Promouvoir et défendre le logiciel libre

25 July 2016

april.png Nouvelles April

Revue de presse de l'April pour la semaine 29 de l'année 2016

Le 25 July 2016 à 17:06:44

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 29

[next51.net] SAIP l'application d'alerte sur iPhone et Android qui ne convainc personne

Par Next 51, le samedi 23 juillet 2016. Extrait:
> Lancée à l'occasion de l'Euro 2016 début juin dernier, l'application d'alerte SAIP sert à compléter l’éventail des dispositifs d’alerte (signalétique urbaine, information diffusée oralement sur le terrain par les forces de sécurité ou via les médias, réseaux sociaux ...).
Lien vers l'article original: http://www.next51.net/SAIP-l-application-d-alerte-sur-iPhone-et-Android-qui-ne-convainc-personne_a13685.html

[Le Monde.fr] Snowden présente une coque d’iPhone antisurveillance

Par la rédaction, le vendredi 22 juillet 2016. Extrait:
> Le prototype, développé avec le hackeur Andrew Huang, doit permettre de savoir si un téléphone émet des ondes à l’insu de son utilisateur.
Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/07/22/snowden-presente-une-coque-d-iphone-anti-surveillance_4973611_4408996.html

Et aussi:
[Numerama] Snowden présente une coque anti-surveillance pour iPhone
[Next INpact] Le projet Tor a élu un nouveau comité de direction

Voir aussi:
Position de l'April sur la surveillance généralisée

[Les Echos] Le code open source pour les… enfants!

Par Grégory Becue, le jeudi 21 juillet 2016. Extrait:
> Les nouvelles générations sont les plus connectées au monde. Élevées dès leur plus jeune âge par les nouvelles technologies, leur doudou n’est autre qu’Internet, Facebook ou Snapchat. Aujourd’hui, la question de l’apprentissage du code devient donc une évidence. Mais pour parvenir à démocratiser la programmation, tant pour les grands que pour les petits, l’open source est la condition sine qua non par laquelle passer.
Lien vers l'article original: http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-159100-le-code-open-source-pour-les-enfants-2015962.php

[Next INpact] Windows 10: pourquoi la CNIL met en demeure Microsoft

Par Marc Rees, le jeudi 21 juillet 2016. Extrait:
> De nombreux manquements à la loi Informatique et Libertés de 1978. Voilà le reproche qu’a adressé hier en fin de journée la CNIL à Microsoft, et son système d’exploitation Windows 10. L’éditeur a trois mois pour corriger le tir, avant une possible sanction.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/100719-windows-10-pourquoi-cnil-met-en-demeure-microsoft.htm

Et aussi:
[Numerama] Microsoft gagne en justice pour mieux protéger les données des Européens

[Les Echos] Le logiciel libre doit passer de la réussite technologique au succès économique

Par Sebastien Dumoulin, le mercredi 20 juillet 2016. Extrait:
> Les Gafa ont popularisé l’open source, cependant les entreprises qui vivent du logiciel libre restent rares. Avec l’émergence du cloud et du Big Data, des start-up se sentent pousser des ailes.
Lien vers l'article original: http://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/0211139278397-le-logiciel-libre-doit-passer-de-la-reussite-technologique-au-succes-economique-2015476.php

[LeMagIT] Inria construit la grande bibliothèque mondiale du code source

Par Sophy Caulier, le mardi 19 juillet 2016. Extrait:
> Le projet Software Heritage a l'ambition de collecter et d'organiser le patrimoine logiciel mondial. Démarrée il y a déjà un an et demi, cette initiative veut être une gigantesque bibliothèque du code source. Le projet initié par Inria a déjà reçu plusieurs soutiens dont le premier de Microsoft.
Lien vers l'article original: http://www.lemagit.fr/actualites/450300582/Inria-construit-la-grande-bibliotheque-mondiale-du-code-source

[Journal du Net] Loi pour une République numérique: ce qui va changer

Par Gregoire Ducret, le lundi 18 juillet 2016. Extrait:
> La version finale du projet de loi pour une République numérique a été décidée le 29 juin. Quels en seront les impacts concrets pour les entreprises? Réponses croisées de l'homme d’affaires et président de l'Acsel Cyril Zimmermann et de l'avocat Eric Barbry.
Lien vers l'article original: http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/64845/loi-pour-une-republique-numerique---ce-qui-va-changer.shtml

Voir aussi:
Projet de loi numérique: des codes sources communicables sous conditions et des logiciels libres simplement encouragés

[MacGeneration] La police lituanienne va augmenter ses salaires en virant Microsoft

Par Nicolas Furno, le lundi 18 juillet 2016. Extrait:
> La police lituanienne a abandonné les produits Microsoft dans ses commissariats. À la place de Windows, ses ordinateurs tournent désormais sous Ubuntu et à la place de la suite bureautique Office, c’est LibreOffice qui a succédé.
Lien vers l'article original: http://www.macg.co/ailleurs/2016/07/la-police-lituanienne-va-augmenter-ses-salaires-en-virant-microsoft-94967

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

xcartron.png Xavier CARTRON

Test de syncthing

Le 25 July 2016 à 14:06:55

Syncthing permet de syncroniser ses documents sur plusieurs machines. Il m'a convaincu par sa facilité d'utilisation, et ses nombreux clients. Ainsi, je peux disposer de mes documents sur windows (au travail), sur mes PC Linux (Android si vous avez un ordiphone) et sur OpenBSD. J'ai toujours sous la main ma solution ssh+rsync avec mon serveur, mais qui reste peu pratique sur les ordinateurs des collèges où je bosse.

Pour télécharger un client syncthing, il suffit de cliquer sur le lien voulu en page d'accueil : https://syncthing.net/ .

J'ai choisi le client pour OpenBSD 64 bits (of course).

wget https://github.com/syncthing/syncthing/releases/download/v0.14.0/syncthing-openbsd-amd64-v0.14.0.tar.gz
tar xvzf syncthing*.tar.gz
cd syncthing*
./syncthing

Et là, comme par magie, on voit apparaître une jolie page web dans notre navigateur préféré (firefox bien sûr). :

Si on clique sur "Ajouter un dossier", on a tout le nécessaire sous la main. C'est en français, c'est clair, chouette :)

Je vous laisse consulter le guidre (très) complet pour plus d'infos :
https://docs.syncthing.net/intro/getting-started.html .

Je vais voir dans le temps comment ça se comporte, si ce n'est pas trop long de récupérer les fichiers à chaque fois, et si ça vaudrait la peine de faire tourner une instance sur mon serveur. Peut-être l'avez-vous déjà testé davantage?

24 July 2016

Frederic BEZIES

Mate Desktop sur Archlinux : une histoire qui est en train de mal finir ?

Le 24 July 2016 à 13:13:28

Je suis repassé durant le courant de la semaine sur Xfce 4.12, en passant par la compilation du paquet AUR thunar-git pour corriger un bug des plus laxatifs en relation avec le copier / coller dans le gestionnaire de fichiers. Bug tué en juillet 2015, et apparemment non rétroporté sur le paquet pour Archlinux, bien qu’un bug soit ouvert.

J’étais passé à Mate-Desktop après un article concernant Mate-Desktop 1.13.x en version gtk3 en février 2016. J’avais été tellement conquis que j’avais migré mes trois machines vers Mate Desktop à l’époque. J’escomptais à la sortie de Mate Desktop 1.14 faire utiliser les paquets officiels. Mais Martin Wimpress, qui était le mainteneur officiel de l’environnement pour Archlinux, est parti pour se concentrer sur un projet important : Ubuntu Mate.

J’ai donc décidé de migrer vers des paquets de Mate-Desktop 1.14.x en gtk3 compilé maison. Depuis le mois d’avril 2016, toujours aucune nouvelle du port de Mate Desktop 1.14. Pour une distribution GNU/linux qui se veut en « flux constant » et donc toujours à la pointe côté logiciels, c’est l’ennuyeuse exception à la règle. Même la Manjaro Linux propose une ISO avec Mate Desktop, bien que basée sur du code « instable » depuis le mois de mai 2016.

En juin 2016, j’avais mis à jour l’article du mois de février 2016 en montrant une version 1.15.x de l’environnement. Celle qui finira par donner en septembre (ou fin août ?) la version 1.16. Il y a bien des projets de ports de Mate Desktop 1.14 pour Archlinux, mais rien pour rafraichir la version officielle.

Celui d’Eadrom, qui n’a pas bougé depuis début juillet 2016. Celui de xpander69, mais qui ne propose que gtk2. Enfin, il y a un effort sur AUR pour proposer des paquets pour la version de développement de Mate Desktop, maintenu par nicman23.

Autant dire que c’est vraiment la mouise au cube. Je me demande ce qu’attendent les mainteneurs d’Archlinux pour être réalistes et rétrograder Mate-Desktop dans AUR.

Ce serait une mauvaise nouvelle pour les utilisateurs de Mate-Desktop, mais au moins, cela aurait le mérite d’arrêter de laisser pourrir sur pied une version obsolète de l’environnement dans le dépot Community.

Même si Xfce se développe au rythme d’une tortue rhumatisante à trois pattes en ce moment et modulo cette censurée de bug à la mords-moi l’appendice caudal dont j’ai parlé plus haut, cela reste utilisable.

Je ne regrette pas les quelques semaines passées sous Mate-Desktop, mais il faut savoir cesser rester réaliste. Je n’ai pas l’intention de changer de distribution GNU/Linux à cause de mon environnement de bureau. C’est pour cela qu’à compter du tutoriel d’installation du mois d’août 2016 et jusqu’à nouvel ordre, Mate-Desktop sera absent de ses pages.

xcartron.png Xavier CARTRON

Mon premier article

Le 24 July 2016 à 09:52:38

Éditez-moi

Philippe SCOFFONI

La saison des forks, après Owncloud, Seafile

Le 24 July 2016 à 08:41:22

Seafile partage de fichiers en ligneJ’avoue que cela en devient presque comique. Après le fork d’Owncloud, voici celui de Seafile, une autre solution de stockage de fichiers en ligne. La rupture intervient cette fois entre Seafile Ltd et Seafile Gmbh.

Les deux structures ont chacune publié leur version des faits. Voici celle de Seafile Ltd et celle de Seafile Gmbh.

De ce que je comprends rapidement de la petite histoire, Seafile Gmbh a été créée après Seafile Ltd et avec l’aide de cette dernière. Seafile Gmbh aligne une longue série de doléances dont celle de l’augmentation des tarifs de support, 400 % annoncent-ils.

De son côté Seafile Ltd aligne également quelques griefs vis-à-vis de son clone allemand avec un dépôt de la marque Seafile aux USA, le non-versement du pourcentage de commission prévu, etc..

Je pense que tout cela va partir en gros « fight » entre avocats et juge à qui je laisse le soin de démêler l’affaire. Les utilisateurs « finaux » risquent d’avoir quelques sueurs sur la suite des événements.

Personnellement, je trouve ce fork très « instructif ». Je n’ai pas de soucis pour que l’on vienne m’expliquer les avantages du modèle d’éditeur de logiciel libre. Ce modèle a des avantages indéniables, mais aussi des faiblesses communes, oserais-je dire, à celles du logiciel propriétaire, également soumis au jeu du business et de ses coups bas.

Tout ceci me ramène à de vieux articles sur le sujet comme celui-ci évoquant des bisbilles entre deux sociétés françaises éditrices de logiciels de messageries collaboratives. Déjà à l’époque je pointais du doigt les différences de modèle et la stabilité potentielle qu’ils pouvaient offrir sur le long terme.

Y’a-t-il un bon et un mauvais modèle ? Communautaire vs éditeur ? Je ne pense pas, c’est comme les logiciels, il y a celui qui répond à mon besoin et à mes attentes. C’est tout l’intérêt de bien les comprendre, pour faire vos choix en toute connaissance de cause. Des deux côtés vous aurez à subir des inconvénients et bénéficier d’avantages. A vous de choisir ceux qui vous conviennent le mieux et ceux que vous pensez le mieux servir vos choix et vos orientations. C’est presque comme choisir le modèle de société que vous voulez pour demain.


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Article original écrit par Philippe Scoffoni le 24/07/2016. | Lien direct vers cet article

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons BY à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).

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22 July 2016

april.png Nouvelles April

Loi « pour une République numérique » : quelles avancées ? quelles limites ? Un retour des acteurs associatifs

Le 22 July 2016 à 13:15:36

23 Juillet 2016 - 14:00
23 Juillet 2016 - 15:30

La radio Libre@Toi réunit samedi 23 juillet 2026 de 14h à 15h30 des représentants d'associations étant intervenues au cours de l’adoption de la loi « pour une République numérique », dont l'April, pour débattre ensemble et répondre aux questions du public, sur place et en ligne.

Les détails sont en ligne et pour écouter la radio samedi rendez-vous sur le site de la radio.

Frederic BEZIES

En attendant l’arrivée d’une « Ubuntu Lumina Desktop » ou d’une ISO communautaire pour la Manjaro Linux, à quoi ressemble ce nouvel environnement de bureau ?

Le 22 July 2016 à 13:00:17

Vous ne connaissez pas Lumina Desktop ? C’est un environnement basé sur QT5, tout comme LXQt ou encore Plasma, mais qui utilise comme gestionnaire de fenêtre fluxbox.

Développé par les équipes de PC-BSD, c’est un environnement qui se veut léger. Le code pour la version 1.0 ayant été gelé le 8 juillet 2016, j’ai eu envie de faire « mumuse » avec cet environnement qui se veut minimaliste. Selon l’article qui annonce le gel du code, la date visée pour la publication de la version 1.0.0 est la mi-août 2016.

Pour tester le dit environnement, je suis parti d’une base Archlinux avec un Xorg préinstallé. Il existe un paquet pour Lumina Desktop 0.8.8 – au moment où je rédige cet article, le 22 juillet – donc sérieusement obsolète. Une version git dont il faut corriger légèrement le PKGBUILD nous permet d’accéder à une version presque 1.0.0.

Dans ma machine virtuelle dédiée, j’ai modifié le PKGBUILD en commentant la ligne suivante :

$srcdir/lumina/libLumina/make-linux-distro.sh Debian

Pour avoir la gestion du réseau, j’ai rajouté dans la ligne depends le paquet networkmanager-qt. Enfin, j’ai modifié la ligne du qmake-qt5 en rajoutant « QMAKE_CFLAGS_ISYSTEM= » ce qui donne au final :

qmake-qt5 QMAKE_CFLAGS_ISYSTEM= PREFIX="/usr" QT5LIBDIR=/usr/lib/qt

J’ai rapporté le correctif le 1er juillet 2016, mais le mainteneur semble s’en préoccuper autant que de sa première couche-culotte.

J’ai donc fini avec la commande magique :

makepkg -si

Il faut noter que l’utilisation du thème d’icones oxygen fait récupérer une partie non négligeable de Plasma 5.x… Juste 84 paquets pour un peu plus de 336 Mo.

lumina002

Ensuite, en post-installation, j’ai rajouté compton, xterm, pavucontrol et numlockx. La partie marrante a été de rajouter les traductions. Par défaut, l’environnement est en anglais. Il faut passer par un autre dépot git, lumina-i18n.

Je n’ai lancé la session graphique qu’après la création des traductions. Cette dernière est sympathique. Il faut commencer par cloner le dépot git.

git clone https://github.com/trueos/lumina-i18n.git
cd lumina-i18n

Il faut ensuite modifier le fichier mkrelease.sh dans le répertoire scripts. En effet, pour archlinux, l’exécutable lrelease ne se trouve pas dans /usr/local/lib/qt5/bin/lrelease mais dans /usr/bin/lrelease.

Une fois la ligne correspondante modifiée, on peut lancer la génération des traductions via le script mkrelease.sh


cd scripts
./mkrelease.sh
cd ..

On crée le répertoire où seront stockés les traductions :

sudo mkdir /usr/share/lumina-desktop/i18n
sudo tar xvf dist/lumina-i18n.txz -C /usr/share/Lumina-desktop/i18n

J’ai ensuite lancé sddm tout en définissant auparavant un clavier en français :


sudo localectl set-x11-keymap fr
sudo systemctl start sddm

Une fois déconnecté et reconnecté, on se retrouve avec un lumina dans la langue de l’utilisateur. Du moins, si tout s’est bien passé. Le gros problème de l’environnement, outre sa jeunesse, c’est la légèreté de la logithèque disponible.

Pour compléter la logithèque, j’ai rajouté Qupzilla, LibreOffice, pulseaudio, sans oublier qps pour avoir un gestionnaire de tâches. Je n’ai pas réussi à obtenir une icone pour le réseau. Sûrement un bug de jeunesse, car nm-applet a beau être présent, l’outil de configuration Lumina refuse de l’activer.

Lumina Desktop est un peu comme LXQt, et les deux sont vraiment encore trop incomplets pour proposer un environnement léger basé sur QT5. Un des points faibles est le gestionnaire de fichiers, rudimentaire. Mis à part cela, pour une première version d’un environnement écrit depuis la feuille blanche, le résultat est intéressant…

Il est presque certain qu’il y aura des bonnes âmes pour proposer soit une ISO basée sur Ubuntu, soit sur la Manjaro Linux avec Lumina Desktop… Au moins, vous aurez pu voir avec cette vidéo une version à peu « brute de décoffrage » de l’environnement !

21 July 2016

jzimmermann.png Jérémie ZIMMERMANN

French State of Emergency: Overbidding Mass Surveillance

Le 21 July 2016 à 12:04:32

Paris, 21 July 2016 — Once again. The State of Emergency in France has been extended until January. In reaction to violence shaking the country and with the presidential election of 2017 only a few months away, political leaders are indulging an ignominious orgy of security-driven policy. Not satisfied with merely prolonging the state of emergency, lawmakers have also amended the 2015 Intelligence Act passed last year to legalize domestic mass surveillance.

It is hard to believe that only 48 hours have passed since the bill was sent to the French National Assembly. With incredible speed, in the middle of summer, the Committee on Legal Affairs of the French Senate has given carte blanche to rapporteur Michel Mercier (UDI - centre-right wing and former Minister of Justice) to erase so-called "rigidities" in the Surveillance Law adopted last year.

The provision, much criticised during the parliamentary debates at that time, provides for real-time scanning the connection data of individuals suspected of terrorist activities.

As soon as of the November attacks, with ink on the Surveillance Law not yet dry, an official for the Ministry of Interior was explaining that with lightened oversight procedures, "by cross-referencing data with an already-known very powerful algorithm, we could be able to monitor those 11 700 persons [in the terrorist watchlist] in real time"1.

Then, again according to Le Monde, during the previous National Council of Intelligence last January, the decision was taken to "put under surveillance all the communication data of the 11 700 persons with a S-File linked with radical islamism".

Until now, this form of surveillance targeted only individuals who had been "identified as a [terrorist] threat". But now, in accordance with this amendment, the code of national security stipulates that an individual has to merely be identified as "likely to be related to a threat" or to belong to "the entourage" of individuals "likely related to a threat", to have his or her metadata analysed in real time, and for four months, by intelligence services.

Despite the vagueness of the legalese, it is fairly clear that several dozens, hundreds or even thousands of persons are directly concerned, rather than just the 11 700 individuals who are already on the "S" watchlist. This severe extension of the scope of this provision is all the more shocking considering that in late May, testifying before the parliamentary investigation committee on 2015 terrorist attacks, François Delon, president of the CNCTR, said that this technique [of surveillance in real time] " was beginning to be applied, but only on a small group of people." He also repeated that the number of interceptions of communications (real time surveillance of both metadata and content of communications) was much lower than the authorised quota of 2700 individual and simultaneous wiretaps (covering both telephone and Internet lines and including all the duties of intelligence agencies, not just terrorism). Delon then insisted that the quota was "sufficient".

And yet there we are. Two months later, in less than 48 hours and without any real debate, the provision that was supposed to be a relatively targeted measure brutally shifts towards large-scale, suspicionless surveillance. In the short run, it feeds the political strategies of a few irresponsible people seeking exposure. In the long run, it could come to epitomise the mismanagement of security and methodical destruction of the rule of law, to which nearly all parliamentarians consented to vote in the past two years.

Besides prolonging the state of emergency, the law as adopted also changes the regulations on house searches for digital data. Censured after a decision of the French Constitutional Council last February, those searches can now resume (without anyone knowing what will happen to the enormous data collected during the first three months of the state of emergency).

Tuesday evening, as an anchor on a news channel was asking a representative of far-right party (not short on crazy proposals) whether carrying fire guns should be legalised "for all citizens", MP Isabelle Attard was uttering these words at the National Assembly:

We have witnessed, since the night of Thursday to Friday, a security-driven overbid as we have never seen before. It has been a race to the more months of state of emergency prolongation, all the way up to making it permanent. More weapons, more war, more mass surveillance, more prison, more preventive confinement, more internment camps.

The minutes of the debate reports that to this sentence, "several MPs from The Republicans (conservative party)" answered: "So what?".

So? So we repeat what Philippe Aigrain wrote here on Tuesday: that those who want to resist the mechanics of violence will have to "keep ploughing the soil of the possible, while it is the very idea of politics that others are burying."

  • 1. See the anonymous official source quoted in the article of the French newspaper, Le Monde on the 19 November.

20 July 2016

Carl Chenet

Tribulations d’une migration depuis WordPress.com

Le 20 July 2016 à 22:01:28

wordpress-evil

Depuis quelques temps, la nécessite de renouveler l’infrastructure de mon blog se faisait de plus en plus pressante. Le billet d’aujourd’hui évoque les tribulations autour de cette aventure/galère/pt1cable et la nouvelle infrastructure du blog en espérant que cela puisse servir de leçon à d’autres tentés par l’aventure.

1. Pourquoi

Mon blog était clairement vieillissant. Hébergé chez WordPress.com, il devenait mystérieusement de plus en plus long à charger. Étant un client payant chez WordPress.com, j’étais donc fortement insatisfait du service, mais j’ai mis beaucoup trop de temps à me décider à corriger le problème. Pourquoi ? La raison principale est que j’avais souscrit mon nom de domaine carlchenet.com chez WordPress.com.

Une migration de DNS d’un hébergeur vers un autre ? Rien de plus facile se dit le néophyte. Mais quand tout faire pour compliquer la tâche au client fait qu’il se décourage de partir, c’est donc un outil de monétisation. Et là les ennuis commencent.

2. L’option existe dans l’interface, ça va être simple

Je commence donc à regarder via l’interface d’administration WordPress de mon blog comment transférer ma zone DNS. L’option existe. Cool, ça va être vite réglé. HAHAHA.

fuyez

Plein de bonnes volontés je suis les différentes étapes indiquées dans leur documentation. À la fin on me signale qu’un e-mail de confirmation va être envoyé à l’adresse de contact de la zone DNS. Ok, envoie.

Une semaine plus tard et tel un poisson rouge, je constate de nouveau la lenteur de mon blog. Je rage de nouveau et je me souviens que j’ai jamais reçu le fameux e-mail. J’enquête donc et constate que j’ai une erreur dans l’adresse e-mail de contact de ma zone DNS. Je corrige via l’interface de WordPress, attend une journée, et redemande l’envoi du fameux e-mail de confirmation de transfert de la zone. Pause pop-corn.

Plusieurs mois plus tard, je pète de nouveau un câble face à la lenteur de mon blog que je commence à délaisser car je n’arrive pas à le faire évoluer. Je plante des couteaux dans une poupée vaudou à l’effigie de WordPress.com et j’ouvre un ticket auprès de leur support. On me recontacte sous 24 ou 48 heures.

24 heures plus tard, la personne du support WordPress.com identifie le problème : il y a une erreur dans l’adresse de contact de ma zone DNS. Merci, c’est en effet l’un des problèmes, mais le principal est que je ne peux pas la changer moi-même. J’en informe cette personne qui me dit qu’elle revient vers moi.

24 heures plus tard, le support m’annonce que l’adresse a été changée. Très bien ! Enfin ! Je me connecte à l’interface pour renvoyer le fameux e-mail contenant le code de transfert.

Plusieurs heures plus tard je reçois l’e-mail en question qui me demande une confirmation de ma volonté d’effectuer cette manoeuvre et le fameux code de transfert. Je commande un transfert de zone chez OVH qui me demande le fameux code et se met en attente du retour du serveur DNS de WordPress.com.

Je reçois un e-mail de WordPress.com qui m’annonce qu’ils sont très tristes de me voir partir (surtout mon abonnement mensuel) et pour me donner un délai de réflexion, vont m’infliger 4 jours d’attente pour annuler au cas où, comme si ça n’était pas déjà suffisamment compliqué comme procédure. Je passe au fusil à pompe sur la poupée vaudou pour prendre mon mal en patience.

4 jours plus tard et la date annoncée dans l’e-mail expirée, j’ouvre une nouvelle demande au support WordPress.com pour leur préciser que, bon, j’ai décidé de me barrer, j’ai confirmé 20 fois, j’en suis à deux demandes de support et ça commence à bien faire, en fait. 24 heures plus tard, sans réponse du support, je reçois enfin la confirmation de transfert de la zone et au même moment la confirmation d’OVH qu’ils ont bien rapatrié ma zone.

L’e-mail final de WordPress.com est hilarant :

Dear Carl Chenet,

We're sorry you transferred your domain name(s) away from WordPress.com.
We are committed to providing quality services and products
and hope that we met your needs.

Tout cela est au final un peu trop long et un peu trop fastidieux.

3. Le nouveau blog WordPress avec un certificat Let’s Encrypt

Sur mon serveur propulsé par une Debian Jessie, j’ai donc installé un blog WordPress en version 4.5.3 avec deux plugins : l’importateur WordPress et WP-Super-Cache. J’ai fait pointer le cache généré par ce plugin vers un tmpfs sur mon serveur afin que le cache du blog soit donc en RAM. Et ça bourrine ! Bien, le principal problème qui a entraîné la migration est donc résolu.

Mon ancien blog WordPress de WordPress.com proposant une fonctionnalité de migration. Migrer les données a donc été un jeu d’enfant. Que ce soit donc bien clair, je n’ai rien à reprocher au moteur de blog WordPress, c’est plutôt avec la société commerciale WordPress.com que j’ai eu du mal.

letsencrypt

Niveau certificat SSL et afin d’économiser quelques euros par an, je décidais de mettre en place les certificats Let’s Encrypt avec un renouvellement automatique. Rien de plus facile avec le programme client de Let’s Encrypt certbot présent dans les dépôts officiels backports de Debian. Installer certbot est aussi simple que de taper la commande suivante sur votre serveur :

# apt-get install python-certbot-apache -t jessie-backports

La documentation officielle de Certbot est on ne peut plus limpide et vous est présentée en fonction de votre système d’exploitation et votre serveur Web. Le renouvellement automatique se fait à l’aide d’un cron installé automatiquement et se lançant tous les jours pour vérifier la validité de votre certificat.

4. Les leçons à retenir

Lorsqu’on souscrit à un moteur de blog, la première vérification doit être pour le système d’import/export de vos données. Cela va lourdement vous handicaper si vous souhaitez changer de moteur de blog. Avec WordPress, j’étais tranquille à ce niveau-là.

Ma grande erreur a été de sous-estimer le risque lié à mon nom de domaine. Aveuglé par l’offre faite pour coupler le moteur de blog et le nom de domaine, je me suis retrouvé très dépendant de WordPress.com pour migrer vers un autre système de blog. Il aurait donc fallu souscrire ma zone DNS chez un autre prestataire indépendant de celui gérant le moteur de blog.

Enfin cette aventure a été un grand décrassage pour moi et l’occasion de reprendre sous mon aile une partie de mes données afin de les présenter à l’aide d’un moteur de blog désormais propulsé via mon infrastructure. Et j’espère de vous faire un retour d’expérience avec quelques leçons à en tirer 😉

Frederic BEZIES

Maintenant que la Slackware Linux 14.2 est sortie, où en est la MLED 14.2 ?

Le 20 July 2016 à 13:25:34

En janvier 2016, je faisais un article sur la MLED 14.2 (encore en cours de développement, et assez proche d’une version alpha). La Slackware Linux 14.2 étant sorti le 1er juillet 2016, j’ai eu envie de voir où en était la future MLED 14.2.

Comme pour l’article du mois de janvier, je tiens à préciser les points suivants :

  1. J’ai décidé de faire cet article sans contacter l’auteur auparavant.
  2. La MLED 14.2 n’est pas encore sortie. On peut dire que la version que je vais présenter est une béta avancée.
  3. La seule version officielle stable au moment où je rédige cet article, c’est la MLED 14.1. C’est clair ?

J’ai donc repris mon article de janvier 2016, en l’adaptant. Mais trève de bavardage, attaquons le vif du sujet.

Comme base de départ, j’ai pris l’ISO DVD de la Slackware Linux 14.2 en 64 bits. Puis mon ami VirtualBox a chauffé pour la suite de l’article.

Une fois la Slackware Linux 14.2 lancée, j’ai commencé par créer un partitionnement classique, cf la capture d’écran ci-après.

Après avoir activé la connexion avec un petit dhcp eth0, j’ai récupéré les tags qui permettent d’installer la sélection de logiciels correspondants à la MLED 14.2. En utilisant wget, cela donne :

cd /tag
wget -c http://www.microlinux.fr/microlinux/desktop-14.2-64bit/tagfiles.tar.gz
tar xvfz tagfiles.tar.gz

J’ai lancé l’installateur avec la commande setup. J’ai monté la partition /dev/sda1 en tant que / et /dev/sda3 en tant que /home.

Ensuite, j’ai demandé une installation depuis le DVD, gardé les groupes par défauts, mais au moment de l’installation, j’ai pris l’option « Tagpath ». Et j’ai indiqué /tag comme chemin d’accès à la liste des logiciels à installer.

Une fois l’installation complétée, j’ai demandé à avoir la console en UTF-8, pris NetworkManager comme gestionnaire de réseau. Les autres réglages comme le fuseau horaire à utiliser ont été définis par la suite.

J’ai fait redémarré la machine virtuelle, et suivant les recommandations de la documentation de la Slackware Linux, j’ai demandé la génération d’un noyau générique, plus léger que le noyau par défaut.

Une fois le système démarré sur le noyau allegé, j’ai cloné le github du projet.

cd
git clone https://github.com/kikinovak/microlinux

L’étape suivante ? En utilisant links, j’ai récupéré la version adapté du greffon slackpkg+, installé avec un petit :

installpkg slackpkg+1.7.0-noarch-1_microlinux.txz

J’ai choisi le miroir de lip6 pour slackpkg, dans le fichier /etc/slackpkg/mirrors.

Étape suivante ? La synchronisation des miroirs et des clés gpg :

slackpkg update
slackpkg update gpg

Comme pour l’article de janvier, j’ai demandé la récupération de deux logiciels, puis j’ai fait mettre à jour la Slackware fraichement installée :

slackpkg install mplayerplug-in recordmydesktop
slackpkg upgrade-all

Une fois tout cela mis en place, j’ai attaqué le gros de l’installation, l’environnement Microlinux.

slackpkg install microlinux-desktop

À la fin, on nous demande s’il faut appliquer les modifications apportées par le dépot. Ça vaut mieux !

J’ai fini en rajoutant un compte utilisateur avec adduser.

Pour avoir des menus configurés aux petits oignons, j’ai lancé le script cleanmenu.sh.

cd microlinux/desktop-14.2-64bit/tools/
./cleanmenu.sh

L’utilisateur créé, j’ai décidé de passer en mode graphique pour rajouter les additions invitées de VirtualBox.

Pour se faire, j’ai entré la commande init 4. Un lxdm m’a accueilli, et j’ai pu me connecter. Attention : par défaut, le clavier est en QWERTY.

La première étape a été de faire passer le clavier en français. Puis j’ai demandé à VirtualBox de récupérer l’ISO des additions invitées. J’ai utilisé le clic droit, puis « ouvrir dans un terminal » de Thunar.

Dans la capture d’écran ci-dessous, vous avez les commandes utilisées pour installer les additions invitées de VirtualBox.

Un redémarrage plus tard, VirtualBox me proposait du plein écran. J’ai donc fait chauffer mon ami Simple Screen Recorder, car Kazam commence à se faire âgé…

Le résultat est vraiment très agréable, même pour une préversion avancée. Les traductions non activées peuvent l’être en un simple clic de souris. L’ensemble est rapide, esthétique.

Le seul gros défaut ? La version ancestrale de Calibre… Mais comme c’est un logiciel qui sort une version toute les semaines ou tous les 15 jours, c’est difficile de suivre le rythme. J’aurai préféré trouver une version 2.x du logiciel. Il y a eu aussi le plantage bizarre de VLC… Ce n’est pas une version finale de la MLED, donc on peut pardonner cela sans trop de problèmes.

Mis à part ce point noir et l’installation qui peut apparaître comme un peu rébarbative, cela reste une très bonne surprise. Je suppose que la version finale de la MLED 14.2 sortira d’ici la rentrée de septembre 2016.

En tout cas, ça change vraiment des palanquées de dérivées pour Ubuntu dont le seul mérite est de changer le fond d’écran et parfois le jeu d’icones.

bsibaud.png Benoît SIBAUD

LinuxFr.org : première quinzaine de juillet 2016

Le 20 July 2016 à 09:44:07

Cinquante-quatrième épisode dans la communication entre les différents intervenants autour du site LinuxFr.org : l'idée est tenir tout le monde au courant de ce qui est fait par les rédacteurs, les admins, les modérateurs, les codeurs, les membres de l'association, etc.

L'actu résumée ([*] signifie une modification du sujet du courriel) :

Statistiques

  • 1658 commentaires publiés (dont 2 masqués depuis)
  • 547 tags posés
  • 157 comptes ouverts (dont 63 fermés depuis)
  • 41 entrées de forums publiées (dont 3 masquées depuis)
  • 24 dépêches publiées
  • 36 journaux publiés
  • 3 entrées dans le système de suivi
  • 1 sondage publié
  • 80 pages wiki publiées (dont 80 supprimées depuis)

Listes de diffusion (hors spam)

Liste linuxfr-membres@ - [restreint]

  • RAS

Liste meta@ - [restreint]

  • [Meta] Seconde quinzaine de juin 2016 [*]

Liste moderateurs@ - [restreint]

  • [Modérateurs] Sites amis
  • [Modérateurs] informations supplémentaires pour la dépêche "Traduction en français des documentations d'ownCloud 9.0"

Liste prizes@ - [restreint]

  • [Prizes] LinuxFr prizes recap du vendredi 8 juillet 2016, 08:26:28 (UTC+0200)
  • [Prizes] LinuxFr.org vous offre un abonnement à GNU/Linux Magazine France !
  • [Prizes] LinuxFr.org vous offre un livre ! [*] (six fois)

Liste redacteurs@ - https://lists.linuxfr.org//wws/arc/redacteurs [public]

  • RAS

Liste team@ - [restreint]

  • [team linuxfr] Spam massif du 1er juillet

Liste webmaster@linuxfr.org - https://lists.linuxfr.org//wws/arc/webmaster [restreint]

  • RAS

Canal IRC adminsys (résumé) -

  • Mises à jour de sécurité diverses
  • Vague de spam et mises en place de contremesures à chaud
  • Discussion autour d'une rencontre houblonnée
  • Sortie de Rails 5
  • Charge CPU anormale ayant nécessité un redémarrage de daemon img
  • Détection d'une configuration antispam erronée ayant bloqué des confirmations de modération
  • Bug résolu côté DNS TuxFamily, rendant possible l'exportation complète de notre zone DNS. Cf https://bugs.vhffs.org/view.php?id=278

Tribune de rédaction (résumé)

  • Plusieurs corrections de section de dépêche post-publication
  • Les corrections/évolutions sur une dépêche sont acceptées par commentaire sur la dépêche ou sur la tribune de rédaction ou par ping par XMPP ou IRC ou par courriel ou …

Tribune de modération (résumé)

  • Gestion du grosse vague de spam (ce qui a conduit à la limitation de la création/modification de pages wiki aux comptes avec un karma supérieur à 20, pas un nouveau compte donc)
  • Une signature tendancieuse évoquée mais jugée plus décridibilisante pour son auteur que pour le site
  • Préparation d'un stand à POSS
  • Gestion des Unes et du logo de deuil

Commits/pushs de code https://github.com/linuxfrorg/

  • RAS

Divers

  • Première diffusion de cette revue de la quinzaine en journal bien accueillie (note de 24)

Lire les commentaires

xcartron.png Xavier CARTRON

Rimworld version A14 m'a fait peur

Le 20 July 2016 à 04:55:08

Rimworld est certainement l'un des jeux les plus intéressants auxquels j'ai pu jouer. À la fois drôle, immersif, il demande aussi de la stratégie. Qui plus est, il est disponible sur Linux sans DRM. L'investissement demandé est rapidement couvert devant la qualité du jeu :) . Ce dernier est sorti en version A14 il y a quelques jours.

Malheureusement, je ne parvenais plus à le lancer dans cette version.

Heureusement, quelqu'un a trouvé l'origine de la solution. Il s'agit d'un bug d'unity 3d (le moteur du jeu), qui est facile à résoudre en ajoutant l'option "-force-opengl" au lanceur.

Le fichier start_Rimworld.sh devient alors :

#!/bin/bash
#Launcher for the Linux version of RimWorld

# cd into the directory containing this script
SCRIPT=$(readlink -f "$0")
DIR=$(dirname "$SCRIPT")
cd "$DIR"

#Getting game executable name.
GAMEFILE=`ls | egrep x86$`

#Checking if OS is 32 or 64 bits and adjusting the game executable name accordingly.
OSVERSION=`uname -m`
if [[ $OSVERSION == "x86_64" ]]
    then GAMEFILE=${GAMEFILE}_64
fi

#Puts the game executable as... executable if not the case.
if [ ! -x $GAMEFILE ]
    then chmod +x $GAMEFILE
fi

#If this is a dev version, we want to activate logs.
#if [[ $GAMEFILE == *Dev* ]]
#    then LOG="-logfile /tmp/rimworld_log"
#    else LOG=""
#fi

#We always want to activate logs
LOG="-logfile /tmp/rimworld_log"

#Locale resetting (important for Ubuntu players who are not native speakers of English) and launching the game.
LC_ALL=C ./$GAMEFILE $LOG -force-opengl

Sinon, c'est l'été, et les vacances du web pour moi. Ça fait un bien fou un retour aux sources, loin des trolls. :)

19 July 2016

Philippe SCOFFONI

Le groupware SOGo change de modèle économique

Le 19 July 2016 à 20:06:58

gorupware SOGoL’annonce vient de paraître et le changement est suffisamment significatif pour que cela mérite une petite news.

SOGo est un logiciel de messagerie collaborative qui se greffe sur une infrastructure traditionnelle de transfert et de stockage d’email comme par exemple le duo Postfix et Dovecot avec un annuaire LDAP pour la gestion des comptes utilisateurs.

Avec SOGo, vous bénéficiez d’un webmail auquel ont été ajoutées des fonctionnalités d’agenda et de gestion de contacts. Ces derniers disposent de fonctions de partage. SOGo c’est aussi des protocoles de synchronisation comme CalDav et CardDav ou encore ActiveSync pour les terminaux mobiles. A cette palette s’ajoute aussi le projet OpenChange qui a pour but de faire croire à Outlook qu’il est en train de discuter avec un serveur Exchange.

Jusqu’à présent pour installer et mettre une installation SOGo, il était possible d’utiliser des dépôts destinés aux principales distributions GNU/Linux du marché : Debian, Ubuntu, CentOS, Red Hat ou encore openSUSE. Ceci pour pas un rond.

Et bien, c’est fini maintenant. Il va falloir payer pour avoir accès aux dépôts un support. Ce modèle économique est similaire à celui de Red Hat ou encore d’autres acteurs de la messagerie collaborative comme BlueMind. Les tarifs sont également connus et s’échelonnent de 700 € par an et par serveur à 9 600 € pour une version « Grand compte » illimitée.

Je pense que pas mal de grosses boîtes vont grincer des dents en lisant cette annonce. Inverse prend potentiellement un gros risque en procédant ainsi. Mais j’imagine qu’elle connaît mieux que quiconque le nombre de téléchargement. Je vous laisse libre d’interpréter ce changement comme bon il vous semble. Je pense que les appréciations iront de « gros enfoirés » à « c’est tout à fait normal ». Je ne porterais pas de jugement en bien ou en mal. Au fond de moi, une petite voix me dit que c’est inévitable et qu’il y va peut-être de la survie de ce projet face à la pression des utilisateurs. Ou alors, nous sommes encore en face d’une inévitable évolution liée au modèle de l’éditeur de logiciel libre.

Je ne suis pas étonné de cette évolution. Le logiciel libre attire de plus en plus d’utilisateurs qui hélas ne comprennent pas le modèle et se contente de n’y voir qu’une opportunité de gratuité sciant sans le savoir la branche sur laquelle ils se sont assis. D’où l’importance de continuer à expliquer et faire comprendre les modèles économiques du logiciel libre si l’on veut que ce dernier ait une chance de continuer d’exister. Et surtout expliquer aux utilisateurs comment financer le logiciel libre et l’aider à se développer dans l’intérêt commun de ceux qui écrivent le code et de ceux qui l’utilisent. Une indispensable synergie souvent faiblement mise en œuvre.

Certe, SOGo reste un logiciel libre. Qui veut et en a les compétences peut se construire les packages nécessaires à son installation. Nous verrons peut-être apparaître dans les mois une version communautaire de SOGo à l’image de CentOS et de Red Hat.

Si je pouvais faire une demande, à Inverse, ce serait de prévoir un prix « ras les pâquerettes » sans support, mais juste avec l’accès aux dépôts et de prévoir une offre « gratuite » pour les organisations d’intérêt général. C’est ce que fait BlueMind en offrant gratuitement l’accès à son offre payante aux associations promouvant les logiciels libres.

Pour la première demande, il semblerait que ce soit déjà mort d’après la liste de discussion SOGo. Pour la deuxième, cela reste à voir, mais j’ai comme un doute…


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Article original écrit par Philippe Scoffoni le 19/07/2016. | Lien direct vers cet article

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons BY à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).

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Frederic BEZIES

OpenMandriva 3.0rc1 : où en est l’acharnement thérapeutique sur le cadavre de la Mandriva Linux ?

Le 19 July 2016 à 17:05:24

Je ne suis pas un grand fan du projet OpenMandriva qui – à mes yeux – est un parasitage du projet qui est le vrai héritier de la Mandriva Linux, j’ai nommé la Mageia.

La dernière fois que je parlais de la OpenMandriva, c’était en mai 2014, pour la sortie de la version 2014.0.

Je concluais l’article ainsi :

Ensuite, y a-t-il un quelconque intérêt à avoir deux distributions qui se battent pour continuer à faire vivre la Mandriva Linux ? Ne serait-il pas mieux de regrouper toutes les énergies sur une distribution unique et déjà bien implantée ? Je n’ai pas la réponse à la question, mais à chaque fois que je vois deux distributions aussi proche dans l’idée comme OpenMandriva Lx et Mageia, je me dis qu’il y a un léger problème quelque part.

Le projet OpenMandriva n’ayant sorti aucune version majeure en 2015, on pouvait penser qu’il allait finir aux abonnés absents, mais il faut se méfier de l’eau qui dort. En effet, sur les notes de publication de la OpenMandriva Lx 3.0rc1, on apprend que les paquets sont recompilés avec LLVM en lieu et place de gcc (pourquoi pas), que Plasma 5.6 remplace le vieillissant KDE SC 4.x, un noyau linux 4.6.4 et qu’il utilise Calamares (le projet développé par Manjaro Linux) pour installer la OpenMandriva sur le disque dur.

J’ai donc téléchargé l’ISO et vérifiée l’intégrité de celle-ci via le fichier sha1sum fourni. J’ai ensuite lancé mon ami VirtualBox pour faire mumuse avec la OpenMandriva.

J’ai lancé Calamares pour installer la distribution. En gardant les options par défaut.

Une fois l’installation terminée et l’ensemble redémarré, j’ai eu au panneau « welcome » qui m’a annoncé que les dépots 32 bits seraient disponible par défaut. Autant dire qu’il faudra faire gaffe lors de l’installation de logiciels complémentaires.

J’ai utilisé le panneau de configuration héritée de la Mandriva Linux pour installer les mises à jour. Une grosse trentaine au final.

J’ai fini en rajoutant les additions invitées de VirtualBox.

J’ai finalement lancé Simple Screen Recorder (Kazam semblant avoir quelques vapeurs liées à sa vieillesse) pour capturer en vidéo de la distribution.

J’ai une impression mitigée avec cette distribution. On a l’héritage de la Mandriva, mais il y a pas mal de choses qui me font tiquer.

  1. La distribution charge une tétrachiée de services au démarrage.
  2. Je suis sûrement une vieille carne, mais la corbeille doit être reprensentée par une icone ressemblant à une corbeille.
  3. Pourquoi conserver le lanceur qui fait penser à l’afficheur d’applications d’Android ?
  4. Pourquoi avoir conservé le son de démarrage de KDE SC 4.x ?
  5. Pourquoi un tel mélange 32 et 64 bits qui peuvent provoquer des emmerdes. Pour Steam ou encore Skype ?
  6. Les doublons inévitables entre le centre de contrôle de Plasma et celui de l’OpenMandriva. C’est aussi vrai pour Mageia.

Il y a cependant des bons points, comme la logithèque traduite en grande partie dès le départ, ou encore un jeu d’icones qui n’est pas insupportable. Mais je me pose la question suivante : est-ce que cette distribution est vraiment utile alors que la Mageia existe depuis plus longtemps que l’OpenMandriva ?

C’est un exemple du gaspillage des ressources entre deux projets qui gagnerait tout à mutualiser leurs forces. Enfin, je dis cela, mais je dis rien.

Le duo (ou duel) Mageia et OpenMandriva montre que le fork, c’est bien, en abuser ça craint ! Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que les théoriciens du logiciel libre auraient bien envie de monter un bûcher pour me faire cramer dessus…

Faites-vous votre propre opinion. À vous de voir si elle diffère ou pas de la mienne exprimé dans cet article.

18 July 2016

april.png Nouvelles April

Revue de presse de l'April pour la semaine 28 de l'année 2016

Le 18 July 2016 à 18:21:57

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 28

[Le Monde Informatique] Collectivités territoriales: Le label libre plus disponible au 1er octobre

Par Didier Barathon, le vendredi 15 juillet 2016. Extrait:
> L'Adullact, avec le soutien de l'Etat et de la DINSIC, propose depuis le 1er juillet aux collectivités territoriales qui le souhaitent de se doter du label Territoire numérique libre pour signifier leur engagement envers les technologies ouvertes. La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 30 septembre.
Lien vers l'article original: http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-collectivites-territoriales-le-label-libre-plus-disponible-au-1er-octobre-65421.html

Et aussi:
[Localtis.info] Territoire numérique libre, un label pour récompenser les collectivités impliquées dans le logiciel libre

Voir aussi:
Lancement du label Territoire Numérique Libre

[ZDNet France] AbulEdu, des logiciels libres pour l'enseignement sauvés par crowdfunding

Par Thierry Noisette, le jeudi 14 juillet 2016. Extrait:
> Créé en 2001 par des enseignants et des informaticiens libristes, cet ensemble d'outils logiciels devrait être pérennisé grâce à une campagne réussie.
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/abuledu-des-logiciels-libres-pour-l-enseignement-sauves-par-crowdfunding-39839724.htm

Voir aussi:
Participez à la campagne de financement participatif pour AbulÉdu

[Les Echos] Pour une Équipe France du numérique

Par Grégory Pascal, le mercredi 13 juillet 2016. Extrait:
> En politique, économie, pour un seul secteur professionnel, il n’existe pas d'"équipe". Une équipe suppose à sa tête un modèle de référence sur lequel on peut, si ce n’est, copier, du moins, compter. Avons-nous donc un leader, capable de créer l’"Équipe France" du numérique qui saura positionner le pays sur les devants de la scène internationale? La question est posée, mais la réponse est loin d’être facile.
Lien vers l'article original: http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-158896-pour-une-equipe-france-du-numerique-2014279.php

[Le Monde.fr] A peine adopté, l’accord Privacy Shield sur les données personnelles est déjà menacé

Par Martin Untersinger, le mercredi 13 juillet 2016. Extrait:
> Le nouveau cadre négocié entre l’Union européenne et les Etats-Unis pour remplacer Safe Harbour pourrait se retrouver bientôt devant la justice.
Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/07/13/a-peine-adopte-l-accord-privacy-shield-sur-les-donnees-personnelles-est-deja-menace_4969020_4408996.html

Voir aussi:
Position de l'April sur la surveillance généralisée

[Prat!que] La loi numérique fait débat

Par Charlotte Jouss, le mardi 12 juillet 2016. Extrait:
> Dans le cadre de la loi Numérique, mercredi 29 juin dernier, la commission mixte paritaire (CMP) composée de 7 députés, 7 sénateurs ainsi que de nombreux membres suppléants, a réussi à mettre en place un accord pour que les administrations encouragent "l’utilisation des logiciels libres et des formats ouverts lors du développement". Celui-ci fait débat.
Lien vers l'article original: http://www.pratique.fr/actu/la-loi-numerique-fait-debat-1563076.html

Et aussi:
[Global Security Mag] Axelle Lemaire à l'heure du bilan (catastrophique) du gouvernement sur le numérique

[Next INpact] Java: Oracle ne veut pas laisser passer la victoire de Google

Par Vincent Hermann, le mardi 12 juillet 2016. Extrait:
> En mai, Google a infligé une défaite retentissante à Oracle. Ce dernier réclamait 9 milliards de dollars pour avoir violé le copyright de Java et s’en être servi pour assurer le succès d’Android. Un juge en a finalement décidé autrement: il s’agit bien d’un cas de fair use. Qu’Oracle conteste à présent.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/100607-java-oracle-ne-veut-pas-laisser-passer-victoire-google.htm

Et aussi:
[Developpez.com] Procès sur les API Java: Oracle ne veut pas s'avouer vaincu et conteste la décision du jury

[Developpez.com] La ville de Grenoble compte faire migrer huit autres écoles sur Linux cette année

Par Olivier Famien, le lundi 11 juillet 2016. Extrait:
> En juin 2015, les autorités de la ville de Grenoble ont présenté leur projet de remplacer les systèmes d’exploitation propriétaires équipant actuellement les appareils dans les écoles de la ville par le système d’exploitation Linux. Quelques mois plus tard, et plus précisément en décembre dernier, la ville de Grenoble a encore annoncé son adhésion à l’association April, ayant pour vocation de défendre et promouvoir les logiciels libres.
Lien vers l'article original: http://www.developpez.com/actu/101131/La-ville-de-Grenoble-compte-faire-migrer-huit-autres-ecoles-sur-Linux-cette-annee-et-prevoit-de-basculer-plusieurs-autres-ecoles-d-ici-2018

[la Croix] «Les communautés du Web collaboratif restent peu visibles du grand public»

Par Julien Duriez, le vendredi 8 juillet 2016. Extrait:
> Cet été, La Croix fait le portrait des communautés des bénévoles de l’Internet libre et collaboratif. En guise d’introduction, entretien avec Dominique Cardon (1). Ce sociologue de la technique, spécialiste des rapports entre nouvelles technologies et mobilisation politique, suit les militants du Web collaboratif depuis leurs débuts.
Lien vers l'article original: http://www.la-croix.com/Sciences/Numerique/Les-communautes-Web-collaboratif-restent-visibles-grand-public-2016-07-08-1200774524

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

jzimmermann.png Jérémie ZIMMERMANN

La Quadrature du Net answers to BEREC EU consulation on Net Neutrality

Le 18 July 2016 à 15:16:34

Paris, 18 July 2016 — Today ends the BEREC consultation on Net Neutrality. This consultation aimed at consulting the people on the guidelines clarifying the implementation of the telecom regulation1. The version sent by La Quadrature du Net is the one written by the FDN Federation, we believe this answer is appropriate and we support its provisions.

La Quadrature du Net would like to stress the following issues raised by the FFDN answer:

  • in section 5, on zero-rating, the approach proposed, based on a clear reading of the Regulation and Directives, is the one which should prevail to protect the end-used free-speech and open society on an open network.
  • in section 7, the questions about how end-users or civil society organisations can protect their rights, about the procedures leading to litigation, are important; LQDN is a civil society organisation which aims to protect citizens rights and liberties in the digital environment, and the absence of those subjects in the present guidelines is worrying.
  • in section 8, the provisions proposed by BEREC to get end-user empowerment are too weak, and we do support the remarks from FFDN requiring stronger tools on this point.

Also, La Quadrature du Net would like to stress its dissatisfaction on the fact that the consultation was only available for English-speaking citizens which severely shrunk the pool of possible participants and hindering the democratic nature of the consultation. Only very few European citizens could participate to this consultation although all of them will be affected by its results. This lead to the creation of a multilingual citizen-lead consultation with the Save The Internet coalition. This consultation gathered nearly half a million comments that will be sent to the BEREC expressing the important interest of EU citizens for this subject.

As stated in one of our press release, the wording of the guidelines and the very obscure procedure sum to the global lack of transparency of this consultation. As La Quadrature du Net was present from the very beginning of the legislative procedure, we regret the lack of transparency of this stage of the procedure.

  • 1. The regulation was adopted on 25 November 2015 and entered into force in April 2016

Again? Op-ed by Philippe Aigrain in the aftermath of the Nice attacks

Le 18 July 2016 à 14:08:24

Paris, 18 July 2016 — La Quadrature du Net publishes an op-ed by Philippe Aigrain co-founder of La Quadrature du Net.

Yet another? But yet another what? One does not even know. Once more tens of people killed, many more injured. Once more, a human being has carried them over towards death and suffering in his trajectory of violence and self-destruction. And both ISIS and most western commentators rush to describe him as the soldier of a cause when one does not even know if and when he discovered it.

But also yet another opportunity for politicians to compete in destroying the values they claim to defend. When the French parliamentary investigation committee on the January and November 2015 attacks has just concluded that putting in place the state of emergency was useless in preventing the repetition of attacks, when President Hollande announced its removal on the morning of July 14th, here it is back. And again ten thousand soldiers are mobilized supposedly to to reassure the population, in reality to install a permanent state of fear. And those politicians who want to conduct the next government overbid by requesting anew the preventive internment of persons classified as "S"1. The word "war" ten times by minute from all mouths. Invoking in parallel the external enemy that is born from the disasters of our previous external policies and an internal enemy that does not exist yet but that one will soon be able to create by following the lessons of our American friends. In short, a huge competition to put in place exactly what those who claim the paternity of the attacks wish most: making our own universe unbearable so it resembles the caricature they draw of it.

What can an organisation like La Quadrature du Net say in such a situation, when it focuses on promoting what can make sense in a world to come, a world that resembles to what is at play already in the practices of many, from all origins. A world where commons are produced and the common good cared for. Where the future paths are considered open if only one asks the right questions, whether about technology, production and consumption models, capability-building for all, freedom and ability to express oneself, or the open debate on what is valuable. We can only repeat that what remains of dignity in Parliament will be measured by the number of votes to reject the state of emergency. What remains of justice and reason in our society will be measured by counting those who refuse to scream "war, war, war" with those who want to be able to say tomorrow that we have no choice but conducting it all out.

And we will keep sowing the seeds of other possible paths while it is the very idea of a polity that our failed politicians bury.

Philippe Aigrain, 18 July 2016

  • 1. Persons who are considered by police and security services as a threat to national security even though they have not been found guilty in court.

Luc DIDRY

Mise à jour de Lufi

Le 18 July 2016 à 12:56:28

Je viens de pous­ser la correc­tion de failles sur Lufi. Pour ceux qui l’ont installé sur leur serveur, mettez à jour rapi­de­ment !

Pour ceux qui utilisent https://demo.lufi.io ou https://frama­drop.org, ces deux instances ont été mises à jour dans la foulée du commit.

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april.png Nouvelles April

La Bulgarie avance vers une informatique plus libre et plus loyale en faveur de l'intérêt général

Le 18 July 2016 à 10:07:59

Le 1er juillet 2016, une série d'amendements à l' « E-governement Act » bulgare de 2007 est entrée en vigueur. Un des articles ainsi créé, le 58a., constitue une véritable avancée en assurant aux administrations de pouvoir librement modifier et partager les logiciels développés pour elles et en créant un dépôt national public pour valoriser ces ressources.

Art. 58a. (Nouveau, applicable au 01/07/2016)
Lors d’appels d’offre techniques et fonctionnels pour les marchés publics visant le développement, la mise à jour ou la mise en oeuvre de systèmes d’information ou de e-services, les autorités administratives doivent inclure les exigences suivantes :
1.Lorsque l’objet du contrat [du marché public] inclut le développement de logiciel :
a) les programmes doivent répondre aux critères des logiciels open-source ;
b) tout droit d’auteur et droit voisin des programmes, du code source, des interfaces et bases de données qui sont produits dans le cadre de la réalisation de l’appel d’offre doivent être livrés dans leur entièreté sans limitation d’utilisation, de modification ni de distribution ;
c) le développement doit être réalisé dans le dépôt maintenu par l’Agence [de « Gouvernance Électronique »] selon les termes de l’article 7c alinéa 18 ;

Traduction réalisée à partir d'une traduction automatisée en anglais du texte intégral

Notons que l'article 65 alinéa 30 de la loi énonce (traduction April) :

 Un « logiciel open-source » est un logiciel dont les codes sources sont disponibles publiquement et gratuitement et sur lesquelles les droits d'accès et de modification sont soumis aux conditions prévues par l'ayant-droit. 

Depuis le 1er juillet 2016, les logiciels développés pour les administrations bulgares doivent respecter des conditions qui permettront l'accessibilité de leurs codes sources, sous des licences qui garantiront ces administrations contre l'enfermement technologique tout en permettant la mutualisation des développements et des ressources. La création d'un dépôt public national dont il est mention au point c) est, dans cette perspective, une initiative très prometteuse.

L'April salue la disposition adoptée par le législateur bulgare sous l'impulsion de Bozhidar Bozhanov, informaticien et conseiller du Vice-Premier ministre bulgare depuis 2015. La comparaison avec le simple encouragement au logiciel libre prévu à l'article 9 ter du projet de loi numérique français, et avec la timide reconnaissance à l'article 1er bis du caractère communicable des codes sources des logiciels des administrations limitée par une exception disproportionnée en cas de risque pour la sécurité des systèmes d'information, révèle la différence d'ambition politique sur ce sujet.

Bien sûr, aussi engageante soit-elle, la disposition n'est pas exempte de points d'amélioration potentielle :

L'April observe ainsi qu'une référence au logiciel libre et sa définition aurait été plus ambitieuse. Le message aurait été plus fort, plaçant les notions de liberté et d'intérêt général au centre des considérations. En outre, puisque le texte mentionne les « critères des logiciels open-source », une référence explicite aux critères de l' « Open Source Initiative », aurait pu être plus appropriée. La formulation retenue dans la loi bulgare résulterait-elle de la complexe réalité de l'écriture législative et des tractations y affèrant ?

L'April remarque également que cette disposition ne vise que le développement et non l'acquisition en général des logiciels par les administrations. Peut-être qu'une solution, plus large, basée sur une priorité au développement en interne et à la mutualisation entre administrations, à l'instar de ce qui est prévu en Italie ou comme ce que l'on rencontre dans le projet sourcecode.cio.gov américain, aurait été plus pertinente ?

Toutes ces réflexions trouveront certainement leurs réponses dans la mise en oeuvre pratique de ce texte. L'article 58a. instaure à cette fin un cadre très favorable au développement d'une architecture logicielle plus libre et plus loyale en faveur de l'intérêt général. Dans cette optique le rôle de l'Agence de Gouvernance Électronique nouvellement créée et de son directeur, ainsi que celui du décret d'application en Conseil des Ministres prévu à l'article 43 (2) - qui devra entre autre préciser la mise en oeuvre du critère d'interopérabilité - seront prépondérants dans le succès des ambitions affichées par ce texte.

16 July 2016

bansieau.png Benoît ANSIEAU

DRM et CDDA

Le 16 July 2016 à 14:39:41

La musique est un média culturel d’une popularité et d’une richesse extraordinaire, du plus populaire au plus intimiste, on trouve pour tous les goûts, au point de toucher presque tout le monde (on arrivera toujours à me trouver quelques exceptions). Ceci constituant un juteux marché … il y a peu bousculé par la révolution numérique.

Petit historique de la diffusion de la musique

Ce n’est qu’en 1860 qu’apparait l’enregistrement du son sur cylindre, puis sur disque (1890) puis vers 1950 le développement du disque «vinyle».

Le «Compact Disc» tel qu’on le connaît aujourd’hui (Apparu en 1982) marque la numérisation de la musique. L’avancée de l’informatique, avec l’augmentation des capacités de stockage, la popularisation des lecteurs, puis des graveurs, de CD rendant la copie personnelle de cette musique numérique de plus en plus facile.

La popularisation des accès internet permanents, et la popularisation du MP3 (datant de 1995) dans le début des années 2000, marquant le début de leur dématérialisation … et de leur distribution libre, … trop libre pour ceux la commercialisent.

Digital Right Management

Il apparaît alors un ensemble de technologie de «Gestion des droits numériques» (connus sous l’acronyme anglais DRM) consistant, plus ou moins subtilement, à vouloir contrôler l’utilisation qui peut être faite de ces œuvres.

Pour la musique, la première mesure est de modifier, de diverses façons, les Compact Disc pour empêcher leur copie ou leur encodage (transformation en MP3 ou autre) par l’utilisateur, et donc couper la source de musique.

CDDA

Philips, détenteur des droits sur l’appellation «Compact Disc Digital Audio» (CDDA) en refuse l’utilisation sur ces disques modifiés. Un Compact Disc Digital Audio n’est donc pas protégé contre la copie (et donc respecte vos droits d’utilisateurs).

Offre légale

Depuis, plusieurs lois ont été voté et la HADOPI a été créée avec pour objectif d’enrayer le partage illégal et de promouvoir une «offre légale» suite au marché réellement existant de cette musique dématérialisée.

L’usager en est finalement assez perdant.

Restriction d’utilisation

Le but étant de limiter une diffusion trop massive, et hors rémunération, de cette musique, la souplesse d’utilisation en est assez largement restreinte par l’utilisation de ces DRM.

Un appareil compatible avec le système de DRM du vendeur est indispensable (Il existe plusieurs systèmes de DRM), ce qui exclue des appareils souvent fonctionnels, mais trop vieux, trop simple ou n’étant simplement pas du bon constructeur.

Le nombre d’appareils de lecture, voir même le nombre de lecture (ou fait alors de la location dématérialise de musique) peu être limité. L’éditeur gardant la capacité de révoquer une autorisation préalablement allouée.

On loue un droit limité de lecture de la musique.

Aujourd’hui, suite aux à l’excès de ces restrictions, certains distributeurs reviennent sur cette systématisation des DRM et distribuent maintenant plus volontiers des fichiers sans DRM.

La qualité sonore

Le disque audio classique (CDDA 12 Cm) contient un maximum de 74 Minutes pour 650 Mo de son. Et même si un album prend rarement l’intégralité de la place disponible sur le disque, sa taille n’en reste pas moins de plusieurs centaines de Mo pour un album, qu’il faut multiplier par le nombre d’album que contient une collection. Si cela représente une quantité très importante pour les années 2000, elle reste loin d’être négligeable aujourd’hui.

Il est nécessaire de réduire cette taille et donc diminuer la place nécessaire pour le stockage et réduire le temps nécessaire pour le transfert. La solution étant de faire de la «Compression» : appliquer un ensemble d’opération mathématique et (dans la plupart des cas) altérer la qualité sonore pour réduire fortement la taille.

Plus la qualité étant altéré, plus la taille du fichier étant contenue.

La musique numérique est donc bien souvent de moins bonne qualité que la musique d’un CD-Audio.

Le manque de qualité sonore de nombreux appareils et le manque d’expérience et d’attention des usagers (voir, l’habitude à ce manque de qualité) fait que cette caractéristique passe souvent inaperçue.

Ma solution

Philosophiquement allergique aux DRM, soucieux d’une certaine qualité et adepte dû la souplesse de la dématérialisation, j’ai aujourd’hui ma propre méthode :

Acheter des CD à bas prix, entre 5 et 7 €, et ré-encoder (les systèmes anti-copie des CD audio étant globalement assez inefficaces) en FLAC, un format de compression qui préserve la qualité audio.

Pourquoi cet article ?

Car le sujet est intéressant 😉

Au moment de l’encodage des quelques CD acquis il y a peu de temps, alors que seuls de vieux CD affichaient le logo «Compact Disc Digital Audio» attestant de l’absence de DRM, deux albums récent, de Skip the use et Stromae, affichaient cette indication.

Deux œuvres récentes qui décident de me respecter ? C’est assez rare pour faire un joli article.


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Mise à jour: Le 28 July 2016 à 00:32:17