes de standards ouverts ne soient fournies par ailleurs. La deuxième version du cadre européen d'interopérabilité, adoptée en 2009, avait déjà fait polémique par la disparition d'une définition claire de ce qu'étaient les standards ouverts4.

Pourtant, le marché unique est du ressort du commissaire Ansip, qui avait affiché son soutien au logiciel libre lors de son audition devant le Parlement européen. Le document final de la Commission devant être publié le 6 mai 2015, l'April ne manquera pas d'exprimer ses inquiétudes au sujet de cette version de travail à la Commission européenne et entend suggérer des pistes d'amélioration, afin que les propositions permettent de rééquilibrer, enfin, le droit d'auteur.

Patrice ANDREANI

Aidez Piqo.

Le 24 April 2015 à 02:10:37

Piqo est un projet de mini ordinateur, construit en France, avec des logiciels libres (à base de Xubuntu), coutant 99 euros. Ce beau projet a été créé par une organisation à but non lucratif, qui a donc besoin d’un soutien financier pour avancer. Si vous voulez les aider, c’est par ici. Pour avoir des infos, […]

23 April 2015

Philippe SCOFFONI

uCoin, payez-moi en Brouzouf !

Le 23 April 2015 à 11:30:13

Vous aurez peut-être compris au travers du titre qu’il va être question de monnaie dans ce billet. Elle est au cœur de nos activités économiques et des échanges que nous réalisons la plupart du temps. Évidemment, il existe aussi des activités qui s’effectuent en dehors de son utilisation. Nous sommes alors dans une économie de don ou encore de troc. Bref, elle n’est pas forcément indispensable, mais elle est malgré tout assez utile au quotidien…

Un aspect qui n’est que rarement enseigné est celle de sa création. D’où vient cette monnaie ? Les règles de cette création monétaire définissent implicitement le fonctionnement de notre société. Inutile de dire que les règles actuelles n’avantagent qu’un petit nombre d’acteurs. À ce jour, seules les banques ont le droit de créer de la monnaie. En tant qu’individu ce droit ne m’est pas octroyé.

Comment faire alors pour rendre à l’individu sa place centrale et définir des règles de créations monétaires les plus équitables qui soient. C’est une réflexion à laquelle quelques-uns sont attelés. Une de celle que j’ai le plus étudiée est la proposition de Stéphane Laborde. Elle est formalisée dans un ouvrage : Théorie Relative de la Monnaie.

La TRM développe le concept de monnaie libre en établissant qu’aucun individu membre du système monétaire ne doit être privilégié devant la création monétaire.

Cette théorie prend en compte l’espace (la topologie) et le temps (nous naissons et mourrons) pour les faire entrer dans la définition d’une monnaie libre. La monnaie est uniformément distribuée sous la forme d’un dividende universel entre les individus, quel que soit leur âge ou leur sexe. Chacun reçoit une part égale de monnaie.

Une monnaie libre s’établit en référence aux quatre libertés économiques relatives à ses utilisateurs :

  • la liberté du choix du système monétaire (la monnaie ne s’impose pas) ;
  • la liberté d’utilisation des ressources (économiques et monétaires) ;
  • la liberté d’estimation et de production de toute valeur (un principe de relativité économique, fondement de la TRM) ;
  • la liberté d’échanger dans la monnaie (afficher, comptabiliser, échanger dans l’unité monétaire choisie).

Je n’irais pas plus loin dans la présentation de ces deux concepts. Je vous renvoie aux vidéos publiées sur ce sujet. Voir aussi les vidéos de cette chaîne Youtube.

La théorie c’est une chose, reste la pratique, comment les mettre en œuvre un système monétaire basé sur la notion de dividende universel ?

C’est là que le logiciel libre uCoin entre en jeux. Ce projet a été lancé par Cédric Moreau aka cgeek dont vous pouvez faire la connaissance dans ce podcast. uCoin se base sur le protocole défini par le projet OpenUDC.

uCoin est architecturé autour de deux composants : un logiciel serveur dénommé uCoin node développée en node.js . C’est un nœud comme l’indique son nom dont le rôle est de stocker les informations relatives à la monnaie : le WoT et les transactions. Un logiciel client CuteCoin est mis à disposition de l’utilisateur pour pouvoir ouvrir un compte et effectuer des transactions.

Si la notion de transaction est potentiellement claire pour chacun, à quoi correspond le WoT ?

cutecoin wotC’est un acronyme signifie Web of Trust ou toile de confiance, un concept utilisé par PGP et GnuPG ou tout système compatible avec OpenPGP. C’est un modèle décentralisé et une structure de données composée d’entités et de liens entre ces entités. Dans uCoin ces entités correspondent à des individus. Les liens représentent la certification de l’identité d’un individu par un autre. Pour rejoindre la communauté WoT et que son identité soit considérée comme reconnu, il faut remplir les trois conditions suivantes : obtenir un minimum de liens, ne pas avoir deux liens identiques pour une même période et être à une « distance » minimale de toutes les autres entités.

La distance correspond au chemin de reconnaissance que l’on doit parcourir entre tout membre de la toile et votre identité. Ce chemin ne peut dépasser un nombre de sauts défini.

Les caractéristiques de votre communauté WoT sont donc à paramétrer en fonction de votre objectif. Une distance de 1 sous-entend que tous les membres doivent se reconnaître mutuellement. À réserver donc pour une petite communauté de membres. Une distance de 2 ou 3 sera préférable pour gérer des communautés plus importantes.

Il n’y a en fait pas vraiment de barrière pour utiliser cet outil si ce n’est être en mesure de se faire reconnaître par un minimum de personnes dans la communauté monétaire que l’on souhaite intégrer. Pour rejoindre par exemple la communauté meta_brouzouf mise en place par l’équipe de développement de uCoin, il faudra faire reconnaître votre identité par 3 membres. Une fois le logiciel installé (de facile sous Windows à potentiellement complexe selon votre distribution GNU/Linux), vous devez créer votre compte et vous inscrire sur la communauté. Ce dernier point consiste à connecter CuteCoin à un noeud uCoin.

Mais ce n’est pas fini. Il vous faut faire ensuite une demande pour devenir membre de la communauté dans CuteCoin. Ensuite dans le cas de la communauté meta_brouzouf, il faut faire une demande de certification sur le forum du projet en publiant un post indiquant des informations permettant de vous reconnaître.

En l’occurrence, il ne vous sera pas demandé votre numéro de sécurité sociale ou encore votre quotient familial ou un scan de votre carte d’identité recto/verso. Les informations fournies peuvent être des comptes de réseaux sociaux par exemple. L’objectif est que les membres de la communauté puissent reconnaître votre identité en tant qu’individu réel et non fictif.

La problématique de la reconnaissance de l’identité est centrale et sujette à débat. Vous pouvez lire le long échange à ce sujet sur le forum de uCoin sur le problème des identités multiples.

Une fois votre identité certifiée, vous êtes en mesure de faire de transactions avec les autres membres de la communauté. Avec uCoin les règles de création monétaire sont également conformes au concept de monnaie libre. Chaque membre de la communauté en reçoit une part égale dans un intervalle de temps définis.

Pour finir une petite vidéo de présentation de la version 0.9 de CuteCoin.

<iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="480" src="https://www.youtube-nocookie.com/embed/5aCfFKh_Jsc?rel=0&amp;html5=1" width="853"></iframe>
Je vous invite donc à tester cette solution encore en cours de développement. L’interface de CuteCoin et les documentations sont en anglais, ce qui pour  l’instant restreindra l’usage à un public anglophone et « à l’aise avec l’outil informatique ». Cependant les principaux membres du projet sont français donc vous recevrez une aide dans la langue de Molière sur le forum :-)

Si vous faites la démarche, et si vous appréciez cet article, n’hésitez pas à me payer en Brouzouf pour me remercier  :-)

Ma clé publique est la suivante : 5T7X6DCAgHNE4eYqmrzMVqEMXFdvacsF7DufMZThoQiD

Bonne découverte !


Réagir à cet article

Article original écrit par Philippe Scoffoni le 23/04/2015. | Lien direct vers cet article

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons BY à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).

.

april.png Nouvelles April

Conférence de l'April lors de l'évènement Associalibre 2015

Le 23 April 2015 à 09:03:13

24 Avril 2015 - 09:00
24 Avril 2015 - 18:00

« Autour du Libre, quels enjeux pour les associations en Belgique ? » C'est la question posée lors de Associalibre, une journée de conférences, rencontres, partages, mini-formations, dédiée aux associations intéressées par les outils et les enjeux impulsés par les licences libres, organisée par Abelli ASBL.

Fidèle à sa mission de démocratisation et de diffusion du logiciel libre, l'April contribue grâce son groupe de travail Libre Association à « jeter un pont entre le logiciel libre et le monde associatif » en participant à cette journée d'échanges.

Dans ce cadre, l'April présentera le guide libre association à 10h45. Ce sera aussi l'occasion de discuter autour d'un échantillon de logiciels répondant aux besoins spécifiques des associations, en termes de gestion, de travail collaboratif, etc. Un atelier plus technique aura lieu à 13h30 pour aborder les solutions concrètes.

Dirigeants, salariés ou bénévoles associatifs, venez nombreux pour découvrir la valeur des logiciels libres pour votre structure !

La journée aura lieu au Mundo-B Ixelles, situé au 26, rue d’Edimbourgh, 1050 Bruxelles.
Le site web de l'évènement : http://www.associalibre.be

Le support de conférence, au format PDF ; et les sources au format TeX.

22 April 2015

Isabelle DUTAILLY

Grammalecte dans votre navigateur préféré bientôt ?

Le 22 April 2015 à 14:05:29

Grammalecte est une extension de LibreOffice que ceux qui suivent ce blog doivent bien connaître puisque j’en ai parlé au moins une ou deux fois (et même plus). C’est nettement plus qu’un simple correcteur orthographique c’est aussi un correcteur typographique et, depuis quelques versions, il propose également un conjugueur. Grammalecte est donc un outil tout … Continuer la lecture de Grammalecte dans votre navigateur préféré bientôt ?

Cet article Grammalecte dans votre navigateur préféré bientôt ? est apparu en premier sur Tutoriels et logiciels libres.

jzimmermann.png Jérémie ZIMMERMANN

La Quadrature du Net upgrades to version 2.1

Le 22 April 2015 à 09:04:49

Paris, 21 April 2015 — A significant choice looms ahead of us: will we let establish societies of surveillance and mass suspicion will we build societies of freedom, collaboration and sharing? To face these historical challenges and thanks to the +6 000 supporters who donated in late 2014, La Quadrature du Net is renewing its team and getting stronger.

As in any organization, people see changes in their lives and this brings about changes in our team. La Quadrature du Net has always always risen to these challenges and used them to come up with new possibilities. This was the case a little over a year ago, for example, when Jérémie Zimmermann quit his role as coordinator but continued to help on a volunteer-basis as part of the Strategic Orientation Committee. Now, this is once again the case as three active members of our operational team are leaving or have left, letting three new arrivals follow in their steps.

Yoann Spicher, campaign coordinator for years alongside Jérémie Zimmermann, helped with the transformative changes of the year 2014 before embarking on a doctoral thesis last Autumn. His enormous work remains highly valuable to us every day. Christopher Talib, who has a degree in social and political sciences and a strong interest in campaigning tools and working with volunteers, joined La Quadrature du Net at the end of last August. He is in charge of the daily organizational work on campaigns and volunteer activities.

Miriam Artino, legal and political analysis coordinator with La Quadrature du Net since April 2013, left the operational team at the end of March after giving birth to (we hope) a future civil liberties activist. We want to extend a huge thank you to her for her excellent work over almost two years in the team, and particularly her essential role in the adoption of an historical text for Net neutrality in April 2014 in the European Parliament (which governments today are attempting to dismantle). Agnès de Cornulier arrived on April 7 to pick up Miriam's work and breathe new life into La Quadrature du Net's European work, which suffered somewhat from the French emergencies. Agnès studied history, European studies, as well as IT law. After a decade spent in several consulting firms, having worked notably in official development assistance, including for IT, she now joins La Quadrature du Net whose values she has shared for many years.

Marie Walrafen, logistics and administrative coordinator, finished her contract at the end of February 2015. After two years spent taking care of the day-to-day life at La Quadrature, she will now concentrate on her personal projects. Her warmth was appreciated by everyone, from the COS to volunteers and the permanent staff, and helped vastly during the structuring changes La Quadrature experienced in the recent past. We are in the process of recruiting someone in charge of accounting, logistics and administration, matters that are becoming more and more critical as we grow. But some of Marie's other tasks will need to be shared by all so we can ensure La Quadrature du Net remains capable of being and having fun, even when facing the worst.

We also have the pleasure to welcome Arnaud Fabre, who has started a 6-month internship with us. A student of engineering school Telecom Bretagne, he is working mainly on improving Memopol (a political tracking tool critical to La Quadrature du Net), but with his technical skills he will also be helping on various other projects as as well as campaigns.

Last year's reinforcement of the Strategic Orientation Committee (Board of Directors in our bylaws) considerably extended our range of action. But this evolution has been incomplete, partly because we haven't known how best to use all of our members' abilities, especially those of Laurence Vandewalle, whose experience with European struggles is especially valuable. We are in the course of fixing the technical obstacles which prevented her from participating as much as she would have wanted to our actions. On the other hand Jean Cattan, who joined the Strategic Orientation Committee in March 2014, had to leave the Committee last fall to avoid conflicts of interest with his professional life. Although his knowledge of Telecommunications and personal data laws is precious and will be missed, we wish him success and happiness! We will soon announce the arrival of new members.

Another big change in the daily life of the association: we moved to new offices at the end of February 2015. The lease on the premises we hade been renting since 2012 (nicknamed the “Garage” in reference to then Minister of Culture Christine Albanel's attacks (fr) during the Hadopi campaign) having reached its end, Laurent Chemla (member of the COS) offered to rent us an apartment of his at a very interesting rate, considering our limited finances. This generous gesture gives us much better work, and hospitality, conditions. We are now located at the 60 rue des Orteaux in the 20th arrondissment of Paris, where volunteers and friends will be as warmly welcomed as before. The press conference (fr) against the French Surveillance Bill we held with many other organisations a few weeks ago showed indeed how useful this new office can be to our work.

La Quadrature's 2014 financial support campaigns were difficult to conduct: disappointing in June, slow to start in November, we had to publicly voice our strong concerns about the sustainability of the association in mid-December 2014. The wonderful outpour of support that followed our call for help saved La Quadrature du Net financial needs for 2015. We chose to encourage regular donations to allow us to see further ahead and to better anticipate the various actions to be taken. We hope that our supports will remain loyal and will allow us to continue our action and we would like to take this opportunity to extend once more our immense gratitude to all donors. As promised, we are publishing today our financial statements (fr) for the year 2014.

La Quadrature du Net is, at its heart, a citizen association. Help, both on a one-off and on a regular basis, from volunteers and supporters, is essential and at the heart of our actions. We thank and encourage everyone who took part at any level whatsoever in our action in the past year. Please know that we are extremely grateful for your energy and your convictions We encourage anyone who would like to take part in La Quadrature du Net's action to get in touch and join us.

<3

The Board of Directors and the operational team of La Quadrature du Net

21 April 2015

pydubreucq.png Pierre-Yves DUBREUCQ

Grafana 2.0 est sortie – Dashboard Graphite et InfluxDB

Le 21 April 2015 à 13:26:49

<script async="async" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?42e84c"></script> <script> (adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); </script>

Grafana est une solution libre permettant de réaliser des dashboards depuis des métriques Graphite, InfluxDB et OpenTSDB.

Grafana vient de sortir sa nouvelle version majeure, la 2.0 !!

J’ai essayé de traduire la page décrivant la liste des nouveautés, n’hésitez pas à me remonter un problème de compréhension/traduction :

Nouveau serveur Backend

Grafana est désormais livré avec son propre serveur backend. Il est complètement open-source, est écrit en Go et dispose d’une API HTTP complète.

Le serveur backend sera beaucoup plus facile à installer et à configurer. 

Grafana fournit des binaires multi-plateformes sans aucune dépendance.

Il y a désormais une authentification et Grafana est capable de proxyfier les data sources. Elastiseach n’est plus requis pour stocker des dashboard.

Permissions sur utilisateurs et organisations :

Tous les dashboards et les data sources sont liés à une organisation (non un utilisateur). Les utilisateurs sont liés aux organisations via des rôle.

Les rôles peuvent être :

  • Viewer : Ne peut que voir les dashboard, il ne peut ni les sauvegarder, ni en créer.
  • Editor : Peut voir, mettre à jour et créer des dashboards
  • Admin : Peut faire tout ce que fait un éditeur, plus éditer et ajouter des data sources et des utilisateurs.

Il n’y a actuellement aucune permissions sur les dashboards individuels.

Partage d’aperçu (snapshot) de Dashboard

Un apercu de Dashboard est un moyen simple de créer et partager une url d’un dashboard à contenu restreint à un instant T. Il est possible de transmettre cette url à n’importe qui et il pourra voir cet aperçu même si ce n’est pas un utilisateur de Grafana.
Il est possible de mettre une date d’expiration pour les Snapshots créés. Lorsque vous créez un snapshot, les données sensibles sont retirées comme le panneau de requête des métriques, les annotations…

Partager un Snapshot est comme le partage d’un screenshot de votre dashboard mais en mieux  (Le dashboard va s’adapter à votre résolution, en passant avec votre souris sur le graphique vous pourrez voir les valeurs, vous pourrez zoomer…). En outre, ils seront rapides à charger car ils ne sont pas réellement connectées à des sources de données en direct mais via un JSON créé à cet effet.

Ça peut être un très bon moyen de communiquer avec des personnes n’ayant pas d’accès à votre Grafana comme pour évoquer un incident par exemple.

dashboard snapshot dialog

Publication des Snapshot

Vous pouvez publier soit vos Snapshot en local soit sur snapshot.raintank.io. snapshot.raintank est un service gratuit fournit par Raintank afin d’héberger des Snapshot Grafana.

Remplacement de temps et période dans un Panel

Il est possible de surcharger une période de temps pour un panneau individuel en étant différent du temps du dashboard global. Il est possible d’afficher différentes métriques d’une période de temps différentes en même temps.

panel time override

Il est possible de contrôler cela dans l’éditeur du panneau et dans la nouvelle tabulation plage de temps

grafana time range tab

Panel d’intégration d’iframe

Il est possible d’intégrer un panneau dans une autre page web ou dans votre propre application en utilisant le bouton de partage.

Ci-dessous, vous pouvez voir une iframe avec un graphe (pris depuis un snapshot de dashboard via snapshot.raintank.io )

Passez votre souris sur le graphe ou essayé de zoomer, vous comprendrez l’intérêt ;)

<iframe frameborder="0" height="300" src="http://snapshot.raintank.io/dashboard/solo/snapshot/IQ7iZF00sHalq0Ffjv6OyclJSA1YHYV1?panelId=4&amp;fullscreen" width="650"></iframe>

Cette fonctionnalité permet de partager des graphes simplement où vous le souhaitez.

New dashboard top header

Le header du haut est une grosse évolution dans Grafana v2.0
grafana v2 top nav annotated

  1. Side menubar toggle : Basculer la barre de menu latérale à « on » ou « off ». Cela permet de vous concentrer sur les données présentées sur le tableau de bord. La barre de menu latérale donne accès aux fonctionnalités sans rapport avec un tableau de bord, comme les utilisateurs, les organisations et sources de données.
  2. Dashboard dropdown : Cette liste déroulante vous permet de naviguer facilement vers vos tableaux de bords, mais aussi d’en créer, d’en importer, de gérer votre playlist.
  3. Star Dashboard : Cliquer sur l’étoile et inversement va permettre de mettre en favoris le tableau de bord sur lequel vous êtes. Mettre en favoris un dashboard va afficher ce dashboard en page d’accueil.
  4. Share Dashboard : Partager le tableau de bord courant en créant un lien ou un snapshot. Vérifier au préalable que le dashboard est sauvegardé.
  5. Save Dashboard : Sauvegarder le dashboard
  6. Settings : Gérer les paramètres du tableau de bord et ses fonctionnalités comme le templating, les annotations et le nom.

Nouvelle vue pour les recherches et la mise en favoris

La recherche a été grandement revue, vous pouvez soir et filtrer les différents dashboard

grafana dashboard search

Échelle logarithmique

Les graphes supportent désormais 3 échelles logarithmique, log base 10, log base 32, log base 1024. Les échelles logarithmique y-axis sont très pratique lors du rendu de nombreuses séries de données de grandeur différentes sur la même échelle (par exemple, la latence, le trafic réseau et stockage)

grafana graph logbase10 ms

Panel de liste de dashboard (dashlist)

Le dashlist est un nouveau panel dans Grafana 2.0. Il permet de montrer vos tableaux de bord favoris sous forme de liste.

On pourrait facilement le positionner en home page.

grafana dashlist starred

Proxy pour les Data Source & vue admin

Les Data Sources dans Grafana v2.0 ne sont plus définies via un fichier de configuration. À la place, ils sont ajouté via l’interface graphique ou via l’API HTTP.

Le backend peut désormais proxyfier les données depuis les data sources, ce qui signifie qu’il sera beaucoup plus facile de commencer à utiliser Grafana avec Graphite ou OpenTSDB sans passer de temps avec CORS (Cross origin resource sharing)

De plus, les connections aux data sources auront seront plus sécurisées et les informations d’authentification n’auront plus besoin d’être exposées au navigateur.

Dashboard « now delay »

Un problème régulièrement remonté concerne l’affichage des données entre un temps T et l’instant où il y a eu le dernier check. Ça pourrait laisser penser qu’il y a eu un pb de remontée de données ou fournir des graphes avec certaines données à jour et d’autres non.

Pour corriger ce problème, il est désormais possible d’ajouter un « now delay » dans les paramètres du dashboard (Settings > Time Picker) Cette fonctionnalité va dire à Grafana d’ignorer les x minutes renseignée afin de ne pas tenir compte de données non remontées.

grafana timepicker now delay

Protection contre l’écrasement de Dashboard

Grafana v2.0 empèche les utilisateurs d’écraser accidentellement un dashboard. Une protection similaire est en place si vous essayez de créer un nouveau dashboard avec un nom déjà existant.

grafana overwrite protection

Cette protection n’est qu’une première étape, Grafana est en train de créer de nouvelles possibilités comme le versionning pour les prochaines versions de Grafana.

Préférences utilisateurs

Il y a désormais une page de profil qui permet de mettre à jour les détails de son profil, choisir le thème de l’interface et changer son mot de passe.

Création d’image de graphe

Grafana support désormais la création d’image PNG. Depuis la boîte de dialogue du panel, il est possible de partager l’image d’un graphe au format image PNG.

grafana share dialog image highlight

Bon, je ne sais pas vous, mais perso, je trouve ces évolutions vraiment majeures !!! Il peut arriver qu’on soit « déçu » des évolutions d’un soft qu’on ne trouve pas si majeure, mais là je trouve que le travail effectuer va vraiment dans le bon sens !!! Un must have !!

Liens utiles :

Site Officiel de Grafana

Page d’annonce de la sortie de Grafana 2.0

Guide de migration de vos dashboards de la version 1 à 2

L'article Grafana 2.0 est sortie – Dashboard Graphite et InfluxDB est apparu en premier sur L'admin sous GNU / Linux - Blog Libre.

jzimmermann.png Jérémie ZIMMERMANN

French Intelligence Bill: French President Hollande to shut down public debate

Le 21 April 2015 à 11:40:30

Paris, April 20, 2015 — French President François Hollande announced yesterday that he would bring the Intelligence Bill before the Constitutional Council. At the same time there is growing criticism from all sides, previous support in favour of the bill crumbles. In this light, French president's announcement look nothing more than an evasive action to avoid public debate on crucial provisions. La Quadrature du Net calls on parliamentarians to decide for themselves whether the bill complies or not with fundamental rights and citizens must then hold them accountable.

On Saturday morning, the Socialist deputy chairman of the Defense Committee in the National Assembly Nicolas Bays announced (fr): "Having followed all the debates, read everyone's arguments, on May 5, in good faith, I will vote against the [French] Intelligence Bill". Meanwhile, Pierre Lellouche, the UMP expert on security and defense speaking on French national radio France Inter (fr), put forward a strong criticism towards the human rights violations of the bill. Just a number of examples among others which indicate that the more intense and lengthy the debates, the more likely other parliamentarians will be swayed by public opposition and human rights defenders.

In these circumstances, François Hollande's announcement should be understood as an attempt to deter the parliamentarians from their duty to make their own assessment of whether treaty and constitutional rights are respected. La Quadrature du Net calls on all parliamentarians to play their role and disregard a possible appeal that would, in all likelihood, lack proper legal arguments illustrating the text flaws.

We also call on the citizens to stay mobilised and to take part in actions up to the eve of the formal vote on May 5, to demonstrate that they will tolerate neither widespread surveillance provisions nor any other violations of their fundamental rights contained in this bill. Each member of the French parliament should be held accountable for the positions they will take during these debates.

Patrice ANDREANI

TouTou Linux Slaxen 6.0.

Le 21 April 2015 à 02:04:21

Une nouvelle version de la très bonne distribution TouTou Linux vient de sortir, Slaxen 6.O RCX. C’est une distribution légère et rapide, intuitive, très bien pour débuter, pouvant tourner sur de petites configurations (comme un viel ordinateur). C’est une distribution pour utilisation familiale qui possède tous les logiciels nécessaires à un usage courant. Vous pouvez […]

Revue de presse de l’April, semaine 16.

Le 21 April 2015 à 01:53:10

[Next INpact] WikiLeaks: l'intervention des géants du Blu-ray dans le dossier Hadopi VLC http://www.nextinpact.com/news/93861-wikileaks-l-intervention-geants- blu-ray-dans-dossier-hadopi-vlc.htm [Breizh Info] On peut tout faire avec GitHub, même suivre l'évolution du Code Civil http://www.breizh-info.com/25322/actualite-societale/on-peut-tout-faire- avec-github-meme-suivre-levolution-du-code-civil [L'OBS] L’algorithme du gouvernement sera intrusif et inefficace. On vous le prouve http://rue89.nouvelobs.com/2015/04/15/lalgorithme-gouvernement-sera- intrusif-inefficace-prouve-258672 [Les Echos] Après le logiciel libre, voici le matériel libre […]

20 April 2015

Frederic BEZIES

Avec elementary OS Freya, le design joue-t-il le rôle d’un « cache misère » bien pratique ?

Le 20 April 2015 à 21:45:17

Il y a une semaine, le 13 avril 2015, j’écrivais un article acide sur mon opinion concernant l’elementary OS Freya et sa méthode maladroite pour récolter les fonds nécessaires à l’accélération de son développement.

Après avoir récupéré les 893 Mo de l’ISO d’installation en 64 bits depuis le site officiel, j’ai créé une machine virtuelle Ubuntu, que j’ai quand même bien gonflé : 2 Go de mémoire vive, support de deux CPUs. Je n’ai pas activé l’acceleration 3D à l’installation pour éviter un crash lié au circuit graphique émulé par VirtualBox. Je ne l’ai activé que lors de l’enregistrement de la vidéo.

J’ai choisi l’option d’installer directement la elementaryOS 0.3, histoire de gagner un peu de temps.

Il faut noter que l’installation conseille d’avoir un minimum de 6,5 Go d’espace disque disponible.

L’installation semble se dérouler sans trop de problèmes. Le premier ennui arrive en post-installation, reproductible avec toutes les distributions liées à la Ubuntu 14.04.x LTS : une résolution écran minuscule (640×480). On pourrait passer par les paquets précompilés, mais il y a actuellement un bug qui l’empêche. Il fait donc passer par l’utilisation des additions invitées de VirtualBox. La preuve en capture d’écran.

Une fois ce bug ennuyeux contourné, j’ai inséré l’image ISO contenant les données musicales et les images à copier dans la machine virtuelle. L’opération annonce plus d’une heure pour les 82 Go de musique que j’ai en stock.

Si on ose avoir des fichiers musicaux au format mp3, Musique ne les reconnaient pas. Je sais c’est mal le mp3, mais c’est un format qui malgré tout est plus que répandu. On peut contourner ce problème avec le méta-paquet ubuntu-restricted-extras.

L’indexation des 7000 et quelques fichiers ? Presque 5 heures… Je veux bien qu’une machine virtuelle ralentisse le processus, mais à un tel point ? À moins qu’une option activée par défaut (je n’ai touché à aucune option) soit responsable ? Je n’ai rien trouvé de très probant concernant des ralentissements d’indexation dans les quelques 300 bugs connus pour le logiciel en question.

Pour info, quand je l’ai vu coincé durant près de 10 minutes à 7100 titres, j’ai fait redémarrer en douceur la machine virtuelle. Apparemment, le logiciel n’a pas voulu en supporter plus. Quelle idée aussi d’avoir une aussi grosse musicothèque, hein ? :)

Dommage pour la distribution qui pourrait être ainsi directement utilisable par des migrants en provenance de MS-Windows et qui n’ont pas envie de réencoder leur musicothèque en ogg. Quand on a 200 ou 300 morceaux, c’est faisable… Mais plus de 7000 comme dans mon cas… Comment dire ? Je ne veux même pas l’envisager.

Mais essayons de rester positif pour la suite de l’article, et enregistrons-là pour la voir en plein action.

<iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/e-lLzOx_4gM?rel=0" width="640"></iframe>

Tout n’est pas négatif dans elementaryOS, qui n’est pas uniquement fait de logiciels non-finis. Les contre-exemples : le navigateur web, le client courrier ou encore l’outil de gestion de photos. Leurs points communs ?

Être soit des projets tiers, soit un « fork » d’un projet tiers bien avancé. Il y a cependant un énorme point noir : l’absence de tout outil de bureautique. Quand un utilisateur reçoit des fichiers type PPS avec un chaton qui miaule quand on clique sur une image, c’est quand même un manque de taille en matière d’ergonomie. Ou encore s’il veut taper une lettre, ou suivre son compte en banque dans une feuille de tableur.

Alors que l’ISO pèse près d’un Go (soit la taille des ISOs des diverses Ubuntu officielles), aucun outil n’est fourni. Je dois avoir la berlue, mais sauf erreur de ma part, LibreOffice est fourni avec Ubuntu, Ubuntu Mate ou encore Kubuntu, non ? Pour la Xubuntu, c’est le duo Abiword et Gnumeric. Pourquoi une telle absence ?

En tout cas, il y a un point sur lequel l’honnêteté a été respecté : c’est vraiment un ensemble logiciel digne d’une version 0.3, généralement considéré comme une alpha ou une pré-béta comme on peut l’envisager en informatique.

David GAUVAIN

Gueule de bois démocratique, refusons le projet de loi renseignement !

Le 20 April 2015 à 18:04:55

Le « Projet de loi relatif au renseignement », actuellement en débat à l’Assemblée Nationale, doit être solennellement adopté le 5 mai par nos Députés.

Révélée par le Figaro il y a de cela 1 mois à peine, la Loi Renseignement qui suit une procédure d’adoption accélérée permettrait, selon ses défenseurs, de renforcer l’efficacité de nos services de renseignement et donc, la lutte contre le terrorisme. Pour parvenir à cet objectif ambitieux, la loi prévoit d’installer des sondes réseau, les fameuses « boîtes noires » chez les hébergeurs et les fournisseurs d’accès à internet (FAI), afin de détecter de potentiels terroristes dans la population, par la magie d’algorithmes secrets. Écoutes, logiciels espions ou encore IMSI-catchers seront de la partie…

Malgré l’affaire PRISM et les nombreuses autres révélations de l’affaire Snowden, il aura suffi de l’attentat contre Charlie Hebdo pour que la France, pays des Droits de l’Homme parait-il, sorte son propre Patriot Act, son projet de Loi relatif « à la surveillance généralisée ».

Cette loi est vivement critiquée par des organismes tels qu’Amnesty International, l’ONU, Reporters sans frontières, le Syndicat de la magistrature, l’Union Syndicale des Magistrats, la ligue des Droits de l’Homme, CGT Police, Human Rights Watch, la CNIL et même Charlie Hebdo ! (Liste non-exhaustive ici).

Ce Big Brother, proposé par un gouvernement socialiste permet techniquement et juridiquement, sans juge :

L’organisation d’une surveillance de masse par l’interception de l’ensemble des données de tous les citoyens sur le réseau, utilisation des « boites noires » comme détection des comportements « suspects ». Comble du comble, on nous assure que les données interceptées seraient anonymes, mais qu’il serait également possible de les dés-anonymiser au besoin. Là, j’ai vraiment l’impression d’être prit pour une bille ! Soit les données sont anonymes, soit elles ne le sont pas, si celles-ci peuvent être identifiées d’un simple coup de baguette magique pour trouver un vilain terroriste, c’est qu’elles ne sont pas anonymes, point !

La future Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) n’aura qu’un avis consultatif et les citoyens qui se sentiraient surveillés ne pourront pas le prouver ! Sans contre-pouvoir, sans sanctions contre les éventuels abus, les services de renseignement seront intouchables !

Un autre argument du gouvernement, c’est qu’il souhaite légaliser des pratiques déjà illégales des services de renseignement. Et demain ? Que légaliserons-nous la prochaine fois ? Des assassinats d’opposants politiques sous prétexte qu’ils existeraient déjà ?

En souhaitant imposer aux acteurs d’internet l’organisation de la surveillance de leurs propres clients, l’État a déjà fait fuir deux hébergeurs français : Eu.org et Altern.org. Si les autres n’ont pas encore suivi, ils sont plus de 580 signataires, acteurs du numérique, à menacer de délocaliser leurs datacenters et leurs emplois à l’étranger, une économie qui connait une croissance de 30% par an.

La loi renseignement est un danger majeur pour notre démocratie, les finalités et moyens des services de renseignement sont larges et mal définis, de ce fait ils permettent la surveillance de n’importe quel citoyen, sans contre-pouvoir.

Un rappel historique intéressant a été fait par Madame la Députée Isabelle ATTARD, députée du Calvados de Nouvelle Donne. Elle explique pourquoi Jean Jaurès, parlementaire socialiste assassiné en 1914 qui s’était illustré par son pacifisme et son opposition au déclenchement de la Première Guerre mondiale, ne voterait pas en faveur du Projet de loi renseignement.

<iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="329" src="http://www.youtube.com/embed/G2tSrAiwWas?feature=oembed" width="584"></iframe>

Vous pourrez retrouver le texte cité ici : Jaurès contre les lois scélérates (anarchisme et corruption – 1894).

Pouvons-nous encore parler de démocratie lorsque celle-ci bafoue la séparation des pouvoirs, principe pourtant fondamental dans toute démocratie représentative ? Il n’est pas cohérent de promouvoir ce texte et en parallèle vouloir dénoncer la menace que représente le Front National, en admettant qu’un jour un parti fasciste puisse s’emparer du pouvoir, tous les outils seront déjà en place pour remettre au goût du jour la Staatssicherheit, Stasi pour les intimes. Maintenant que l’exécutif a décidé qu’il pouvait se passer du pouvoir judiciaire, que lui restera-t-il à se mettre sous la dent ? Le pouvoir législatif ?

Les terroristes, eux ils savent déjà à quoi s’en tenir, les frères Kouachi étaient déjà surveillés et cela n’a pas empêché l’expression de leur folie ! La surveillance ne contribuera qu’à des écoutes massives et en parallèle à populariser le Deep Web et l’utilisation du chiffrement par Monsieur tout le monde, si tant soit peu qu’il n’ait pas peur de devenir, de fait, suspect lui aussi.

Les sociétés françaises qui conçoivent et vendent les fameuses boites noires ne sont autres que Qosmos et Amesys du groupe Bull, ces sociétés sont suspectées depuis de nombreuses années de complicité de crimes de torture en Syrie ou encore en Libye.

Pensez-vous vraiment que la démocratie puisse faire confiance à  ces gens-là ?

Saviez-vous que le compte rendu de l’Assemblée avait été censuré ? Une petite phrase acerbe de Cazeneuve qui n’est autre que « Moi, ce qu’il y a dans les articles de presse, par principe, je ne le crois pas« .
Il est également fort probable que le Ministre de l’Intérieur ai menti sur les méthodes d’analyses des algorithmes (utilisation du DPI) qui passeront par une analyse complète des contenus.
Tout comme il est inquiétant de constater que le Gouvernement du pays des Droits de l’Homme, qui organise un vrai-faux biaisé sur les réseaux sociaux, tout en y censurant les commentaires qui lui sont défavorables, sur un sujet de cette importance la pilule est dure à avaler !
Vous trouvez toujours que j’exagère ? Regardez donc Cazeneuve dire sans complexe  que la vie privée n’est pas une liberté !

<iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="329" src="http://www.youtube.com/embed/WODKfxtJQbE?feature=oembed" width="584"></iframe>

Quand nous sommes surveillés, écoutés, notre comportement change du tout au tout. Le nombre de comportements possibles est sévèrement réduit, ceci a déjà été théorisé et ça porte un nom : la société panoptique !

Je suis ne suis juriste et je n’ai pas vocation à redire et redire 100 fois ce qui a déjà été expliqué moultes fois par des spécialistes dans, je vous invite donc à (re)lire :
La loi renseignement expliquée simplement
La lettre ouverte aux traîtres à la République également publiée sur Mediapart
Les amendements proposés par la Quadrature du net
Le Conseil national du numérique s’inquiète d’une extension du champ de la surveillance et invite à renforcer les garanties et les moyens du contrôle démocratique
Loi renseignement : Tous surveillés ! – Syndicat de la magistrature
Ligue des droits de l’Homme – Tous surveillés !
Rien à cacher ? Vraiment ?
Lettre à ceux qui s’en foutent

Ils ne tuent pas la liberté. Ils tuent des gens.   Ensuite, nous tuons la liberté...  Et ils gagnent.Bonus : Extrait de Charlie Hebdo qui dénonce la pente glissante d’une société à la Minority Report…Même Charlie Hebdo s'oppose au #PJLRenseignement

Même s’ils ne se sentent pas forcément concernés au premier abord, après tout c’est pour mieux lutter contre les supers-vilains de ce monde, leur dira-t-on, les gens, les « citizens », n’ont pas défilés le 11 janvier pour demander l’établissement d’une société de surveillance de masse.

Et pour ceux qui sont encore motivés, je vous invite à visionner la conférence TED de Glenn Greenwald, grâce à qui Edward Snowden a pu faire ses révélations au monde entier et qui nous rappelle à quel point la vie privée est précieuse !

<iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="328" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x2eulmf" width="584"></iframe>

Ce n’est pas parce que la liberté n’a pas de prix qu’elle est sans valeur.

Gueule de bois démocratique, refusons le projet de loi renseignement !, un billet consultable sur Ohax - Veille technologique, coups de gueule & WTF sous licence CC BY-NC-SA.

april.png Nouvelles April

Revue de presse de l'April pour la semaine 16 de l'année 2015

Le 20 April 2015 à 16:48:49

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 16

[Next INpact] WikiLeaks: l'intervention des géants du Blu-ray dans le dossier Hadopi VLC

Par Marc Rees, le vendredi 17 avril 2015. Extrait:
> WikiLeaks a diffusé ce matin 30 000 documents et 170 000 emails dérobés à Sony Pictures Entertainment par des pirates informatiques. Dans le lot, une cinquantaine de documents concerne la demande VideoLan adressée en 2012 à la Hadopi pour permettre l’interopérabilité du Blu-ray.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/93861-wikileaks-l-intervention-geants-blu-ray-dans-dossier-hadopi-vlc.htm

[Breizh Info] On peut tout faire avec GitHub, même suivre l'évolution du Code Civil

Par la rédaction, le jeudi 16 avril 2015. Extrait:
> Suivre les changements multiples du Code Civil, ce n’est pas très simple. Même quand on connaît Legifrance qui présentent les versions successives d’une même loi, ou qu’on suit assidument les travaux des parlementaires. Ne serait-ce parce qu’un amendement ou un paragraphe de loi, cela ressemble souvent à ça: À l’article 165 du même code, le mot: «devant» est remplacé par les mots: «lors d’une cérémonie républicaine par». On peut trouver plus ergonomique, n’est-ce pas?
Lien vers l'article original: http://www.breizh-info.com/25322/actualite-societale/on-peut-tout-faire-avec-github-meme-suivre-levolution-du-code-civil

[L'OBS] L’algorithme du gouvernement sera intrusif et inefficace. On vous le prouve

Par Andréa Fradin, le mercredi 15 avril 2015. Extrait:
> On a demandé à des spécialistes en informatique s’il était possible de concevoir un programme répondant aux attentes du gouvernement en matière de renseignement. Résultat: techniquement, c’est très foireux.
Lien vers l'article original: http://rue89.nouvelobs.com/2015/04/15/lalgorithme-gouvernement-sera-intrusif-inefficace-prouve-258672

Et aussi:
[Industrie et Technologies] Projet de loi Renseignement: cinq choses à savoir sur les Imsi-catchers
[Next INpact] Loi Renseignement: compte rendu de la troisième journée de débats
[Next INpact] Loi Renseignement: le gouvernement feint de corriger les «boites noires»
[Numerama] L'Assemblée adopte les boîtes noires qui surveilleront votre comportement
[Numerama] Boîtes noires: le Gouvernement réécrit... pour dire pareil

[Les Echos] Après le logiciel libre, voici le matériel libre

Par Jacques Henno, le mardi 14 avril 2015. Extrait:
> L'«open source» arrive dans l'univers des objets: de plus en plus de designers et d'industriels renoncent à une partie de leurs droits sur leurs créations. Un mouvement pas toujours désintéressé…
Lien vers l'article original: http://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/0204283695263-apres-le-logiciel-libre-voici-le-materiel-libre-1110940.php

Et aussi:
[L'OBS] Fablabs: «Le pire mot que je connaisse en français, c’est “bof”

[Nouvelle République] Pour vivre le Web en liberté

Par Laurent Gaudens, le mardi 14 avril 2015. Extrait:
> Le logiciel libre, c’est une philosophie. Et l’APP3L est là pour diffuser la bonne parole et aider ceux qui veulent franchir le pas.
Lien vers l'article original: http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Communautes-NR/n/Contenus/Articles/2015/04/14/Pour-vivre-le-Web-en-liberte-2294174

Et aussi:
[La Voix du Nord] Avec le cyberbase, on apprend beaucoup

[L'Informaticien] L’Etat va rafraîchir le Référentiel Général d’Interopérabilité

Par Emilien Ercolani, le mardi 14 avril 2015. Extrait:
> Le RGI, publié pour la première fois en 2009, devrait évoluer. Une version «en mode provisoire» est disponible en ligne et ouverte aux commentaires publics.
Lien vers l'article original: http://www.linformaticien.com/actualites/id/36347/l-etat-va-rafraichir-le-referentiel-general-d-interoperabilite.aspx

Et aussi:
[Silicon.fr] RGI v2: après les polémiques, un outil enfin utile?
[Next INpact] L'État renouvelle son «référentiel général d'interopérabilité»

[Next INpact] La programmation informatique pourrait faire son entrée dans le programme de CE1

Par Xavier Berne, le mardi 14 avril 2015. Extrait:
> L’apprentissage de la programmation informatique sera-t-il bientôt obligatoire dès l’école primaire? C’est effectivement ce qui se dessine au travers des projets de programme dévoilés hier par l’Éducation nationale. Des enseignements plus poussés en matière d’algorithmique auraient ensuite lieu au collège, à partir de la cinquième.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/93814-la-programmation-informatique-pourrait-faire-son-entree-dans-programme-ce1.htm

Et aussi:
[Numerama] Cours de programmation à l'école: voici le programme provisoire

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

jzimmermann.png Jérémie ZIMMERMANN

Letter to MEPs: Do not give up Net Neutrality!

Le 20 April 2015 à 13:22:09

Paris, 20th April — On 3rd March 2015, the Council of the European Union voted a text endangering Net Neutrality in Europe, despite European Parliment's position adopted a year ago. Negotiations between the European Parliament, the European Commission and the Council of the European Union (trialogue) started on 11 March in order to settle an agreement on the final version. It is crucial that the European Parliament remains firm on the preservation of Net Neutrality, that ensure equal treatment on the data network and on prices. Infringing Net Neutrality means infringing fundamental rights and liberties of any European citizen. This is why, in order to remind our representatives their responsabilities, La Quadrature du Net sends a letter to Members of European Parliament calling them to reject Council's propositions and to come back to a real protection of everyone's rights and liberties.

Dear MEPs,

The European Parliament has had so far a fundamental role in the negotiations on the Regulation on the European Single Market for Electronic Communications. It is indeed you, MEPs, who introduced on 3rd April 2014 the Net Neutrality principle as the basis of the respect of rights and freedoms of citizens on the Internet, thus ensuring the access to the Internet without discrimination. Recently, on 26th February, the USA have themselves enshrined Internet as "common goods", adopting a text empowering FCC, the US regulator of communications, for enforcing Net Neutrality in the US.

Yet Net Neutrality is endangered today. The Council of the European Union has adopted on 3rd March 2015 a text that is playing into the hands of powerful telecoms firms, in violation of fundamental rights by removing any reference to Net Neutrality.


Save the Internet !

The Council has ruined the balanced text adopted by the European Parliament that enabled operators to develop innovative access offers ("specialized services"), while providing a strong protection to citizens. By refusing to strictly define Net Neutrality, it upholds the interests of operators and ignore those of citizens.

Accepting such a step back would have serious impact on innovation and freedom of communication in Europe and worldwide.

Without clear rules on Net Neutrality, the largest Internet Service Providers would become toll bridges that would grant access to their clients regarding their ability to pay and exclude the others. Adopting the regulation in the state would endorse discrimination such as financial discrimination. It would shape the text towards free circulation of content without any / guarantee of protection of / protecting fundamental rights. This would allow a small group of monopolistic industries in the field of telecoms, such as Google, to reaffirm their rights to monoply infringing competition, innovation and freedom of communication. Therefore, there is need to put Net Neutrality in the law as the only way to ensure that the Internet remains open for innovation and a platform promoting Human rights.

We urge you to firmly hold your position from April 2014 on preservation of freedom and non-discrimination and to support Net Neutrality, which is both:

  • a guarantee of a european economy boosting fairly competition and european innovation,
  • a guarantee for freedom of speech and information, reducing the risks of censorship and surveillance

We need a genuine Net Neutrality

We need clear european rules, that prohibit any type of network discrimination as blocking, slowering, or pricing discrimination, including services called "zero costs".

We need a real political leadership that recognizes the value of an open, democratic and innovative Internet.

We are relying on you and your colleagues in trialogue, on your firmness and your deep sense of European democratic values.

19 April 2015

Matthieu SAULNIER

Bug dans la matrice

Le 19 April 2015 à 23:08:27

Dans la station de métro Porte de Saint Cloud, j'ose croire que c'était lié à l'instabilité légendaire de Fedora, sinon c'est plutôt inquiètant...


porte de saint cloud.jpg

fboulogne.png François BOULOGNE

Don du mois : GnuPG

Le 19 April 2015 à 22:00:00

Ce post s'inscrit dans la série des dons pour vous donner envie de contribuer même très modestement à des logiciels libres. Les petites pierres font les grands édifices.

Ce mois-ci, j'ai choisi de donner à GnuPG, l'implémentation libre de PGP qui permet de chiffrer et signer ses courriels. Le montant de ce don est de 5€. Les raisons de ce soutien :

  • En ces temps où des lois de surveillance massive s'appretent à être votées, même si je n'ai rien à me repprocher, je n'ai pas rien à cacher (arguments ici, ici ou encore par exemple). GPG contribue à préserver ma vie privée.
  • Ils ont besoin d'argent pour maintenir le code
  • Quand on sait ce qui a pu se passer pour SSL

A noter que dans le même esprit, j'ajoute à ma liste enigmail qui rend les choses faciles. Peut être pour le mois prochain.

Pour donner à GnuPG.

Frederic BEZIES

Debian GNU/Linux Jessie à moins d’une semaine de sa sortie : un aperçu rapide.

Le 19 April 2015 à 16:08:28

La Debian GNU/Linux Jessie alias 8.0 doit sortir le 25 avril 2015. C’est peu de dire que son histoire a été mouvementé, surtout avec le passage vers le détesté systemd qui a entrainé la naissance d’un fork, Devuan. Inutile de revenir sur les raisons du fork, elles ont été largement abordé sur la toile, et font passer la communauté linuxienne pour une cours d’école maternelle qui serait en train s’écharper pour une malversation en terme de répartition d’un sachet de sucreries.

Cet article vient en complément d’un autre écrit en octobre 2014, un mois avant que le gel de la Debian GNU/Linux Jessie ne soit effectif.

Bref, parlons donc d’une des plus vieilles distributions binaires GNU/Linux encore vivante, avec la Slackware Linux et la « Microsoft » du domaine, j’ai nommé Red Hat. J’avoue que j’ai quelques doutes pour une sortie aussi proche. En effet, au moment où je rédige cet article, le 19 avril 2015, la page qui permet de suivre le nombre de bugs bloquants restants avant la publication de la nouvelle version est assez haut : 66 !

Néanmoins, j’ai voulu voir ce à quoi ressemblait cette version qui a fait couler autant d’encre életronique. J’ai donc récupéré la dernière ISO de la version testing disponible au 19 avril, donc la future Debian GNU/Linux Jessie. Elle est datée du 13 avril 2015.

Pour des raisons pratiques, j’ai choisi la version installable via le réseau. Cela me laisse le choix de l’embarras ou l’embarras du choix pour l’environnement à installer. Sans oublier que j’aurais directement les derniers paquets disponibles !

Après quelques minutes de réflexion, j’ai décidé de garder l’environnement par défaut de la Debian GNU/Linux Jessie, à savoir Gnome. Au moins, en gardant les options par défaut, je serais certain d’avoir l’expérience comme celle définie par les développeurs de la distribution.

Mon ami VirtualBox me servira d’environnement pour la suite de l’article.

J’ai pris l’installateur graphique (nous sommes en 2015 après tout !), et j’ai lancé le processus. Après avoir choisir le français pour installer l’ensemble, on arrive au nommage de la machine.

L’étape suivante est celui de la saisie du mot de passe root. Si vous voulez utiliser sudo par la suite, vous pouvez sauter l’étape.

Après le mot de passe root, on arrive à la création de l’utilisateur en plusieurs écrans d’un classicisme lassant :)

On passe au partitionnement du disque, avec ou sans chiffrement. Pour le type de partitionnement, j’ai décidé de conserver ma petite partition /home séparée. On ne se refait pas dans ce domaine :)

Par défaut le système de fichier, c’est ext4. C’était déjà le cas – sauf erreur de ma part – avec la Debian GNU/Linux Wheezy.

Le partitionnement effectué, et après avoir choisi le dépot de paquet en réseau et de l’installation de la base, on passe au choix des méta-paquets à installer, dont l’environnement graphique. Autant dire qu’on a le choix côté environnement graphique. Il y a même Cinnamon disponible ! Il ne manque plus que Pantheon (elementary OS) et Unity maintenant 😀

J’ai donc pris Gnome et j’ai patiemment attendu que la récupération et l’installation des 1545 paquets soient terminées.

On finit par l’opération délicate de l’installation de Grub.

Au premier démarrage, après que le sulfureux systemd ait fait son oeuvre, on arrive sur un GDM tout ce qu’il y a de plus classique.

Une fois connecté, Gnome 3.14.1 se charge. La logithèque est en français (c’est agréable de voir une distribution sérieuse dans ce domaine), et déjà bien complète : on a droit à LibreOffice, la version debianisée de Mozilla Firefox, Gimp, et la quasi-totalité de la logithèque de Gnome.

<iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/1is7CB9pzR4?rel=0" width="640"></iframe>

L’ensemble m’a très agréablement surpris, spécialement le support « out-of-the-box » des technologies html 5 audio et vidéo. Outre le fait que le délai idéal du gel semble respecté pour le moment, cela permet d’avoir une logithèque ni trop fraîche, ni trop ancienne. Je sens qu’on va me faire la même remarque sur la quadrature du cercle concernant la fraicheur et la stabilité des logiciels, mais avoir un navigateur internet plus que frais est presque indispensable en terme de navigation quotidienne.

Bien entendu, la polémique sur l’utilisation de systemd a fait des ravages dans le monde des initiés. Pour un serveur, je peux comprendre que cela peut choquer, mais pour une machine de bureau ? On sent que l’équipe des développeurs a voulu proposer un produit aussi fini que possible, aussi agréablement graphiquement que possible.

La version précédente existera encore jusqu’à fin avril ou début mai 2016. pour les personnes ne voulant pas encore migrer. La question en suspens est désormais la suivante : Debian va-t-elle se prendre la Devuan en pleine tronche ou le fork va-t-il s’effondrer sous sa propre masse ?

Philippe SCOFFONI

Mise à jour de MariaDB, pas que du bonheur

Le 19 April 2015 à 11:43:21

MariaDBJ’ai remplacé MySQL par MariaDB pour mes sites web et applications de gestion en PHP. Cela fait plusieurs fois que je me retrouve avec mes sites hors service suite à une mise à jour de MariaDB. Il faut dire que j’applique les mises à jour de sécurité de façon automatique sur mes serveurs avec cron-apt, car je suis un gros fainéant :-) .

Je sais que je prends un risque en procédant ainsi. Mais dans 95% des cas, je n’ai pas de problèmes. Et comme je gère trois serveurs dédiés et une bonne vingtaine de machines virtuelles, cela m’économise tout de même pas mal de temps. D’ailleurs seul MariaDB m’a posé des soucis…

Jusqu’à présent j’avais réussi à réparer le problème tant bien que mal. Ce matin ce fut un peu plus difficile.

À la base une mise à jour qui signale un problème de dépendance (extrait du log de mise à jour automatique) :

The following packages will be upgraded:
  libmysqlclient18 mysql-common 
2 packages upgraded, 0 newly installed, 0 to remove and 0 not upgraded.
Need to get 728 kB of archives. After unpacking 3406 kB will be used.
The following packages have unmet dependencies:
 libmariadbclient18 : Depends: libmysqlclient18 (= 5.5.41+maria-1~wheezy) but 5.5.43-0+deb7u1 is to be installed.
The following actions will resolve these dependencies:
Remove the following packages:              
1)     libmariadbclient18                        
2)     mariadb-client-5.5                        
3)     mariadb-client-core-5.5                   
4)     mariadb-server                            
5)     mariadb-server-5.5                        
6)     mariadb-server-core-5.5                   
     Leave the following dependencies unresolved:
7)     phpmyadmin recommends mysql-client        

The following packages will be REMOVED:
  libmariadbclient18{a} mariadb-client-5.5{a} mariadb-client-core-5.5{a} 
  mariadb-server{a} mariadb-server-5.5{a} mariadb-server-core-5.5{a} 
The following packages will be upgraded:
  libmysqlclient18 mysql-common

Et là comme vous le voyez c’est le drame, MariaDB est désinstallé

En cherchant un peu, je suis tombé sur cette note sur le site de MariaDB traitant justement de soucis de dépendances sur Debian et Ubuntu.

J’ai donc suivi les instructions avec quelques adaptations. Tout d’abord la version 5.5.32 n’ést plus en ligne sur le serveur FTP indiqué, il faut prendre la 5.5.42. Jj’ai mis en commentaires les dépôts standards de MariaDB puis ajouté la ligne suivante dans mon fichier sources.list :

deb http://ftp.osuosl.org/pub/mariadb/mariadb-5.5.42/repo/debian wheezy main

Ensuite un apt-get update pour mettre à jour le catalogue des packages. À ce stade-là, il n’est toujours pas possible de réinstaller MariaDB:

# apt-get install mariadb-server mariadb-client
Reading package lists... Done
Building dependency tree       
Reading state information... Done
Some packages could not be installed. This may mean that you have
requested an impossible situation or if you are using the unstable
distribution that some required packages have not yet been created
or been moved out of Incoming.
The following information may help to resolve the situation:

The following packages have unmet dependencies:
 mariadb-client : Depends: mariadb-client-5.5 (= 5.5.42+maria-1~wheezy) but it is not going to be installed
 mariadb-server : Depends: mariadb-server-5.5 (= 5.5.42+maria-1~wheezy) but it is not going to be installed
E: Unable to correct problems, you have held broken packages.

Je suis les instructions du scénario 2 du tutoriel avec :

#apt-get install   libmysqlclient18=5.5.42+maria-1~wheezy   mariadb-client-5.5=5.5.42+maria-1~wheezy   mariadb-client-core-5.5=5.5.42+maria-1~wheezy
Reading package lists... Done
Building dependency tree       
Reading state information... Done
The following extra packages will be installed:
  libmariadbclient18
Suggested packages:
  libterm-readkey-perl
The following NEW packages will be installed:
  libmariadbclient18 mariadb-client-5.5 mariadb-client-core-5.5
The following packages will be DOWNGRADED:
  libmysqlclient18
0 upgraded, 3 newly installed, 1 downgraded, 0 to remove and 0 not upgraded.
Need to get 7649 kB of archives.
After this operation, 24.6 MB of additional disk space will be used.
Do you want to continue [Y/n]? Y
Get:1 http://ftp.osuosl.org/pub/mariadb/mariadb-5.5.42/repo/debian/ wheezy/main libmysqlclient18 i386 5.5.42+maria-1~wheezy [2924 B]
Get:2 http://ftp.osuosl.org/pub/mariadb/mariadb-5.5.42/repo/debian/ wheezy/main libmariadbclient18 i386 5.5.42+maria-1~wheezy [836 kB]
Get:3 http://ftp.osuosl.org/pub/mariadb/mariadb-5.5.42/repo/debian/ wheezy/main mariadb-client-core-5.5 i386 5.5.42+maria-1~wheezy [1708 kB]
Get:4 http://ftp.osuosl.org/pub/mariadb/mariadb-5.5.42/repo/debian/ wheezy/main mariadb-client-5.5 i386 5.5.42+maria-1~wheezy [5102 kB]
Fetched 7649 kB in 5s (1508 kB/s)             
dpkg: warning: downgrading libmysqlclient18:i386 from 5.5.43-0+deb7u1 to 5.5.42+maria-1~wheezy
(Reading database ... 28653 files and directories currently installed.)
Preparing to replace libmysqlclient18:i386 5.5.43-0+deb7u1 (using .../libmysqlclient18_5.5.42+maria-1~wheezy_i386.deb) ...
Unpacking replacement libmysqlclient18 ...
Selecting previously unselected package libmariadbclient18.
Unpacking libmariadbclient18 (from .../libmariadbclient18_5.5.42+maria-1~wheezy_i386.deb) ...
Selecting previously unselected package mariadb-client-core-5.5.
Unpacking mariadb-client-core-5.5 (from .../mariadb-client-core-5.5_5.5.42+maria-1~wheezy_i386.deb) ...
Selecting previously unselected package mariadb-client-5.5.
Unpacking mariadb-client-5.5 (from .../mariadb-client-5.5_5.5.42+maria-1~wheezy_i386.deb) ...
Processing triggers for man-db ...
Setting up libmysqlclient18 (5.5.42+maria-1~wheezy) ...
Setting up libmariadbclient18 (5.5.42+maria-1~wheezy) ...
Setting up mariadb-client-core-5.5 (5.5.42+maria-1~wheezy) ...
Setting up mariadb-client-5.5 (5.5.42+maria-1~wheezy) ...

Je peux maintenant à nouveau installer MariaDB avec :

# apt-get install mariadb-server mariadb-client

Je dois indiquer le mot de passe du compte root de MariaDB (je remet le même que celui existant, important !). L’installation reprend alors les bases existantes et tout refonctionne. J’ai ensuite remis les dépôts standards.

deb http://mariadb.biz.net.id/repo/5.5/debian wheezy main
deb-src http://mariadb.biz.net.id/repo/5.5/debian wheezy main

Un upgrade me signale cependant

# apt-get -V upgrade
Reading package lists... Done
Building dependency tree       
Reading state information... Done
The following packages have been kept back:
   libmysqlclient18 (5.5.42+maria-1~wheezy => 5.5.43-0+deb7u1)
0 upgraded, 0 newly installed, 0 to remove and 1 not upgraded.

J’en reste là pour l’instant bien que la situation ne me semble pas encore très saine. Si vous avez des idées, ou déjà rencontré le problème, merci pour vos suggestions et commentaires.

[Mise à jour 15/04/2105]

Ce matin à nouveau Cron-Apt a procédé à la mise à jour « desinstalatrice ». J’ai laissé les dépôts de la version 5.5.42. Cependant un apt-get -V update me signale toujours un problème de version de librairie pour libmysqlclient18


Réagir à cet article

Article original écrit par Philippe Scoffoni le 19/04/2015. | Lien direct vers cet article

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons BY à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).

.


Powered by Planet!
Mise à jour: Le 25 April 2015 à 14:03:48