Promouvoir et défendre le logiciel libre

01 July 2016

april.png Nouvelles April

Lettre d'information publique de l'April du 1er juillet 2016

Le 01 July 2016 à 15:06:34

Bonjour,

Le mois de juin a été particulièrement riche. Plusieurs événements se sont déroulés. Un April Camp à Lille qui a permis notamment au groupe Transcriptions de nous proposer la lecture de nouvelles transcriptions. L'April était présente à Nevers pour l'opération « Dégooglisons Internet », manifestation organisée par l'agglomération. Un apéro à Saint-Étienne pour un point sur les actions en cours de l'April ainsi qu'une présentation par l’association Alolise concernant l'organisation à venir des RMLL 2017.

Last but not least actuellement et jusqu'au 3 juillet nous participons à Pas Sage en Seine/Hacker Space Festival à Choisy-le-Roy.

Une version EPUB de notre Guide Libre Association est désormais disponible.

Côté éducation, Microsoft instrumentalise les propos de deux ministres dans une opération de marketing ambigu en direction du monde de l'éducation.

Notre liste de discussions sur l'éducation est particulièrement active, nous avons publié une synthèse des nombreux échanges concernant Scratch, Snap et Arduino.

Et toujours dans le thème éducation, nous vous encourageons à participer à la campagne de financement participatif pour AbulÉdu.

Mercredi 29 juin s'est tenue la commission mixte paritaire (CMP) pour le projet de loi pour une « République numérique ». Le texte adopté maintient une communicabilité des codes sources des logiciels des administrations, mais sous conditions, et un simple encouragement à l'usage des logiciels libres.

Consultez la lettre publique ci-dessous pour toutes les autres informations et notamment la revue de presse qui propose une quinzaine d'articles.

Librement,
Frédéric Couchet
délégué général de l'April.

Si vous voulez nous soutenir, vous pouvez faire un don ou adhérer à l'association.

Le Guide Libre Association désormais disponible au format EPUB

Depuis avril 2016, sous l'impulsion de l'association Framasoft, une nouvelle version de notre Guide Libre Association est disponible. La version EPUB du guide vient d'être ajoutée. Le guide est ainsi à votre disposition sous différents formats sur le site libreassociation.info. Nous vous proposons ici de télécharger directement la version EPUB.

Projet de loi numérique : des codes sources communicables sous conditions et des logiciels libres simplement encouragés

La commission mixte paritaire (CMP) pour le projet de loi pour une « République numérique » réunie le 29 juin a été conclusive, un texte commun ayant été adopté. Texte dans lequel la commission confirme l'ouverture par défaut des codes sources des logiciels des administrations, toujours limitée par une exception très large de « sécurité des systèmes d'information », et maintient une disposition d' « encouragement » au logiciel libre dans le secteur public dénuée de portée normative.

Dossiers, campagnes et projets

Quand Microsoft instrumentalise l'Éducation nationale

Autant il est courant de reprendre des citations d'écrivains, philosophes, personnalités politiques, autant il est invraisemblable de voir des décideurs de l'Éducation nationale utilisés comme caution morale par la société Microsoft dans un marketing ambigu en direction du monde de l'éducation faisant suite au partenariat contesté signé en novembre 2015.

Scratch, Snap et Arduino : synthèse des échanges sur la liste du groupe de travail Éducation

Publication d'une synthèse de discussions sur la liste de diffusion du groupe de travail Éducation de l’April concernant Scratch, Snap et Arduino.

Participez à la campagne de financement participatif pour AbulÉdu

L'aventure Ryxéo s'est terminée au début du mois de mai et c'est une triste nouvelle, mais le logiciel libre AbulÉdu n'est pas mort pour autant. RyXéo était un des moteurs qui, en permettant de salarier développeurs et graphistes, aidait à faire avancer et rendre attractif le projet AbulÉdu porté par la communauté AbulÉdu-fr. Afin de poursuivre le développement d'AbulÉdu une campagne de financement participatif a été lancée. Il ne reste plus qu'une dizaine de jours pour participer.

L'Expolibre bientôt disponible en version anglaise et en version espagnole

L'Expolibre est une exposition itinérante expliquant les logiciels libres au grand public. Elle est actuellement constituée de huit panneaux. Grâce à l'implication de divers bénévoles, des traductions en anglais et en espagnol sont en cours de finalisation. Également, le site sera prochainement disponible en version multilingue.

Sept nouvelles transcriptions

Le groupe Transcriptions de l'April vous offre sept nouvelles lectures :

Médias

Revue de presse

La revue de presse fait partie du travail de veille mené par l'April dans le cadre de son action de défense et de promotion du Logiciel Libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l'April.

Pour gérer cette revue de presse, un groupe de travail a été créé (vous pouvez en consulter la charte ici) ainsi qu'une liste de discussion rp@april.org où vous pouvez envoyer les liens vers les articles qui vous semblent intéressants.

La revue de presse est désormais diffusée également chaque semaine sur le site LinuxFr.org. Cette diffusion lui offre un lectorat plus large.

Cette revue de presse est commentée dans un podcast disponible sur http://audio.april.org.

Il est diffusé sur les radios : Radio Escapades, Radio Larzac et Ici&Maintenant et Libre@Toi.

Il existe un flux RSS permettant de recevoir la revue de presse au fur et à mesure (rapidement et article par article donc).

Les derniers titres de la revue de presse :

Conférences, événements

Événements à venir

Événements passés

Vie associative

Revue hebdomadaire

Chaque vendredi, à midi pile, les permanents et les adhérents qui le souhaitent passent en revue les tâches et actions relatives à l'April dont ils ont la charge lors de la « revue hebdomadaire April » sur IRC (canal #april sur irc.freenode.net, accès avec un navigateur web). La durée est limitée, généralement un quart d'heure. Cela stimule les bonnes volontés, suscite des idées et des contributions, permet de suivre les activités des uns et des autres et éliminer un certain nombre de problèmes bloquants.

Une page décrivant le principe d'une revue hebdomadaire est en ligne.

Vous pouvez en savoir plus en consultant en ligne les archives des premières revues hebdomadaires, et notamment la synthèse de la revue du 3 juin 2016, la synthèse de la revue du 10 juin 2016, la synthèse de la revue du 17 juin 2016, la synthèse de la revue du 24 juin 2016.

Adhésions

Au 1er juillet 2016, l'association compte 4 000 adhérents (3 620 personnes physiques, 380 personnes morales).

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L'April a besoin de votre aide. Vous pouvez faire un don à l'association et participer ainsi au financement de nos actions.

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Adhérer à l'April permet :

  • de défendre collectivement un projet de société ;
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  • de soutenir financièrement les actions de l'association.

Il est possible d'aider l'association en lui donnant de son temps ou de son argent. Toutes les contributions sont les bienvenues.

Pour les hésitants, nous avons mis en ligne les réponses à de fausses idées classiques.

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Pour tout renseignement, n'hésitez pas à nous contacter.

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Votre structure a besoin de tirer le meilleur parti du logiciel libre et pour défendre ses intérêts, elle doit :

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  • constituer et entretenir des réseaux relationnels institutionnels ;
  • être éclairée sur les contextes juridiques et stratégiques ;
  • contribuer à la défense de l'informatique libre face aux acteurs qui lui sont hostiles ;
  • mieux faire connaître et valoriser son action.

April est au cœur des grandes évolutions du logiciel libre. Adhérer à April permet :

  • de défendre collectivement un projet de société ;
  • de s'investir activement dans la vie de l'association à travers ses groupes de travail et ses actions ;
  • d'être informé régulièrement des événements logiciel libre ;
  • d'agir sur les institutions à travers un partenaire incontournable ;
  • de financer ou cofinancer des actions stratégiques.

Pour adhérer à l'April, il suffit de vous rendre à l'adresse suivante : adhérant dès maintenant à l'April.

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Archives

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Projet de loi numérique : des codes sources communicables sous conditions et des logiciels libres simplement encouragés

Le 01 July 2016 à 13:28:42

Paris, le 1er juillet 2016. Communiqué de presse.

La commission mixte paritaire (CMP) pour le projet de loi pour une « République numérique » réunie le 29 juin a été conclusive, un texte commun ayant été adopté. Texte dans lequel la commission confirme l'ouverture par défaut des codes sources des logiciels des administrations, toujours limitée par une exception très large de « sécurité des systèmes d'information », et maintient une disposition d' « encouragement » au logiciel libre dans le secteur public dénuée de portée normative.

Article 1er bis : ouverture des codes sources, mais une exception sous forme de blanc-seing

La rédaction finale de l'article 1er bis entérine la reconnaissance de la qualité de documents administratifs communicables pour les codes sources des logiciels des administrations. S'il s'agit d'une avancée réelle en termes d'ouverture et de transparence, le troisième alinéa de l'article introduit une exception à la communicabilité des documents administratifs en cas de risque d'atteinte « à la sécurité des systèmes d'information des administrations ». Exception disproportionnée, ancrée dans le fantasme de la sécurité par l'obscurité et qui porte le risque de vider l'avancée de cet article de sa substance.

Par ailleurs, la CMP est fort heureusement revenue sur un amendement adopté au Sénat, qui instaurait une exclusion systématique de certains codes sources du champ du droit à communication. Exception dangereuse contre laquelle l'April s'est mobilisée auprès des parlementaires.

Notons également que l'article 1er ter du projet de loi, tel qu'il est issu de la CMP, instaure que la communication de documents administratifs sous forme électronique « se fait dans un standard ouvert, aisément réutilisable et exploitable par un système de traitement automatisé ». Une rédaction à saluer et qui prend d'autant plus de sens avec la récente révision du référentiel général d'interopérabilité le 25 avril 2016.

Article 9 ter : une simple « déclaration de bonnes intentions » sur le logiciel libre

À compter de l'entrée en vigueur de la loi, les administrations devront encourager « l'utilisation des logiciels libres et des formats ouverts lors du développement, de l'achat ou de l'utilisation, de tout ou partie, de ces systèmes d'information ». Cette disposition souffre d'un manque flagrant de portée politique, est dénuée de toute portée contraignante et n'est assurément pas à la hauteur des enjeux. Seule une réelle priorité au logiciel libre dans le secteur public est à même de garantir l'indépendance technologique des administrations et leur souveraineté numérique. Priorité qui correspond à l'obligation d'un choix raisonné de privilégier le recours à une licence libre quand cela est possible, et selon des critères objectivement définis par décret.

Malgré la qualité des débats autour de cet article, tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat, le Parlement et le Gouvernement ont manqué cette occasion de doter les administrations d'une informatique loyale en faveur de l'intérêt général.

Le texte issu de la CMP est disponible. La prochaine étape est la présentation des conclusions de la CMP, suivie du vote définitif, dans les deux chambres parlementaires. D'abord à l'Assemblée nationale, le 20 juillet, puis au Sénat la première quinzaine de septembre.

Les articles 1er bis et 9 ter tels qu'ils devraient être votés dans le texte final :

Article 1er bis

I. - À la seconde phrase du premier alinéa de l'article L. 300-2 du code des relations entre le public et l'administration, après le mot : « prévisions », sont insérés les mots : « , codes sources ».

II. - Le 2° de l'article L. 311-5 du code des relations entre le public et l'administration est ainsi modifié :

1° À la fin du d, les mots : « ou à la sécurité des personnes » sont remplacés par les mots : « , à la sécurité des personnes ou à la sécurité des systèmes d'information des administrations » ;

2° Le g est ainsi rédigé :

« g) À la recherche et à la prévention, par les services compétents, d'infractions de toute nature ; ».

Article 9 ter

Les administrations mentionnées au premier alinéa de l'article L. 300-2 du code des relations entre le public et l'administration veillent à préserver la maîtrise, la pérennité et l'indépendance de leurs systèmes d'information.

Elles encouragent l'utilisation des logiciels libres et des formats ouverts lors du développement, de l'achat ou de l'utilisation, de tout ou partie, de ces systèmes d'information. Elles encouragent la migration de l'ensemble des composants de ces systèmes d'information vers le protocole IPV6, sous réserve de leur compatibilité, à compter du 1er janvier 2018.

Participez à la campagne de financement participatif pour AbulÉdu

Le 01 July 2016 à 09:30:49

L'aventure Ryxéo s'est terminée au début du mois de mai et c'est une triste nouvelle, mais le logiciel libre AbulÉdu n'est pas mort pour autant. RyXéo était un des moteurs qui, en permettant de salarier développeurs et graphistes, aidait à faire avancer et rendre attractif le projet AbulÉdu porté par la communauté AbulÉdu-fr. Afin de poursuivre le développement d'AbulÉdu une campagne de financement participatif a été lancée. Il ne reste plus qu'une dizaine de jours pour participer.

Qu'est ce qu'AbulÉdu ?

Depuis plus de 15 ans, AbulÉdu propose une ensemble de ressources et logiciels éducatifs libres pour le premier degré.

On trouve plus de 25.000 ressources éducatives libres (indexées ScoLOMFR), un site de diffusion de vidéos pour enfants sans publicités, un site de micro-blogging BabyTwit sans publicités pour les écoles, une solution serveur local, des centaines d'histoires en images lues à écouter et réutiliser, une solution poste de travail complète sous GNU/linux et une vingtaine de logiciels éducatifs métiers développés en grande partie par des professeurs des écoles pour apprendre les mathématiques, langues etc.

On trouve aussi une plate-forme de visioconférence, un cloud libre et loyal. Bref tout un ensemble de ressources et solutions taillées pour les écoles maternelles et primaires.

Poursuivre le développement d'AbulÉdu

L'association AbulÉdu-fr a décidé de reprendre le flambeau et de tenter de passer le développement d'AbulEdu sur le modèle associatif.

C'est pourquoi AbulÉdu a lancé une campagne de financement participatif. Le but de ce financement participatif est double : embaucher un développeur chef de projet pour adapter tous les services et logiciels existants à cette nouvelle logique et en parallèle, prendre en charge le financement des locations de serveurs.

Deux paliers seront prévus : le premier à 25 000 € permettant de salarier un développeur / chef de projet pendant 4-5 mois, un autre à 50 000€ pour pousser à 9-10 mois.

Cette campagne se déroule en parallèle d'une demande de subvention au ministère. Les ambitions sont élevées c'est pourquoi tout soutien est le bienvenu.

AbulÉdu est une des plus importantes suites de logiciels éducatifs et de ressources éducatives libres pour le premier degré.

Soutenez dès maintenant AbulÉdu !

30 June 2016

Frederic BEZIES

Guide d’installation d’Archlinux, version de juillet 2016.

Le 30 June 2016 à 22:48:23

Voici la trente-troisième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de juin 2016.

Pour les captures d’écran, je suis parti d’une image ISO intermédiaire créée avec l’outil Archiso, au moment où j’envoie l’article en ligne, le 1er juillet vers 01 h 00 du matin, l’ISO de juillet 2016 n’est pas encore disponible.

Côté environnements : Gnome 3.20.2, Plasma 5.6.5, Xfce 4.12.0, Mate Desktop 1.12.1 – en espérant que la version 1.14.1 soit présente pour le mois d’août 2016. Saluons aussi l’arrivée du noyau Linux 4.6.3.

Il faut noter la présence d’un bugs bien ennuyeux. Le bug 49426 oblige à l’utilisation d’un contournement expliqué dans le tutoriel.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

Philippe SCOFFONI

Debug Party pour Doliwoo, extension WordPress pour WooCommerce et Dolibarr

Le 30 June 2016 à 13:52:34

WooCommerceWooCommerce est une extension permettant d’ajouter à un site WordPress une boutique très facilement. En avril 2015, cette solution de e-commerce vient en deuxième position après Prestashop.

Je ne suis pas un expert de ces solutions, mais pour avoir évalué ces différentes solutions, j’ai trouvé que WooCommerce était ce qui convenait le mieux à ma cible de clients, à savoir les TPE/PME. WooCommerce permet de disposer au sein d’une même plateforme d’un outil de référence pour la diffusion de contenu et d’une plateforme de vente en ligne.

Je ne doute pas qu’il y a probablement des arguments pour préférer une solution de pur e-commerce, mais ce n’est pas l’objet de cet article. WooCommerce est la solution qui pour moi, répond le mieux aux besoins que je cherche à couvrir.

Par contre, si je souhaite utiliser WooCommerce pour la passation des commandes, je souhaite que tout le reste soit piloté depuis mon logiciel de gestion préféré, à savoir Dolibarr. Cela commence par la base des articles (produits/services) que Dolibarr doit envoyer avec les prix de vente.

Concernant les prix, pour l’instant je m’en tiens au cas le plus simple : un ou plusieurs niveaux de prix. Pour ce qui est de prix par quantité ou client ou autre mode de gestion, ce sera pour plus tard. Cela ne rentre pas dans mon besoin actuel. Idem pour les stocks que je n’ai pas besoin de remonter dans WooCommerce. Pas de multidevise, ni de support du multilingue. Simple et basique 🙂

L’envoi des commandes ( et des informations clients associées) vers Dolibarr doit ensuite permettre leur traitement depuis ce dernier. J’oublie là aussi pour l’instant la remontée du statut de la commande dans WooCommerce. Mon besoin premier est de gérer du « Drive-in » en quelque sorte.

Pour cela je compte m’appuyer sur une extension pour WordPress développée il y a déjà pas mal de temps et mis à disposition sur GitHub : DoliWoo

Elle s’appuie sur les webservices de Dolibarr pour interagir avec ce dernier. Sur le papier, il y a ce dont j’ai besoin à 90%. Il manque juste un paramètre permettant de choisir le niveau de prix à envoyer avec le produit.

La société ayant développé le module initialement l’a mis à disposition pour « le bien de tous » mais n’a pas dans ces priorités de le maintenir ou de le faire évoluer actuellement. Dans ce type de cas, il n’y a pas d’autres solutions que de se retrousser les manches. Merci le logiciel libre, c’est permis !

J’ai planifié les 7 et 8 juillet deux journées de tests et debug. La cible me concernant pour les tests : Dolibarr 3.9 et 4.0 (dev) et les dernières versions de Woocommerce et WordPress.

Si vous souhaitez y participer comme testeur ou développeur, laissez-moi un message en commentaire ! Vous pouvez également participer en finançant du temps de développement sur la base de 50 € HT de l’heure. Demandez-moi un facture 🙂


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Article original écrit par Philippe Scoffoni le 30/06/2016. | Lien direct vers cet article

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons BY à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).

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Frederic BEZIES

Emmabuntüs Debian Edition 1.0, suite :)

Le 30 June 2016 à 09:05:03

Le 28 juin 2016, je faisais un billet concernant la Emmabuntüs Debian Edition 1.0. Dans la vidéo que je consacrais au billet, je constatais quelques problèmes.

Outre le fait que VLC et les logiciels en java ne démarraient pas correctement, j’avais aussi des problèmes avec l’outil de recherches de mises à jour et de gestion de logiciels.

Arpinux, papa des outils en question m’a apporté via deux commentaires des explications. Le premier est lié à la présence d’un compte root actif.

Le deuxième commentaire laisse penser que le problème n’est pas lié à la présence ou non d’un compte root complet ou l’autorisation du compte utilisateur à avoir temporairement des droits root via sudo. Vidéo à l’appui.

J’ai donc voulu tenter la Emmabuntüs Debian Edition dans VirtualBox pour voir si une partie des bugs constatés étaient lié à Qemu, que j’avais été obligé d’utiliser, ayant un problème de stabilité avec le duo VirtualBox 5.0.20/5.0.22 et noyau linux 4.6. La version 5.0.24 de VirtualBox étant de nouveau fonctionnelle.

J’ai aussi décidé de ne pas créer de partition /home séparée cette fois-ci. Peut-être est-elle responsable elle-aussi d’une partie des bugs constatés ?!

Kazam a donc chauffé pour m’aider dans cette « enquête ».

Comme vous avez pu le voir, au moins deux bugs étaient imputables à l’utilisation de Qemu : le plantage de VLC et celui des outils en java. Pour le duo HandyChecker et HandySoft, j’avoue que je ne sais pas pourquoi ils m’ont envoyé paître. Est-ce la présence d’une partition /home séparée ? Peut-être qu’Arpinux aura la réponse.

Comme je l’ai précisé en introduction de la vidéo, je voulais en avoir le coeur net et vérifier mon intuition. La Emmabuntüs Debian 1.0 s’en sort donc un peu mieux que je ne le pensais.

Je confirme ma conclusion : il faudra voir comment elle vieillira, et surtout quand arrivera une version 64 bits.

Pour finir ce court billet, même si certaines personnes considèrent que je suis au pire un connard ou au mieux un incapable, au moins, je reconnais mes erreurs quand j’en fais. Comprenne qui voudra… 🙂

29 June 2016

tnitot.png Tristan NITOT

Cozy Cloud leve 4 millions

Le 29 June 2016 à 17:39:00

Cela fait plusieurs semaines déjà que je veux sortir ce billet sans trouver le temps de le faire ! Alors voilà, il arrive, enfin. Ca ne sera pas une annonce, mais plutôt un récapitulatif de ce qui s’est passé.

Mais je cesse de tourner autour du pot : la startup de Cloud Personnel pour laquelle je travaille, Cozy Cloud, vient donc de lever 4 millions d’euros auprès de la MAIF (l’assureur militant) et d’Innovacom (notre actionnaire historique).

Pour l’occasion, nous nous sommes fendus d’un communiqué de presse.

Qu’est-ce que ça change ? Pour faire simple, rien sauf que ça donne des ressources financières à Cozy pour se développer et embaucher de nouveaux développeurs pour avancer les développement du projet de logiciel libre Cozy.

Par ailleurs, cela ouvre la porte des grands comptes, qui souvent se sentent menacés par les GAFAs. C’est un sujet passionnant mais pas forcément facile à aborder, c’est pourquoi nous avons prévu un meet-up le 30 juin où nous pourrons répondre aux questions que pourraient se poser les utilisateurs de Cozy (ils pourront aussi les poser à Romain Liberge, CDO de MAIF, qui sera présent).

Enfin, cela donne un peu plus de visibilité et de légitimité à Cozy, en particulier grâce à la couverture presse qui a été généreuse :

28 June 2016

jzimmermann.png Jérémie ZIMMERMANN

[Arstechnica] Web content blocking plan for EU's draft anti-terrorism law hits stumbling block

Le 28 June 2016 à 12:56:23

Technical difficulties delay vote as civil liberties MEPs tinker with text. [...]

The latest draft of the directive on combating terrorism contains proposals on blocking websites that promote or incite terror attacks. Member states “may take all necessary measures to remove or to block access to webpages publicly inciting to commit terrorist offences,” says text submitted by German MEP and rapporteur Monika Hohlmeier. [...]

Estelle Masse, EU policy analyst for digital rights outfit Access, told Ars: “The new text is an improvement, but it still does not address the fundamental censorship problem that the Council of Europe warned about.” She added that it was strange the European Parliament had inserted this text into a draft law that, when originally proposed by officials in Brussels, made no mention of removing or blocking online content. [...]

http://arstechnica.co.uk/tech-policy/2016/06/web-content-blocking-plan-e...

Frederic BEZIES

Emmabuntüs Debian Edition 1.0 : à quoi ressemble l’autre Emmabuntüs ?

Le 28 June 2016 à 12:39:35

Dans le billet en vrac’ du 25 juin 2016, je parlais de l’arrivée de la Emmabuntüs Debian Edition. Basée sur la Debian GNU/Linux Jessie, elle est le pendant debianisée de la Emmabuntüs 3 classique basée sur Xubuntu.

Dans les notes de publications, on apprend qu’elle est uniquement en 32 bits pour le moment. Développée en collaboration avec l’équipe de la HandyLinux, elle propose entre autre l’HandySoft (gestionnaire de logiciels), et une logithèque comparable à celle de sa soeur ainée. Le plus simple est de lire l’annonce de publication pour plus de détails. J’ai essayé tant bien que mal d’apporter ma pierre à cette version, mais la vraie vie étant intervenue…

J’ai fait chauffé wget pour récupérer l’ISO multilingue (français, anglais, allemand, italien, portugais et espagnol).

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://freefr.dl.sourceforge.net/project/emmabuntus/Emmabuntus%20DE/Images/1.00/emmabuntus-de-i386-jessie-1.00.iso
–2016-06-25 23:11:07– http://freefr.dl.sourceforge.net/project/emmabuntus/Emmabuntus%20DE/Images/1.00/emmabuntus-de-i386-jessie-1.00.iso
Résolution de freefr.dl.sourceforge.net (freefr.dl.sourceforge.net)… 2a01:e0d:1:8:58bf:fa88:0:1, 88.191.250.136
Connexion à freefr.dl.sourceforge.net (freefr.dl.sourceforge.net)|2a01:e0d:1:8:58bf:fa88:0:1|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 3905273856 (3,6G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « emmabuntus-de-i386-jessie-1.00.iso »

emmabuntus-de-i386- 100%[===================>] 3,64G 3,50MB/s in 20m 57s

2016-06-25 23:32:05 (2,96 MB/s) — « emmabuntus-de-i386-jessie-1.00.iso » sauvegardé [3905273856/3905273856]

Puis j’ai utilisé AQemu – en période de test sur mon Archlinux – pour créer une machine virtuelle avec Qemu. Le temps qu’une version fonctionnelle de VirtualBox débarque 🙂

J’ai donc lancé directement l’installation en français avec l’option la plus basique de toute. J’ai d’ailleurs suivi les options par défaut, ne dérogeant à la règle que pour le partitionnement en demandant une partition /home séparée.

C’est l’installateur de la Debian GNU/Linux Jessie, donc du fonctionnel et puissant.

À la première connexion après l’installation, j’ai décidé de désactiver la connexion automatique, ainsi que l’aide vocale.

Pour le menu en haut à gauche de l’écran, j’ai pris Whisker. Pour le dock, j’ai conservé l’option proposée par défaut. On se retrouve ainsi avec un nombre modéré de logiciels directement lançable, le menu Whisker permettant de compenser les absences du dock.

J’ai aussi fait installer tous les logiciels non libres (histoire d’avoir une logithèque aussi complète que possible). L’assistant de post-installation est complet, comme celui de la version historique de la distribution.

À noter la présence du très pratique outil de purge des traductions inutiles.

Mon ami Kazam a alors chauffé pour enregistrer la vidéo ci-après.

C’est une bonne surprise, mis à part quelques bugs étranges, comme le crash de VLC quand on veut lancer une vidéo en mp4, ou le lancement sans demander l’accès aux droits root de l’HandySoft ou du gestionnaire de mises à jour. Pourquoi ? Problèmes avec Qemu ? Autre ?

Sans oublier le bug incompréhensible qui fait que les logiciels java plantent au démarrage sous Qemu.

Il reste encore quelques angles à arrondir, mais pour une première version avec une base Debian GNU/Linux, le résultat est plus que convaincant. Reste à voir comment cette version alternative vieillira.

tortolo.png Tanguy ORTOLO

J'ai testé pour vous UltraViolet (c'est de la merde)

Le 28 June 2016 à 11:34:00

Après avoir acheté un beau coffret de la trilogie cinématographique Le Hobbit, j'ai eu la surprise d'un trouver des instructions pour « récupérer une copie numérique » pour regarder ces films « sur tous mes écrans » grâce à un machin appelé UltraViolet. Les instructions indiquées sont les suivantes :

  1. allez sur warnerbros.fr/uv ;
  2. entrez un code d'activation.

S'agissant d'un machin développé par la MAFIAA, je pouvais déjà prédire le résultat, mais par acquit de conscience, j'ai tout de même essayé, avec un navigateur Web Firefox sous Debian GNU/Linux, plugin Flash installé et à jour, JavaScript et cookies activés sans restriction. Après tout, il est bien indiqué sur le papier que c'est censé marcher « sur tous mes écrans », avec de beaux petits schémas représentant un téléphone, une tablette, un ordinateur portable et un téléviseur.

Logo UltraViolet

Étape 1, Warner Bros

Deux étapes, on pourrait difficilement faire plus simple ! Sauf qu'évidemment, ça se complique. Sur la page UltraViolet de Warner Bros, il n'y a pas d'endroit où saisir un code ; au lieu de cela, il est proposé deux sites partenaires où on doit pouvoir l'entrer : Nolim films et Flixter.

Étape 1, deuxième partie, premier essai, Nolim films

Lorsque j'ai essayé, hier, la page de Nolim films affichait seulement « chargement en cours ». Après quelques minutes, j'ai donc renoncé et été voir chez Flixter.

Étape 1, deuxième partie, deuxième essai, Flixter

Côté Flixter, ça commence bien, on arrive sur un site en anglais. Une fois passé en français, il y a un bouton pour « Utiliser un code ». On tape le code et… ça dit qu'il n'y a aucun résultat. En fait, il faut saisir le titre du film, et ensuite seulement, saisir le code d'activation.

Étape 2, (essayer de) regarder ou télécharger le film

Il faut alors créer un compte, qui demande de fournir des renseignements personnels, c'est à dire des informations qui ne devraient certainement pas les concerner : pour regarder un film qu'on a acheté, il est anormal de devoir donner son nom, prénom et date de naissance. Personnellement, j'ai renseigné mon nom, mais une date de naissance bidon.

Enfin, on peut regarder son film. Enfin, essayer, parce que ça ne marche pas : ça lance une page avec Flash, qui affiche… du noir, puis un indicateur de chargement, et qui finit par planter le lecteur Flash.

On peut aussi télécharger son film avec un logiciel propriétaire proposé pour cela. Il est prévu pour Windows, et ne s'installe pas sous Wine.

Étape 3, ripper son DVD

Comme prédit, ça ne fonctionne pas. Il est donc temps de faire un peu chauffer mon processeur pour ripper mes DVD : ça au moins, ça fonctionne, et sans la moindre restriction. Autrement, ces flims doivent également être disponibles sur les réseaux de contrefaçon : contrairement à l'UltraTropLaid, ça aussi, ça fonctionne.

bsibaud.png Benoît SIBAUD

LinuxFr.org, un site adulte

Le 28 June 2016 à 09:01:20

LinuxFr.org fête aujourd'hui 28 juin 2016 ses 18 ans : bon anniversaire LinuxFr.org ! Merci à tous ceux qui ont contribué et contribuent au succès du site : administration système, animation de l'espace de rédaction, développement, modération, dons, écriture de contenus, etc. Le meilleur moyen de nous dire merci est de proposer une dépêche ou d'en rédiger collaborativement dans l'espace de rédaction pour faire vivre le site.

Party Balloons

Alors, ça fait quoi d'avoir 18 ans ?

Côté chiffres, le site comporte plus de 96 500 contenus publiés (environ 36 000 journaux, 34 000 entrées de forum, 24 000 dépêches, 360 sondages, 70 pages de wiki), et plus de 1,65 million de commentaires. Mais aussi plus de 200 entrées ouvertes dans le système de suivi des suggestions et des bogues, ce qui représente un gros boulot à réaliser. Bref, nous sommes preneurs de toutes les bonnes volontés pour contribuer sur les nouveaux contenus et améliorer le code du site.

Signalétique CSA moins de 18 ans (signalétique CSA moins de 18 ans, merci Wikipédia)

On ne présente plus LinuxFr.org…

(d'ailleurs c'est vrai qu'on ne le présente plus trop, l'équipe manque de volontaires pour aller présenter le site)

Ancienne signalétique CSA moins de 18 ans (ancienne signalétique CSA moins de 18 ans, merci Wikipédia)

On le célèbre

PEGI 18 (signalétique PEGI 18, merci Wikipédia)

Lire les commentaires

april.png Nouvelles April

Quand Microsoft instrumentalise l'Éducation Nationale

Le 28 June 2016 à 08:43:02

Paris, le 28 juin 2016. Communiqué de presse.

Autant il est courant de reprendre des citations d'écrivains, philosophes, personnalités politiques, autant il est invraisemblable de voir des décideurs de l'Éducation Nationale utilisés comme caution morale par la société Microsoft dans un marketing ambigu en direction du monde de l'éducation faisant suite au partenariat contesté signé en novembre 2015. Même s'il semble clair que le Ministère n'ait pas été acteur de cette campagne qui l'instrumentalise, cela renforce ce que nous dénoncions à savoir sa mise sous tutelle par cette entreprise américaine qui se poursuit au détriment d'une formation à l'informatique indépendante pour nos élèves qui ne peut se faire qu'en utilisant des logiciels libres et des formats ouverts.

Pour rappel, le texte intégral de l'accord, disponible sur le site de l'Éducation Nationale, présente plusieurs axes, dont la formation des enseignants à la maîtrise des environnements Microsoft en classe, la mise à disposition d'un écosystème Cloud, d'une plateforme de formation à distance. L'apprentissage du code se fera aussi sous l'égide de l'entreprise américaine. Cet accord prévoit aussi la formation de « décideurs de haut niveau » au sein des services du Ministère ou des académies. Il est également prévu de former 2500 chefs d'établissements.

Ce partenariat ressemble fort à un traité d'occupation de l'École numérique réalisé de plus sans consultation des acteurs de l'éducation. En interne la société peut compter sur de nombreux relais, souvent des enseignants en exercice, qu'elle regroupe dans un réseau nommé : « Microsoft Innovative Educator (MIE) Expert ».

Parmi les axes de ce partenariat ne figuraient pas les aspects liés au marketing. C'est désormais chose faite via le compte Twitter de Microsoft Education France qui semble considérer qu'elle a acquis tous les droits sur l'image et les propos des ministres français.

Voici un premier message avec Catherine Becchetti Bizot, Inspectrice générale de l'éducation nationale, chargée de mission numérique et surtout ancienne directrice du numérique pour l'éducation :

Becceti Bizot

Voici un autre avec Thierry Mandon, Secrétaire d'État chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche :

Thierry Mandon

Même Mme la Ministre Najat Vallaud-Belkacem se retrouve instrumentalisée :

Najat Vallaud-Belkacem

Au-delà d'un marketing qui entretient volontiers la confusion, il est navrant de voir la direction prise par l'École dite numérique alors que nombre de personnels ont signé notre appel en faveur de l'utilisation des formats ouverts, ont dénoncé ce partenariat et que le collectif Édunathon (composé du CNLL, Ploss-ra et La Mouette) a engagé une action en justice. Tout cela est pour le moment sans réelle réponse de la part du Ministère. Il serait d'ailleurs intéressant de connaître la position des personnalités publiques concernées sur cette instrumentalisation de leurs propos.

Et Rémi Boulle, vice-président de l'April, de se poser la question : « Mme la Ministre Najat Vallaud-Belkacem serait-elle la nouvelle égérie de Microsoft ? Il s'agit d'un montage réalisé par Microsoft mais qui nous rappelle la mauvaise direction prise par l'École numérique : des logiciels privateurs et des formats fermés éloignés de toute vision politique forte qui aurait le mérite de contribuer à structurer davantage le marché du logiciel libre pour l'éducation en France ».

Plus de six mois après la signature de ce partenariat, il serait intéressant d'avoir un premier bilan : combien de « décideurs de haut-niveau » ont été formés sur les produits Microsoft ? Combien de chefs d'établissements et d'enseignants formés aux environnements numériques proposés par Microsoft ?

À propos de l'April

Pionnière du logiciel libre en France, l'April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone. Elle veille aussi à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés.

L'association est constituée de plus de 4 400 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site Web à l'adresse suivante : http://www.april.org/, nous contacter par téléphone au +33 1 78 76 92 80 ou par notre formulaire de contact.

Contacts presse :

Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org +33 1 78 76 92 80 / +33 6 60 68 89 31

27 June 2016

april.png Nouvelles April

L'April présente à Pas Sage en Seine / Hacker Space Festival - du 30 juin au 3 juillet 2016

Le 27 June 2016 à 15:27:29

30 Juin 2016 - 10:00
3 Juillet 2016 - 23:00

L'April sera présente à Pas Sage en Seine, qui cette année fusionne avec le Hacker Space Festival dans le but de créer un espace convivial, festif et inclusif pour promouvoir discours critiques et pratiques originales sur l'usage des outils numériques.

De nombreuses conférences sont proposées autour de hacking, activisme, vie privée, biens communs, Internet…

Le festival accueille également un espace communautaire où l'April sera présente avec de nombreuses associations amies comme Mozilla, Framasoft, La Quadrature du Net.

Nous vous invitons à venir nous rencontrer et à participer à l'animation du stand, pour faire de cet événement un moment fort de nos actions de sensibilisation.

Médiathèque Louis Aragon
17 rue Pierre Mendès France
94600 Choisy-le-Roy

RER : Ligne C, arrêt Gare de Choisy

Bus : 183, Tvm

Revue de presse de l'April pour la semaine 25 de l'année 2016

Le 27 June 2016 à 15:20:28

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 25

[ZDNet France] Les logiciels libres, ”seule alternative viable” pour la souveraineté numérique

Par Thierry Noisette, le dimanche 26 juin 2016. Extrait:
> Informaticien et commissaire à la Cnil, François Pellegrini plaide pour une priorité aux logiciels libres afin d'assurer une souveraineté numérique réelle.
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/les-logiciels-libres-seule-alternative-viable-pour-la-souverainete-numerique-39838886.htm

[Next INpact] L'Observatoire des libertés et du numérique juge la loi Lemaire «profondément décevante»

Par Xavier Berne, le samedi 25 juin 2016. Extrait:
> Même si le Parlement ne l’a pas encore adopté définitivement, l’Observatoire des libertés et du numérique (qui compte dans ses rangs la Ligue des droits de l'Homme ou La Quadrature du Net) juge d’ores et déjà que le projet de loi Numérique porté par Axelle Lemaire est «profondément» décevant et décourageant, tant sur sa méthode d’élaboration que sur son contenu.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/100411-l-observatoire-libertes-et-numerique-juge-loi-lemaire-profondement-decevante.htm

[Next INpact] CHATONS: Framasoft veut promouvoir les hébergeurs «responsables»

Par Vincent Hermann, le vendredi 24 juin 2016. Extrait:
> Framasoft, après avoir souhaité «degoogliser» Internet, tourne son regard vers les hébergeurs. Il prépare ainsi une nouvelle initiative, baptisée CHATONS, qui doit permettre à n’importe quel type de structure de stocker des données en respectant une stricte charte de transparence. L'idée reste la même: lutter contre les GAFAM.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/100393-chatons-framasoft-veut-promouvoir-hebergeurs-responsables.htm

Et aussi:
[lejdc] Comment protéger ses données? La réponse à Nevers avec Dégooglisons Internet

[ZDNet] L’Open Source est en train de tuer Android

Par Adrian Kingsley-Hughes, le mardi 21 juin 2016. Extrait:
> La plupart des problèmes d’Android proviennent du fait qu’il s’agit d’un système d’exploitation Open source.
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/l-open-source-est-en-train-de-tuer-android-39838644.htm

[Silicon] La communauté renforce son soutien en faveur de LibreOffice

Par David Feugey, le lundi 20 juin 2016. Extrait:
> The Document Foundation, The GNOME Foundation et KDE e.V. font bloc autour de la suite bureautique Open Source LibreOffice.
Lien vers l'article original: http://www.silicon.fr/la-communaute-linux-renforce-son-soutien-en-faveur-de-libreoffice-150738.html

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

26 June 2016

Frederic BEZIES

Antergos, y a pas comme un os dans l’OS ?

Le 26 June 2016 à 13:43:44

Ah, Antergos… NumixOS comme j’aime à le renommer. Je reviens toujours voir dans quel état il se trouve, même s’il accumule les erreurs de conception les plus basiques, comme un gestionnaire de session aussi léger qu’une dame hippopotame sur le point de devenir maman pour ne citer que l’exemple le plus frappant.

Je m’étais promis je ne sais combien de fois de ne plus en parler, mais la sortie simultanée de deux séries d’images ISO en l’espace de quelques jours (la 2016.06.14 puis la 2016.06.18), et l’annonce comme quoi l’Antergos propose la dernière version en date de Mate Desktop (la 1.14.1 au moment où j’écris cet article car encore indisponible pour Archlinux même si ça avance avec un dépôt github qui sera rétroporté officiellement ?) m’a donné envie de parler de l’Antergos à nouveau.

J’ai donc récupéré via bittorrent l’image ISO de la version 64 bits datée du 18 juin 2016 en version net-install. Étant donné qu’Antergos s’installe en ligne, autant prendre l’ISO la plus légère possible.

anter000

Pour voir à quoi ressemble la version de Mate Desktop 1.14 fournie par Antergos, j’ai décidé de faire capturer en vidéo toute l’installation. J’ai gardé les options par défaut, ne rajoutant que le support d’AUR.

Pour changer et expérimenter, j’ai utilisé AQemu, une interface pour Qemu développée en QT5.

Voici donc la capture en vidéo de l’Antergos, depuis son installation jusqu’à un test pratique. La vidéo dure près d’une heure !

Dommage que cette version donne l’impression d’un soufflé mal cuit et qui retombe. Pour le problème du Mate Desktop dont l’affichage est complètement explosé au démarrage, il faut jouer avec la ligne de commande pour corriger le bug. Surtout que le problème est connu. Pourquoi proposer une option alors qu’on sait qu’elle est inutilisable ?

Heureusement, il existe un contournement, mais il est un brin ennuyeux à mettre en place. Cela pourrait repousser des personnes qui ont déjà un peu de bouteille dans le monde des distributions GNU/Linux et qui voudrait tâter à du rolling release sans vouloir non plus jouer de la ligne de commande toutes les deux minutes.

Dommage que l’installateur n’ait pas cherché la présence de mis à jour automatiquement, comme c’était le cas il y a encore quelques mois, sauf erreur de ma part.

Comment passer sous silence l’horreur qu’est mandb que j’ai dû tuer plusieurs fois à la main pour récupérer la main, justement ?

Une nouvelle fois, je déconseille Antergos, sauf si vous aimez les lightdm lourdingues et un environnement assez important et mis en avant sur le blog de la distribution qui n’est pas utilisable sans bidouiller 🙁

À vous de voir !

ggravier.png Gilles GRAVIER

Has The DAO failed?

Le 26 June 2016 à 13:06:59

I just read a very interesting post. Full of very valid thoughts on what happened to The DAO, and the context and reasons.

Have a look at this page : https://medium.com/the-coinbase-blog/blockchains-smart-contracts-and-the-law-709c5b4a9895

Now, in the Final Thoughts sections, the author says "What’s clear is that The DAO has failed."...


Really? Has it? The story isn't even over yet. We haven't seen the final resolution. I'm not ready to say The DAO has failed. What I'm seeing today is that it is creating a new world where our rules don't apply... this means new rules need to be created so that they CAN apply. That's what is happening. The DAO has identified where new rules are needed. That's not failure. That's, at worst, growing pains. But growing is nature's way of identifying success.


The author also says : "Trying to find legal solutions to technical problems in systems that are designed to solve legal problems doesn’t quite make sense."...

Indeed. But what is being done at this stage, though not necessarily in the way everybody would imagine, is creating new ways of dealing with problems we didn't have before. For example, consensus based resolution of disagreements : https://blog.ethereum.org/2016/06/24/dao-wars-youre-voice-soft-fork-dilemma/

A brave new world is being given birth too. And it's not on life support yet. :)

25 June 2016

Frederic BEZIES

En vrac’ de fin de semaine.

Le 25 June 2016 à 15:26:00

Comme chaque fin de semaine, l’obligatoire billet en vrac’.

Côté logiciel libre :

Dans le domaine « fourre-tout » :

  • Le Joueur du Grenier s’est éclaté pour parler de l’étron intersidéral qu’est le dernier film sur les Chevaliers du Zodiaque… Comment dire, je suis entièrement d’accord avec lui ?
  • Le 24 juin 2016, c’était le 20ème anniversaire de la sortie d’un FPS plus que classique : « Quake ». Le studio de développement suédois Machine Games (qui a développé deux titres dans la série des Wolfenstein) propose un épisode complet pour l’occasion. Le vieux Quaker que je suis suis (une partie de temps en temps, ça soulage après s’être tapé la dernière étronicielle en date) n’a pas pu s’empêcher de le tester… Et c’est de la bonne, même si l’accès au niveau de difficulté Nightmare est trop facilement trouvé 😉

J’aurai pu rajouter l’accès au Dopefish caché dans cet épisode, mais non, vous le trouverez 🙂

Côté livre ? Rien, étant plongé dans la saga de « La Tentation de la Pseudo-Réciproque » de Kylie Ravera.

Côté musique ?

24 June 2016

april.png Nouvelles April

Apéro April et APL le 15 juillet 2016 à partir de 19h00 dans les locaux de l'April (Paris)

Le 24 June 2016 à 19:43:01

15 Juillet 2016 - 19:00
15 Juillet 2016 - 23:00

Un apéro April ?

Un apéro April consiste à se réunir physiquement afin de se rencontrer, de faire plus ample connaissance, d'échanger, de partager une verre et de quoi manger mais aussi de discuter sur l'actualité et les actions de l'April. Un apéro April est ouvert à toute personne qui souhaite venir, membre de l'April ou pas. N'hésitez pas à venir nous rencontrer.

L'apéro a lieu à Paris notamment parce que le local s'y trouve ainsi que les permanents et de nombreux actifs. Membre ou pas de l'April vous êtes les bienvenus. Contactez-nous pour organiser un Apéro April dans votre région.

Quand et quoi

Le prochain apéro parisien aura lieu le vendredi 15 juillet 2016 à partir de 19h00 dans les locaux de l'April au 44/46 rue de l'ouest, bâtiment 8, 75014 Paris (entrée possible par la place de la Catalogne, à gauche du biocop, au niveau des autolib), le téléphone du local est le 01 78 76 92 80 en cas de besoin. Cet apéro est l'occasion de faire apéro commun avec l'APL (Apéro Parisien du Libre) organisé par Parinux.

En ouverture de l'apéro nous ferons un court point sur les dossiers/actions en cours.

Pour tous les détails et vous inscrire rendez-vous sur le pad.

Scratch, Snap et Arduino : synthèse des échanges sur la liste du groupe de travail éducation

Le 24 June 2016 à 09:29:17

Cet article est une synthèse de discussions sur la liste de diffusion du groupe de travail éducation de l’April. Il ne reflète pas les positions officielles de l’association. Rejoignez le groupe de travail éducation de l'April, en vous inscrivant à la liste de discussion (cette inscription est ouverte à tout le monde)

Évolution du côté de Scratch

Scratch 3.0 pointe le bout de son nez
Première nouvelle, l’utilisation du logiciel privateur Flash ne sera plus requise. Une raison supplémentaire de cesser d’utiliser Flash qui devrait disparaître des internets. A priori, ici, tout serait conforme aux standards avec du HTML/JavaScript. À terme, il n’y aura donc plus besoin d’installer le logiciel privateur Adobe Air, ce qui va faciliter le travail des personnels en charge des réseaux des établissements scolaires. À noter que la version 2 sortie en 2013 n'est pas utilisée par tout le monde à cause de son emploi de Flash. Ainsi, la distribution Debian est restée à la version 1 qui repose sur Smalltalk. Cette version, bien que plus ancienne, bénéficie de plus de 10 années de maturation et donc reste largement utilisable pour les activités scolaires.

Logo Scratch

La future version supportera une syntaxe horizontale comme dans ScratchJr et une autre verticale comme dans le Scratch dit classique. Pour l’instant, seule l’horizontale est présente dans les codes sources publiés, l’arrivée de la syntaxe verticale étant prévue dans les mois à venir. Les tablettes sont une cible privilégiée. Ce projet est en phase de développement. C’est le fruit d’un partenariat avec Google. Le code soutenant les nouveaux "Scratch Blocks" est basé sur les Blocky de Google. Pour le MIT, ce partenariat est avant tout une opportunité importante d’augmenter la diffusion de Scratch.

Un nouvelle intéressante est le choix de la licence, Apache 2.

Pour le moment, les développeurs en sont à la partie langage visuel principalement. Pour la partie sauvegarde/partage des projets en ligne (ou sur un serveur), il est difficile d’évaluer dans quelle direction ils souhaitent aller. Une refonte du site web de Scratch sur le MIT est en cours, avec là encore le choix de licences libres, et c’est également libre comme on peut le voir sur le
dépôt github. Peut-être aura-t-on la posibilité de gérer nous-mêmes la partie stockage des projets ? Ceci serait intéressant en contexte éducatif pour mutualiser des projets Scratch à l’échelle d’un établissement scolaire ou d’un bassin, voire d’une académie. L’avenir nous le dira mais, pour l’instant, nos autorités sont plus occupées à signer des partenariats avec Microsoft, voire se laisser instrumentaliser pour leur communication d’entreprise, qu’à vraiment essayer de développer l’innovation et l’ouverture.

Snap!

Une alternative à Scratch existe depuis longtemps, elle s’appelle Snap!. Il est possible de la tester sur le serveur mis à disposition par Abulédu. Un gros avantage est que tout fonctionne avec un navigateur web et utilise des logiciels libres. Inutile de devoir utiliser ce que Richard Stallman qualifie, à raison, de « malware » : Flash (voir sa conférence transcrite par le groupe Transcriptions de l'April). Snap! est sous licence libre (GNU Affero General Public License).
Lors d’échanges sur la liste de diffusion du groupe éducation de l’April, un intervenant a signalé : « J'ai l'impression que Snap! est beaucoup plus riche, évolutif et "libre" que Scratch. Il y a un github qui paraît très actif . Il suffit de télécharger le fichier master.zip, de le dézipper et il fonctionne "out of the box", cela me semble lever les réticences autour de Scratch et cela semble fonctionner de façon identique ». Un autre a ajouté : « La richesse de Snap! vient de la possibilité de créer ses propres blocks. Une nouvelle version est sortie il y a environ une semaine dans laquelle les objets sprites peuvent être des arguments de fonctions… Plus je l'utilise, plus je me dis que ses applications sont sans limite ». Enfin, une dernière intervenante souligne : « Quand je ne comprends pas quelque chose, je pose mes questions sur le forum Github dédié et les développeurs y répondent très vite ».
Logo Scratch
Pour information, Nathalie Carrié, enseignante de mathématiques, a présenté Snap! à l’IREM de la Réunion le 14 juin. Il devrait être possible de récupérer la présentation sur le site de cette institution. Une autre présentation est prévue aux RMLLd de Saint-Joseph de la Réunion entre le 7 et le 10 juillet.

Avec Snap!, il est possible de faire des appels HTTP ! Cela ouvre des possibilités intéressantes d’un point de vue pédagogique sur le fonctionnement du Web. Autre fonctionnalité intéressante, on peut également exécuter du code JavaScript, il y a un bloc spécial pour cela. On peut donc mélanger code visuel et code texte. Cela semble une bonne manière pour faire la transition entre les deux : on commence à apprendre les blocs et petit à petit on peut se mettre à la programmation texte. Et on peut choisir le mode qui est le plus adapté suivant ce que l’on souhaite faire. Autre avantage : cela ouvre de nouvelles possibilités d’extension.

Toujours selon un intervenant de la liste, « Snap! a vraiment beaucoup plus de possibilités que Scratch. Surtout en termes de blocs disponibles. C'est plus riche et on peut faire des choses un peu plus complexes qu'avec Scratch. Il me semble que c'est une volonté de l'équipe de développeurs de Scratch de ne pas trop en mettre pour ne pas "noyer" les scratcheurs, ce qui peut se défendre mais cela fait qu'il manque des choses essentielles, comme par exemple la possibilité de définir des blocs qui renvoient quelque chose (ce qu'on peut faire avec Snap!). Personnellement je préfère un outil qui offre plus de possibilités quitte à ce que chacun pioche uniquement ce qu'il a envie d'utiliser et à son rythme. Par contre, l'avantage de Scratch version online est le partage en ligne, le remix, les studios, etc. (mais tout le monde n'a pas forcément besoin de ça). Bémol, je viens de voir qu'avec Snap! on pouvait enregistrer ses projet en ligne et soit les garder privés soit les rendre publics, dans ce cas un lien permet d'y accéder. Par contre j'ai l'impression qu'il n'y pas de page "profil" où on pourrait voir tous les projets de quelqu'un et les remixer (comme avec Scratch). »

Un autre intervenant a eu la chance de discuter avec le créateur de Snap! Jens Mönig lors du dernier colloque Robotique et Education. Les démos qu'il a faites sur les dernières fonctionnalités étaient remarquables. On ne voit plus les limites du logiciel.
Selon le créateur de Snap!, il y a différents niveaux d'accès :

  • "low floor" -> accessible très facilement au plus grand nombre
  • "no ceiling" -> on peut faire des choses très, très complexes (cf lambda calcul)
  • "wide walls" -> plein d'approches différentes sont possibles.

À noter qu'un atelier sur Snap! aura lieu lors des prochaines journées de l'APMEP à Lyon en octobre. Le nom de ce atelier est « Robotique au lycée avec le robot PoppyErgo ».

Un participant signale : « Par contre, il y a quelque chose qui me manque dans les deux, c'est la possibilité de travailler à plusieurs sur un même projet. »

Dans Snap! , il est possible d’avoir des lutins/scènes en vectoriel (SVG…) comme dans Scratch. Il suffit de les glisser-déposer dans la zone des costumes. Par contre à la différence de Scratch il n'est pas possible de dessiner et de modifier des lutins en vectoriel. Il n'y a pas non plus d'outil texte afin de créer un lutin qui contient du texte.

D’un point de vue technologique, en se basant sur Flash, Scratch 2.0 s’était engagé dans une impasse. Scratch 3.0 cherche à en sortir en se basant uniquement sur des standards Web. Les développeurs de Snap! ont, eux, choisi ces technologies dès le départ. Cependant, ils ont également fait un choix technologique structurant qui risque d’être un frein pour le développement de Snap!. En effet, Snap! redessine tout dans un canvas au lieu d’utiliser des objets "HTML" (DOM pour être plus précis). Les développeurs ont donc dû recoder tout ce qui est rendu graphique de l’interface au lieu de se reposer sur les moteurs de rendu efficaces des navigateurs, ce qui est une grande perte d’énergie et une grosse contrainte pour les futurs dévelopements.

Création d’un fichier exécutable à partir d’un projet Snap!

Il existe aussi la possibilité de créer un exécutable à partir d’un projet Snap!. Pour cela, il suffit d’exporter le projet en XML, puis de suivre ce lien. Ensuite on y charge le XML, on sélectionne la plateforme et cela produit un fichier zip qu’il suffit de décompresser pour utilisation. Cette fonctionnalité a vraiment été appréciée. Selon un animateur d’ateliers : « C’est une demande qu’on a régulièrement de la part des enfants lors de nos ateliers : certains veulent pouvoir donner leurs jeux à leur entourage sans forcément avoir à passer par un site ».

Arduino

On peut interfacer les cartes Arduino avec Snap!. Voir sur le site de S4A (Scratch for Arduino) (licence GNU GPL et MIT). Pour connecter d’autres matériels, voir la section "Use devices with Snap!:" du site officiel de Snap!

Si vous souhaitez aussi participer ce type de discussions, profiter des échanges ou peaufiner votre activité de veille, alors rejoignez le groupe de travail éducation de l'April, en vous inscrivant à la liste de discussion (cette inscription est ouverte à tout le monde)

23 June 2016

xcartron.png Xavier CARTRON

Graver un CD sous OpenBSD

Le 23 June 2016 à 19:16:25

Petit billet rapide pour indiquer comment graver une compilation CD sous OpenBSD. La majeure partie de ce qui est écrit ici provient, comme d'habitude, de la documentation.

Déjà, on commence par mettre tous les fichiers à graver dans un dossier que j'appelle ici "cd" par souci d'originalité :) .

Vérifiez bien que les documents ne prennent pas trop de place. Par exemple, j'ai un CD de 700MB , je regarde avec la commande "du" si ça passe :

$ du -h cd
472M	cd

C'est bon :)

On fabrique maintenant un fichier moncd.iso que l'on pourra graver :

$ mkhybrid -R -o moncd.iso cd/

On vide le cd :

# cdio -f cd0c blank

Et enfin, on grave l'iso :

# cdio -f cd0c tao moncd.iso

On peut vérifier que tout s'est bien passé en montant le CD fraîchement gravé :

# mount /dev/cd0c /mnt/cdrom
# ls /mnt/cdrom


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Mise à jour: Le 02 July 2016 à 00:02:35