Promouvoir et défendre le logiciel libre

02 March 2021

Carl CHENET

Débuter avec Git partie 7 : git rebase pour ré-écrire son historique

Le 02 March 2021 à 23:07:56

Aujourd’hui nous allons faire tomber un mythe : la commande git rebase. Non, elle n’est pas compliquée, c’est juste que vous y avez souvent été confrontée dans une situation de stress sans trop comprendre ce qui se passait, par exemple dans un git pull –rebase qui se passe mal. Nous allons étudier un cas simple et vous allez désormais l’utiliser quasiment au quotidien. Oui oui, au quotidien.

Fusion ? Git rebase ?

Si cette partie relativement théorique ne vous intéresse pas, sautez directement au chapitre suivant pour l’exemple pratique.

En prérequis nous allons faire un rappel rapide de ces deux notions. La fusion consiste à prendre les différents commits, à en étudier la possibilité des les assembler et à générer un nouveau commit. D’où le terme de fusion. Vos deux branches d’origine restent inchangées, modulo le nouveau commit créé.

Le rebase fonctionne différemment. Lorsque vous voulez effectuer un rebase, Git va rechercher le commit commun le plus récent entre les deux branches, puis va essayer de constituer une branche cohérente résultante de cette opération.

La grosse différence donc est que dans le cas de la fusion, on obtient le résultat dans un nouveau commit, alors que rebase va retravailler la branche sur laquelle vous êtes.

Cette explication est bien sûr clairement vulgarisée, imparfaite et sommaire, et je vous invite à lire la documentation officielle si vous souhaitez plus de détails.

Entrons dans le vif du sujet avec un cas d’usage que vous rencontrez tous les jours. Croyez-moi.

Le commit imparfait

Cas typique d’usage de rebase : la correction d’un commit imparfait. Vous êtes allé trop vite et avez oublié d’embarquer un fichier dans votre commit, alors vous faites un nouveau commit pour corriger, avec le plus souvent un message peu clair car vous êtes énervé. Ne niez pas, ça nous est tous arrivé et ça vous arrive peut-être encore souvent.

C’est parfait, on va corriger ça avec rebase.

Commençons par mettre l’environnement de test en place avec un nouveau dépôt Git. On passe rapidement sur ces opérations car on en a déjà parlé dans cet article.

$ git init .
Initialized empty Git repository in /home/user/debuter-avec-git/7/.git/
$ echo "foofoofoo" > file1
$ git add file1 
$ git commit file1 -m "initial commit"
[master (root-commit) 9a8a61f] initial commit
 1 file changed, 1 insertion(+)
 create mode 100644 file1

On initie un nouveau dépôt, puis un créé un premier commit avec un fichier file1.

$ echo "barbarbar" > file2
$ git add file2
$ git commit file2 -m "add file2"
[master dcd1b75] add file2
 1 file changed, 1 insertion(+)
 create mode 100644 file2

On ajoute ensuite un deuxième commit, contenant un fichier file2.

La double boulette

Nous voulons maintenant ajouter deux fichiers en même temps au dépôt. Malheureusement pour vous, une réunion commence, vous êtes en télétravail et vous continuez à travailler pendant que votre chef soliloque dans votre casque (on en parle dans cet article). Et là…

$ echo "blablabla" > file3
$ echo "lalalala" > file4
$ git add file3
$ git commit file3 -m "add file3 and file4"
[master 122fa7d] add file3 and file4
 1 file changed, 1 insertion(+)
 create mode 100644 file3

La boulette ! Vous avez oublié d’ajouter le fichier file4 ! Tout ça à cause de la réunion !

$ git status
On branch master
Untracked files:
  (use "git add <file>..." to include in what will be committed)
	file4

Vous tentez de corriger.

$ git add file4
$ git commit file4 -m "azlemjrlmzjaejrlj"
[master 23486d2] azlemjrlmzjaejrlj
 1 file changed, 1 insertion(+)
 create mode 100644 file4

Vous venez en fait d’aggraver la situation. Vous ajoutez à votre première erreur la lourdeur d’un nouveau commit sans réel intérêt et, de plus, un message de commit inutile, sans valeur pour vous et vos collègues. En effet jetons un Å“il à votre historique avec la commande git log.

$ git log
commit 23486d2a4052710025ea76b6a79ae4a481bef8af (HEAD -> master)
Author: Carl Chenet <chaica@ohmytux.com>
Date:   Tue Mar 2 13:17:59 2021 +0100

    azlemjrlmzjaejrlj

commit 122fa7da505bfd924482dbeb393b1bd64796c874
Author: Carl Chenet <chaica@ohmytux.com>
Date:   Tue Mar 2 13:17:12 2021 +0100

    add file3 and file4

commit dcd1b7500c56025b43172d05d2e071d38544d8e5
Author: Carl Chenet <chaica@ohmytux.com>
Date:   Tue Mar 2 13:15:30 2021 +0100

    add file2

commit 9a8a61f662ea8397f03fdf1b19d45a053dbb83d7
Author: Carl Chenet <chaica@ohmytux.com>
Date:   Tue Mar 2 13:14:33 2021 +0100

    initial commit

On le voit, le dernier commit est, disons-le, laid, sans valeur ajoutée pour personne. Il fait le travail certes mais doit être amélioré, surtout dans le cadre du travail collaboratif où vous n’êtes pas le seul à lire cet historique (voir plus bas). Vous allez faire perdre du temps à tous vos relecteurs.

Pas une mais deux erreurs en un seul commit
Pas une mais deux erreurs en un seul commit

Git rebase à la rescousse

Nous allons maintenant voir l’intérêt de rebase. Vous passez la commande suivante pour “retravailler” les deux derniers commits.

$ git rebase -i HEAD~2

Cette commande signifie que nous souhaitons appliquer la fonction rebase à partir de HEAD, notre position actuelle sur la branche courante (on en a parlé dans cet article) jusqu’au deuxième commit en arrière.

Un menu apparaît dans votre éditeur qui va vous demander des informations.

pick 122fa7d add file3 and file4
pick 23486d2 azlemjrlmzjaejrlj

# Rebase dcd1b75..23486d2 onto dcd1b75 (2 commands)
#
# Commands:
# p, pick <commit> = use commit
# r, reword <commit> = use commit, but edit the commit message
# e, edit <commit> = use commit, but stop for amending
# s, squash <commit> = use commit, but meld into previous commit
# f, fixup <commit> = like "squash", but discard this commit's log message
# x, exec <command> = run command (the rest of the line) using shell
# b, break = stop here (continue rebase later with 'git rebase --continue')
# d, drop <commit> = remove commit
# l, label <label> = label current HEAD with a name
# t, reset <label> = reset HEAD to a label
# m, merge [-C <commit> | -c <commit>] <label> [# <oneline>]

# Note that empty commits are commented out

Le haut de ce menu présente une liste des commits qui vont être retravaillés par rebase, les commits sont affichés selon leur ancienneté, de haut en bas (attention, contrairement à git log donc). Tout le reste du fichier est constitué de commentaires à caractère informatif.

Le premier mot précise quelle modification appliquer. Nous allons utiliser le mot-clé fixup pour fusionner le commit désigné avec le précédent, le message de commit du précédent sera également conservé et celui du commit designé sera supprimé. D’une pierre deux coups, donc.

pick 122fa7d add file3 and file4
fixup 23486d2 azlemjrlmzjaejrlj

Nous sauvons maintenant le contenu du fichier.

$ git rebase -i HEAD~2
Successfully rebased and updated refs/heads/master.

Le message annonce que l’opération rebase a été correctement effectuée. Un coup d’Å“il sur notre historique va nous le confirmer.

$ git log
commit 4fb9e75b8749453936d7cfa409127e228aefdc60 (HEAD -> master)
Author: Carl Chenet <chaica@ohmytux.com>
Date:   Tue Mar 2 13:17:12 2021 +0100

    add file3 and file4

commit dcd1b7500c56025b43172d05d2e071d38544d8e5
Author: Carl Chenet <chaica@ohmytux.com>
Date:   Tue Mar 2 13:15:30 2021 +0100

    add file2

commit 9a8a61f662ea8397f03fdf1b19d45a053dbb83d7
Author: Carl Chenet <chaica@ohmytux.com>
Date:   Tue Mar 2 13:14:33 2021 +0100

    initial commit

Nos deux erreurs ont bien été corrigées. Nous présentons maintenant un commit cohérent, avec un message de commit explicite. Une étude du commit nous le confirme.

$ git show --pretty=oneline 4fb9e75b8749453936d7cfa409127e228aefdc60
4fb9e75b8749453936d7cfa409127e228aefdc60 (HEAD -> master) add file3 and file4
diff --git a/file3 b/file3
new file mode 100644
index 0000000..6a4238f
--- /dev/null
+++ b/file3
@@ -0,0 +1 @@
+blablabla
diff --git a/file4 b/file4
new file mode 100644
index 0000000..854f93c
--- /dev/null
+++ b/file4
@@ -0,0 +1 @@
+lalalala

Les deux fichiers sont bien ajoutés par ce commit désormais unique.

L’utilisation de git rebase dans le cadre du travail collaboratif

Comme nous avons vu, nous aurions pu conserver cette historique et continuer à travailler, mais le problème survient lorsqu’un collègue va vouloir relire l’historique. Si nous n’avions pas corrigé, votre collègue aurait lu azlemjrlmzjaejrlj comme message de commit et aurait donc dû lire lui-même le détail du commit, une opération que l’on peut donc facilement éviter avec un message de commit explicite.

Voyons maintenant comment corriger l’erreur au niveau du dépôt partagé avec les collègues. Nous avions poussé notre double erreur vers le dépôt Gitlab.

$ git push origin master
Enumerating objects: 4, done.
Counting objects: 100% (4/4), done.
Delta compression using up to 8 threads
Compressing objects: 100% (2/2), done.
Writing objects: 100% (3/3), 273 bytes | 273.00 KiB/s, done.
Total 3 (delta 1), reused 0 (delta 0)
To https://gitlab.com/articles/debuter-git-7.git
   9b95c2c..95fe5b2  master -> master

Après notre utilisation du rebase, nous retentons de pousser notre modification.

$ git push origin master
To https://gitlab.com/articles/debuter-git-7.git
 ! [rejected]        master -> master (non-fast-forward)
error: failed to push some refs to 'https://gitlab.com/chaica/debuter-git-7.git'
hint: Updates were rejected because the tip of your current branch is behind
hint: its remote counterpart. Integrate the remote changes (e.g.
hint: 'git pull ...') before pushing again.
hint: See the 'Note about fast-forwards' in 'git push --help' for details.

Une erreur apparaît. Git nous informe qu’il ne peut pas effectuer l’opération fast-forward, assurant la bonne conduite de la mise-à-jour distante. Il va falloir effectuer une opération un peu plus complexe avec l’option –force-with-lease.

$ git push --force-with-lease origin master
Enumerating objects: 5, done.
Counting objects: 100% (5/5), done.
Delta compression using up to 8 threads
Compressing objects: 100% (2/2), done.
Writing objects: 100% (4/4), 341 bytes | 341.00 KiB/s, done.
Total 4 (delta 0), reused 0 (delta 0)
To https://gitlab.com/chaica/debuter-git-7.git
 + 95fe5b2...831f45c master -> master (forced update)

Attention. Je ne détaille pas cette option ici mais pour information N’UTILISEZ JAMAIS L’OPTION –force sans être absolument 100% sûr de ce que vous faites et/ou avant d’avoir consulté vos collègues. C’est très souvent une très mauvaise idée. Et presque 100% du temps une bêtise si vous travaillez sur la branche master en collaboration avec d’autres personnes. À éviter donc.

L’option –force-with-lease, contrairement à l’option –-force, va vérifier que le pointeur distant est encore bien positionné sur votre dernier commit précédant le rebase et que tous les pointeurs distants utilisent bien ce commit et donc que quelqu’un d’autre n’a pas retravaillé votre historique, auquel cas vous écraseriez son travail avec –force.

En gros, retenez que vous êtes sûr à 100% de n’impacter personne d’autre avec l’option –force-with-lease de git push quand vous souhaitez pousser votre historique modifié.

Maintenant le retravail de votre historique a bien été poussé sur le dépôt distant, votre commit est bien plus lisible et votre message de commit explicite, prêt à être relu par un collègue.

Le retravail des messages de commits

Il s’agissait ici d’un exemple très simple pour vous initier à la puissance de rebase. Nous n’avons travaillé que sur 2 commits. Vous pourriez en embarquer bien davantage dans votre opération. Vous pouvez même envisager des opérations concernant l’intégralité des commits sur une branche. Boowaa!

Une autre utilisation très classique est le retravail des messages de commits. Nous avons vu – lorsque que rebase vous demande quelle(s) opération(s) vous souhaitez effectuer – que nous avions à notre disposition l’option suivante :

# r, reword <commit> = use commit, but edit the commit message

Vous pouvez donc revenir sur un ou plusieurs messages de commits voire même tous les messages de commits de votre branche, par exemple pour y appliquer un formalisme nécessaire à votre gestionnaire de tickets ou à votre CI/CD. Vous ne pourrez bientôt plus vous en passer, les petites typos que vous avez laissées partout traîner dans vos messages parce que vous ne saviez pas comment les corriger ? Rebase commence à vous plaire, je le sens.

La puissance de git rebase

Notons que nous avons utilisé l’option fixup pour fusionner deux commits pendant l’opération et supprimer le message de celui sur lequel on avait déclaré vouloir effectuer le fixup.

Si vous aviez voulu conserver les deux messages de commits pour les retravailler, vous auriez pu utiliser l’option squash, très couramment utilisée également dans les opérations de rebase.

# s, squash <commit> = use commit, but meld into previous commit

D’autres options plus avancées comme edit ou exec permettent des opérations puissantes et complexes, mais on sort un peu du cadre de l’article. À découvrir donc le jour où vous en aurez besoin 😉

Faire une sauvegarde pour éviter le stress avec git rebase
Faire une sauvegarde pour éviter le stress avec git rebase

Ceinture et bretelles

N’oubliez jamais que mieux vaut prévenir que guérir.

Avant de tenter une manipulation qui vous semble complexe, n’hésitez pas à copier l’intégralité du répertoire racine qui contient vos sources (celui qui contient le répertoire .git) vers un autre endroit avant d’effectuer votre opération. C’est moche et ça fait rigoler les puristes certes (je vous vois rigoler là au fond) mais ça peut vous éviter bien des ennuis si vous êtes coincé et que personne n’est là pour vous aider. Il faut bien s’entraîner avant de maîtriser, c’est vrai pour tous les outils. Avec une sauvegarde à côté, on ne pourra jamais vous reprocher d’avoir perdu des données.

De plus, bien souvent dans les opérations de rebase qui tournent mal, un simple git rebase –abort vous permet de revenir à l’état antérieur à l’opération.

Conclusion

Nous allons nous arrêter ici pour l’article d’aujourd’hui. Nous avons montré un cas d’utilisation très commun de rebase et comment pousser un historique modifié par rapport à celui qui avait déjà été poussé vers un dépôt partagé.

Je vous encourage à tester rapidement le retravail des messages de commits, c’est également une option dont je me sers assez souvent. Nul doute qu’en maîtrisant ces bases, vous aborderez sereinement les cas d’utilisations plus complexes si un jour vous y êtes confronté.

Finalement et pour rappel, le rebase est une opération puissante et donc comme beaucoup de choses dans Git potentiellement dangereuse, n’hésitez pas à faire une sauvegarde de vos données avant de vous lancer.

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tnitot.png Tristan NITOT

En vrac du mardi

Le 02 March 2021 à 15:02:00

Citation du jour

« Quand on a encore plus peur du changement que du malheur, comment éviter le malheur? » — Max Frisch, dans sa pièce Monsieur Bonhomme et les Incendiaires

À rapprocher de la difficulté rencontrée pour faire face à la crise climatique, et qui ne réalisent pas qu’à se cramponner à leur SUV, leurs rêves du monde d’avant, ils précipitent leur descendance dans un monde très très compliqué…

Plateformes

Climat

Note

[1] En fait, l’autorité norvégiennne envisage une telle amende. Mozilla est un peu en avance sur l’info :-) Merci Jérémie pour la correction.

april.png Nouvelles April

Réunion du groupe de travail Sensibilisation de l'April - jeudi 4 mars 2021 à 17 h 30 (accueil dès 17 h 15) à distance

Le 02 March 2021 à 14:58:35

4 Mars 2021 - 17:30
4 Mars 2021 - 19:30

Logo du groupe de travail Sensibilisation de l'April

Le groupe de travail Sensibilisation

Le groupe de travail Sensibilisation de l'April a pour vocation de proposer des outils de communication permettant de sensibiliser un plus large public aux enjeux du logiciel libre et des formats ouverts. La participation aux activités du groupe est ouverte à tout le monde (membre de l'April ou pas) : n'hésitez pas à nous rejoindre en vous inscrivant sur la liste de discussion.

Le groupe Sensibilisation se réunit chaque jeudi du mois. Il est possible de participer aux projets du groupe en dehors des réunions : vous pouvez consulter la liste des projets en cours. Merci de signaler vos contributions en écrivant un message à la liste de discussion. Vous pouvez aussi proposer de nouveaux projets !

Informations pratiques sur la réunion

Une réunion du groupe Sensibilisation aura lieu jeudi 4 mars 2021, en visioconférence. Horaires : dès 17 h 30 et jusqu'à 19 h 30 (accueil à partir de 17 h 15). Il sera possible de rejoindre la réunion à tout moment.

Ordre du jour : nous passerons en revue les projets en cours/prévus. Un possible projet à lancer est la "Boussole du Libre", un outil pour orienter les personnes souhaitant reprendre le contrôle de leur informatique, déclinable en format papier et page web.

Pour tous les détails et vous inscrire à la réunion, rendez-vous sur le pad. Si vous prévoyez de rejoindre la réunion après 17 h 30, merci de préciser votre horaire d'arrivée en plus de votre nom/pseudo.

#96 - Solidaires Informatique - KPTN - Gouvernements et logiciels libres - « Libre à vous ! » diffusée mardi 2 mars 2021 sur radio Cause Commune

Le 02 March 2021 à 14:30:00

Au programme de l'émission : Solidaires informatique, le nouvel album de KPTN ; Flammes. La chronique Partager est bon, sur le thème des « Mesures à la portée des gouvernements pour promouvoir le logiciel libre ».

Libre à vous !, l'émission pour comprendre et agir avec l'April, chaque mardi de 15 h 30 à 17 h sur la radio Cause Commune (93.1 FM en Île-de-France et sur Internet).

Au programme de la 96e émission :

Podcasts des différents sujets abordés

Les podcasts seront disponibles après la diffusion de l'émission (quelques jours après en général).

N'hésitez pas à nous faire des retours sur le contenu de nos émissions pour indiquer ce qui vous a plu mais aussi les points d'amélioration. Vous pouvez nous contacter par courriel, sur le webchat dédié à l'émission (mais nous n'y sommes pas forcément tout le temps) ou encore sur notre salon IRC (accès par webchat). Vous pouvez nous laisser un message sur le répondeur de la radio en appelant le 09 72 51 55 46

Personnes participantes

  • Étienne Gonnu, chargé de mission affaires publiques pour l'April
  • Clément Oudot, informaticien et artiste connu sous le pseudonyme KPTN
  • Nadine Stéphant, membre du bureau national de Solidaires Informatique
  • Thomas, adhérent de Solidaires Informatique
  • Véronique Bonnet, professeur de philosophie et vice-présidente de l'April
  • Frédéric Couchet, délégué général de l'April
  • Adrien Bourmault, bénévole à l'April (en régie)
  • Quentin Gibeaux, bénévole à l'April (découpe du podcast)

Référence pour l'interview de KTPN

  • Flammes, disponible sous licence libre Creative Commons CC-By-Sa 4.0.
  • Worteks

Références pour le sujet consacré à Solidaires Informatique

Références pour la chronique de Véronique Bonnet

Références pour la partie « Quoi de Libre ? »

Pauses musicales

Les références pour les pauses musicales et autres séquences sonores (virgules…) :

Licences de diffusion, réutilisation

Les podcasts sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence.

Rendez-vous « Tâches importantes » - mercredi 3 mars 2021 à 11 h 00 (accueil dès 10 h 50)

Le 02 March 2021 à 11:44:00

3 Mars 2021 - 11:00
3 Mars 2021 - 12:00

Un rendez-vous « Tâches importantes » ?

L'April vous propose un rendez-vous hebdomadaire en ligne où chacun et chacune avancerait sur une tâche importante, mais pas forcément la même. La tâche importante sur laquelle avancer pouvant être une tâche April, une tâche professionnelle ou personnelle. Pour en savoir plus, consulter le bloc-notes.

Informations pratiques sur le rendez-vous

Un rendez-vous tâches importantes aura lieu mercredi 3 mars 2021, de 11 h à 12 h 00 (accueil dès 10 h 50 pour les tests éventuels). Pour les détails et signaler votre préférence, rendez-vous sur le bloc-notes.
Si ce créneau ne vous convient pas, n'hésitez pas à proposer d'autres créneaux horaires dans la section « Rendez-vous à venir » du bloc-notes.

Bruno CORNEC

New Mageia Board

Le 02 March 2021 à 00:18:37

After releasing its 8th version, the community members part of the french 1901 law association had a meeting tonight to reinvigorate the work done by the association in support of the distribution, and elected a new board to support that goal.

I’m proud to have gathered the trust of my fellow association members and been elected as a board member ! We also have a brand new chairman (neoclust, more than 2000 packages maintained !), a new secretary (auroud85, mister QA) and a new treasurer (maat, French users community).

With that new team in place and acting, I’m sure you’ll hear more and more about our distribution through various channels !

01 March 2021

april.png Nouvelles April

Décryptualité du 1er mars 2021 - La sécurité informatique mise à mal dans la santé

Le 01 March 2021 à 23:22:39

Écouter le décryptualité
(15minutes)

podcast OGG

Fuite Dedalus, rançongiciel frappant les hôpitaux, deux exemples dans l'actualité qui démontrent qu'on ne doit pas perdre la main sur les données de santé et leurs conditions d'hébergement. Decryptualité sur Mastodon Musique de l'indicatif : Sebkha-Chott - CRPTS ND TPSTRZ - KHOLIK NEFAEHRTITIK

Revue de presse de l'April pour la semaine 8 de l'année 2021

Le 01 March 2021 à 19:13:52

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[ITforBusiness] L'open source s'invite dans le monde des processeurs

✍ David Feugey, le .

de_crevoisier.png LE-ROUTEUR-WIFI.COM

Petit lexique du réseau informatique pour les débutants (deuxième partie)

Le 01 March 2021 à 14:34:49

Suite au succès de la première partie du lexique, nous avons décidé de le compléter un petit peu en vous offrant une petite introduction à d’autres notions.

Il faut dire que si la pratique de l’informatique s’est généralisée dans toutes les classes de la population et dans toutes les classes d’âge, cela peut encore être un peu déroutant pour certains, voir effrayant. Et cela d’autant plus, si on ne comprend pas les différentes notions, car elles sont finalement assez rarement expliquées.

Donner les clés de la compréhension de ces notions, c’est participer à notre égalité devant l’informatique, c’est permettre au plus grand nombre de comprendre de quoi on parle…

Ne cherchez pas de logique académique dans ce lexique, ce n’est pas le propos. Nous vous proposons juste quelques explications sur des notions que l’on rencontre souvent sur ce site, qu’elles soient matérielles, logicielles, ou même composantes de la culture informatique.

L’unité centrale

On va essayer de commencer par le commencement et voir un petit peu quels sont les composants matériels d’un ordinateur. Pour des questions de simplicité, ici nous ne parlerons que d’ordinateur de bureau, dits ordinateur fixes, mais sachez qu’un PC portable fonctionne exactement de la même manière.

Il est très important d’avoir un minimum de connaissances sur le fonctionnement général matériel d’un ordinateur afin de pouvoir comprendre tout un tas d’autres notions.

Le boitier

On l’a dit, on commence par le début, le boitier c’est la grosse boite métallique (le plus souvent) qui va contenir le reste. Il en existe une infinité, un peu à tous les prix, et avec des fonctionnalités différentes. En général, on choisit son boitier pour sa taille, ses capacités de refroidissement, et pour les ports intégrés. De plus en plus de boitier sont munis d’un côté vitré qui permet de voir l’intérieur de la machine, c’est une histoire de goûts personnels. Certains boitiers peuvent être insonorisés.

Carte mère

La première chose que l’on rajoute au boitier, la colonne vertébrale de tout ordinateur, c’est la carte mère. Il s’agit d’un très gros circuit imprimé munis d’une multitude de ports, de prises, de branchements divers, qui va servir, pour faire simple, à faire le lien entre tout le reste.

C’est donc sur cette carte mère que l’on va venir raccorder le processeur, la RAM, les disque durs, entre autre. Une carte mère se choisit en fonction de différents critères un peu trop complexes pour être évoqués dans ce genre de lexique, mais sachez simplement qu’elle ne se choisit pas au hasard.

S’il ne faut retenir qu’une chose vis-à-vis de ce choix, c’est qu’il faut acheter une carte mère qui soit compatible avec le processeur que vous choisirez. Il faut que la carte possède le bon « socket », c’est-à-dire la bonne prise pour pouvoir y intégrer votre processeur.

Processeur

Si la carte mère est la colonne vertébrale, alors, le processeur est le cerveau. C’est le processeur qui va faire les calculs au sein de votre ordinateur. Et un ordinateur, ce n’est qu’une histoire de calculs…

Pour faire simple, un processeur est une puce de silicium sur laquelle sont gravés, à un niveau microscopique, des millions de processeurs. La puissance de calcul est fonction de deux critères principaux, le nombre de cœurs, et la fréquence de fonctionnement. En gros, plus un processeur a de cœurs, et plus la fréquence est élevée et plus il sera capable de faire de calculs.

Quand on parle de processeur, c’est un peu un abus de langage, il est plus pertinent d’utiliser le terme anglo-saxon et de parler de CPU, pour Central Processor Unit. Justement à cause des cœurs. Car sur un CPU moderne, il y a en réalité plusieurs processeurs. 2, 4, 8, 16… chacun de ces cœurs peut s’occuper d’une tâche différente, mais ils peuvent également se donner la main et travailler ensemble sur des calculs plus lourds.

On ne va pas plus rentrer dans les détails techniques complexes, peut-être une prochaine fois, mais retenez simplement qu’un 8 cœurs à 3.6 GHz est un meilleurs choix qu’un double cœur à 2.4 Ghz…

Mémoire RAM

Le processeur a besoin de stocker les calculs qu’il réalise pour vos différents logiciels quelque part. Ces calculs sont réalisés si rapidement qu’il n’est pas possible de les stocker sur de la mémoire classique, comme celle d’un disque dur ou bien même d’un SSD. Il faut donc quelque chose de dédié, et on appelle cela de la RAM.

Il faut que vous disposiez de suffisamment de RAM pour votre usage. Sachez que plus vous utilisez de logiciels simultanément, et plus vous aurez besoin de mémoire RAM. De plus certains logiciels utilisent bien plus de RAM que d’autres. Le standard actuel se situe généralement entre 8 et 16 Go. Si vous utilisez votre ordinateur pour surfer sur internet et du traitement de texte, il sera à l’aise avec 8 Go. Par contre si vous faites de la retouche de photos, du montage vidéo, des jeux, ou d’autres usages lourds, un minimum de 16 Go est une bonne idée. N’importe quelle carte mère moderne actuelle est capable d’embarquer jusqu’à 128 Go de RAM.

Disque dur, SSD

Il s’agit de la mémoire classique de l’ordinateur, là où vous allez stocker vos photos, vos documents, votre musique…

Dans une unité centrale classique, on peut avoir généralement jusqu’à 5 ou 6 disques durs ou SSD. Plus vous aurez de fichiers lourds et de programmes et plus il vous faudra de place.

On distingue deux catégories de stockage, le disque dur classique, à stockage magnétique, et le SSD (Solid State Disk). Tous les deux possèdent des avantages et des inconvénients. Le disque dur classique est bien moins cher et possède des capacités de stockage pouvant être très élevées, jusqu’à 12 ou 16 To. Le SSD est bien plus cher, bien plus rapide et les capacités de stockage sont plus restreintes.

Partant de ce constat, c’est une bonne idée de disposer d’au moins un disque dur pour installer son système d’exploitation et les programmes ayant besoin de réactivité, et d’au moins un disque dur classique pour stocker les documents inertes (photos, vidéo, documents bureautiques…).

Sachez également que si un SSD est bien moins sujet aux pannes (en ordre général), il a une durée de vie limitée. A chaque fois que vous écrivez des informations sur un SSD vous en réduisez la durée de vie. Les choses se sont beaucoup améliorées de ce côté-là, et même si cela est toujours vrai, il vous faudra plusieurs années d’usage intensif pour en venir à bout.

Cartes filles

Une fois que vous avez branché processeur, mémoire RAM et disques durs à votre carte mère, il est possible que vous ayez besoin de cartes filles. Une carte fille, est une carte électronique qui vient se brancher à la carte mère pour apporter certaines fonctions. De nos jours, de très nombreuses fonctionnalités sont déjà proposées par le couple processeur/carte mère.

Cependant, il est possible que vous ayez besoin de quelque chose de plus puissant, ou bien que ces fonctionnalités ne soient pas présentes sur le matériel que vous possédez. Une carte fille peut être une carté réseau, une carte graphique, une carte son, une carte ajoutant de nouveaux ports à la machine…

Si vous n’avez pas de besoins spécifiques, et que votre processeur embarque déjà une carte graphique, alors vous n’aurez probablement pas besoin de recourir à l’ajout de cartes filles. En effet, les fonctionnalités réseau et audio sont déjà présentes sur toutes les cartes mères.

L’alimentation

C’est un peu la partie qui est souvent négligée dans un ordinateur, à tort. La qualité du courant, dans un ordinateur est très importante. Il faudra choisir votre alimentation en fonction de deux critères principaux, sa puissance, en watts, et son rendement, en pourcent.

Pour faire simple, plus une alimentation est puissante et possède un bon rendement, et plus elle coutera chère. Si votre PC ne comporte pas de très grosse carte graphique ou de processeurs surdimensionné, une petite alimentation de 350 ou 400 Watts devrait suffire. Par contre, que vous ayez besoin de beaucoup de puissance ou non, n’hésitez pas à opter pour une alimentation de marque avec un très bon rendement.

Le système d’exploitation

Maintenant que vous savez, dans les très grandes lignes, ce qu’est un ordinateur, il va falloir parler un peu du système d’exploitation.

Tous les ordinateurs, au sens large (PC, Smartphone, tablette…) ont besoin d’un système d’exploitation. C’est lui qui fournit l’interface utilisateur et qui intègre toutes les fonctionnalités de base. Sans système d’exploitation, pas d’interactions avec la machine, pas d’installation de logiciels…

Sur un ordinateur, le système d’exploitation (ou OS pour Operating System), le plus connu est Windows. Apple quant à lui utilise le système macOS sur ces ordinateurs. On peut également citer Linux qui propose une bonne alternative libre et gratuite à Windows avec des distributions comme Ubuntu par exemple.

Sur smartphone, les OS les plus connus et utilisés sont, iOS pour les téléphones de chez Apple et Android pour toutes les autres marques.

Quand vous achetez un ordinateur déjà monté, il se peut que le système d’exploitation soit déjà installé, ou préinstallé. Par contre, si vous montez votre ordinateur vous-même, il faudra prévoir d’installer vous-même cette couche logicielle. Si autre fois cela était un peu complexe, aujourd’hui cela se fait en 20 mn sans avoir de connaissance technique. Si vous êtes intéressé par un article détaillant ce processus, n’hésitez pas à nous le dire en commentaire, je me ferais un plaisir de l’écrire.

Les périphériques

Bon OK, on sait maintenant ce qu’est un ordinateur et un système d’exploitation, mais on entend aussi souvent le terme de périphériques, c’est quoi ?

Les périphériques, ce sont les autres matériels qui sont reliés à l’ordinateur. Il peut s’agir de périphériques d’entrée, comme un clavier ou une souris, ou bien de périphériques de sortie, comme un écran ou une imprimante.

Dans un cas, le périphérique sert à entrer des données dans l’ordinateur, et dans l’autre à retranscrire des données provenant dudit ordinateur.

Ecran, clavier, souris, enceintes, casque, imprimante, manette de jeu… les périphériques sont fonction de vos besoins, il en existe une multitude et ce serait trop long de tous les lister, mais vous saurez très vite de quoi vous aurez besoin.

Les objets connectés

Alors ça, ça fait partie des termes à la mode. Un objet connecté c’est un objet connecté à votre réseau local et permettant certaines interactions. Une imprimante WiFi c’est un objet connecté, un Google Home, ou autre assistant vocal, c’est un objet connecté, une caméra de surveillance en WiFi fait également partie de cette catégorie d’objets.

Il existe maintenant des centaines d’objets connectés différents, certains utiles, d’autres beaucoup moins. Ampoules, thermostats, serrures électroniques, caméras, enceintes… il y en a pour tous les goûts.

LAN

Alors là on arrive à un mot qui fait un peu peur, mais ne pense qu’il est particulièrement intéressant de savoir de quoi il s’agit pour être un peu plus autonome en informatique.

LAN, ça veut dire, Local Area Network, il s’agit donc de votre réseau local, c’est-à-dire du réseau constitué par votre box/routeur et tous les appareils qui lui sont connectés, par câbles ou en WiFi. Chaque appareil sur ce LAN, est identifié par une adresse IP, que l’on qualifie de locale. L’adresse IP locale d’un appareil, mettons, votre PC peut être la même que celle du PC du voisin car cette adresse n’est utilisée que sur votre réseau local. Il ne faut pas confondre l’adresse IP locale avec l’adresse IP publique, cette dernière concernant le WAN.

WAN

WAN, ça signifie Wide Area Network. En gros, c’est les appareils connectés entre eux, à l’extérieur de votre réseau local. Internet par exemple. C’est un peu le contraire de LAN. LAN c’est l’intérieur, chez vous, WAN c’est l’extérieur. Votre box possède une adresse WAN, c’est-à-dire une adresse IP publique. Cette adresse est unique, vous êtes le seul dans le monde à posséder cette IP.

Ethernet

Ethernet aussi est un terme important. L’Ethernet c’est l’autre nom du câble RJ45. Il s’agit donc des câbles réseau qui peuvent servir à relier un ordinateur ou un périphérique à votre routeur ou votre box. Au fur et à mesure que les normes WiFi successives progressent, l’Ethernet est de moins en moins utilisé. Cependant, il garde encore la préférence chez de nombreuses personnes, soit qui n’ont pas le choix, soit qui souhaitent prioriser les débits vis-à-vis de la mobilité.

La 5G, 4G

Beaucoup de monde, même des jeunes, confond encore la technologie de communication cellulaire, actuellement la 4G avec le WiFi. Le Wifi c’est la communication sans fil qui est établie chez vous, par votre routeur ou votre box. Les données passent par votre ligne téléphonique fixe ou votre fibre.

La 4G, et bientôt 5G est la communication sans fil qui vous est proposée à l’extérieur de chez vous, par le biais de votre forfait mobile.

Le « G » de 3G, 4G… signifie simplement « generation ». Ainsi, nous sommes sur le point de passer à la 5ème génération de cette norme de communication.

Le couple Serveur / Client

Pour comprendre comment fonctionne Internet (dans les très grandes lignes), il est nécessaire de savoir ce qu’est un serveur et ce qu’est un client.

Le serveur

Le serveur, c’est celui qui dispose de la ressource que l’on cherche, et c’est celui qui va distribuer cette ressource, comme au restaurant. Un serveur est un rôle, et pas forcément un type de machine, n’importe quel ordinateur peut avoir un rôle de serveur.

Il existe une multitude de serveurs différents. Il peut s’agir de serveurs Web, qui vont héberger des sites internet, de serveur FTP qui vont stocker et servir des fichiers, des serveurs de base de données qui vont stocker des informations nécessaires au bon fonctionnement d’applications…

Internet est composé de millions de serveurs. La plupart du temps, ces serveurs sont regroupés dans des lieux spécifiques que l’on nomme Data Centers.

Le client

Le client, c’est n’importe quel appareil qui va réclamer une information à un serveur. Le serveur sert donc le client. Quand vous faites une recherche Google depuis votre téléphone, le client est votre téléphone et le serveur est l’ordinateur de chez Google qui vous délivrera l’information sur la page de recherche. Ensuite, quand vous cliquerez sur le lien de la recherche qui vous intéresse, le serveur deviendra la machine qui héberge le site Web auquel vous accéderez.

Toutes les communications modernes sont basées sur cette notion de serveur / client, il est donc important de comprendre un petit peu de quoi il s’agit.

Service VPN

Un autre terme qui a pris son essor depuis quelques années, le VPN. Si vous êtes un peu coutumier de YouTube, vous n’avez pas pu passer à côté, beaucoup de publicité est faite pour ce genre de service.

Un VPN c’est un Virtual Private Network, un réseau privé virtuel. Ça peut paraitre un peu technique mais ça n’empêche pas de comprendre à quoi ça sert et comment ça fonctionne.

En utilisant un VPN, au lieu de demander l’information directement à un serveur pour recevoir de l’information, vous allez d’abord vous connecter à un serveur tiers, le serveur VPN, et c’est lui qui ira chercher l’information pour vous et qui vous la retranscrira.

Ce serveur VPN peut être n’importe où dans le monde, et la connexion entre vous, le client, et ce serveur est fortement chiffrée.

Cela signifie que vous pouvez apparaitre comme étant connecté à l’endroit de votre choix, puisqu’en réalité vous utiliserez l’adresse IP du serveur VPN. Vous pouvez donc, en quelques secondes faire apparaitre votre ordinateur aux Etats-Unis, au Japon, en Allemagne, ou vous voulez pour peu que votre prestataire dispose de serveurs dans ce pays.

Grâce à cela, vous pouvez accéder à des informations qui sont normalement géo bloquées, c’est-à-dire réservées à une zone géographique précise. L’exemple et l’usage le plus courant est de pouvoir regarder des médias étrangers non accessible dans votre pays de résidence.

Le fait que la connexion entre vous et le serveur VPN soit fortement chiffrée vous confère un certain anonymat, puisque personne ne peut savoir ce que vous faite en ligne une fois connecté au VPN, pas même votre fournisseur d’accès.

Le CPL

Le CPL c’est le Courant Porteur en Ligne. C’est une technologie que j’ai toujours trouvé intéressante, même si elle est techniquement dépassée en termes de débit par d’autres. Le CPL c’est une idée géniale, il s’agit d’utiliser votre installation électrique, les câbles qui courent dans les murs de votre maison, comme des câbles ethernet !

La technologie CPL module très légèrement le signal électrique afin de transmettre de l’information d’un point A à un point B. Grâce au CPL, vous pouvez placer un ordinateur à l’étage quand votre box est au rez-de-chaussée, sans vilains câbles ethernet qui courent le long des plaintes et sans déployer de systèmes WiFi onéreux.

Le système mesh

C’est la révolution de ces dernières années dans le monde du WiFi. Je ne pourrais plus m’en passer ! Le WiFi c’est génial, mais si vous habitez dans une grande maison, ou bien que votre maison a des murs un peu épais, le WiFi fonctionne bien moins bien que ce qui est annoncé sur la boite de votre routeur…

Avant, pour pallier à ce problème, on mettait un point d’accès à l’étage, un au salon, un sur la terrasse… tous ces réseaux disposaient d’un nom différent, et il fallait switcher manuellement de réseau sur l’ordinateur portable ou le smartphone à chaque fois que l’on changeait de pièce, c’était une vraie galère.

Un système mesh, ce sont plusieurs petits modules, que vous pouvez placer où vous voulez dans votre maison. Ces modules communiquent en permanence entre eux. Ces modules font partie d’un seul réseau WiFi qui va couvrir l’intégralité de la surface de votre maison. Ils vont choisir en temps réel à lequel d’entre eux vous devez être connecté pour avoir la meilleure connexion. Pour résumer, vous avez un seul réseau WiFi, disponible partout dans la maison.

Le protocole de téléchargement P2P

Un autre mot que l’on peut entendre souvent sans trop le comprendre. Le P2P pout Peer to Peer est un protocole (une manière) de téléchargement permettant des transferts rapides en partageant les parties de fichiers déjà téléchargées entre tous les utilisateurs (pour simplifier). Si ce protocole de téléchargement est très connu, c’est simplement car il est très utilisé pour se procurer des fichiers non libres de droit, en langage plus commun, pour pirater des films, des séries, des jeux vidéo…

Les Trolls…

Pour finir, on va faire une petite récréation en parlant d’un concept qui n’est pas spécialement informatique, mais qui fait grandement partie de cette culture, et que vous croiserez forcément lors de vos pérégrinations sur le net, les trolls.

Les trolls se sont des gens, qui cachés derrière leur identité numérique se permettent tout et n’importe quoi tant que cela fait réagir. Ils cherchent à provoquer, à énerver, c’est leur hobbit en quelque sorte. Ils sont présents partout, mais plus particulièrement sur les réseaux sociaux. Si vous faites un petit tour sur Twitter par exemple, vous devriez en rencontrer à la pelle. Un adage conseille de « Don’t feed the trolls », c’est-à-dire de ne pas les nourrir, de ne pas leur donner de grain à moudre, en d’autres termes de ne pas les encourager en répondant à leur propos volontairement choquants, provocateurs ou polémiques, vous voilà prévenus !

Voilà, un petit tour des notions qui me sont venues à l’esprit, j’espère que j’aurais su les expliquer le plus simplement possible et que cela pourra vous servir dans votre vie numérique. N’hésitez surtout pas à nous dire si cela vous a intéressé et si vous désirez que nous continuons cette série

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april.png Nouvelles April

Février 2021 : bilan du groupe Transcriptions

Le 01 March 2021 à 13:04:20

Transcrire consiste à réaliser une version texte d'enregistrements audio et vidéo traitant du logiciel libre et des libertés numériques en général. La transcription facilite ainsi l'indexation, l'accessibilité et la réutilisation de ces contenus.

En février 2021, 12 transcriptions ont été publiées, ce qui correspond à 9 heures et 19 minutes d’enregistrements audio et de vidéos.

Si vous souhaitez lire ou relire ces transcriptions, rendez-vous sur le site Libre à lire !

Si vous souhaitez vous informer sur le groupe Transcriptions, consultez cette page.

Pour suivre la publication des nouvelles transcriptions, vous pouvez vous abonner au flux RSS.

Lettre d'information publique de l'April du 1er mars 2021

Le 01 March 2021 à 12:57:16

Bonjour,

Et si nous commencions par un peu de musique ? KPTN a publié son premier album intitulé Flammes, de la chanson française disponible sous licence libre Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions (CC BY-SA 4.0). KPTN sera notre invité mardi 2 mars au début de notre émission « Libre à vous ! ». Écoutez cet l'album et n'hésitez pas à m'indiquer ce que vous en pensez.

Nous avons le plaisir de vous annoncer que notre Chapril (services en ligne, libres et loyaux, accessibles à tout le monde) propose un nouveau service de gestion d'événements basé sur Mobilizon. Organiser des événements, préparer l'avant et l'après et publier des infos pour les groupes que vous souhaitez gérer à plusieurs.

Chapril est notre contribution au Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires (CHATONS). Pour faire découvrir à vos proches des services en ligne libres, éthiques, décentralisés, solidaires répondant aux besoins les plus courants, vous pouvez leur signaler le portail d’accès simplifié mis en place par le collectif.

À l'occasion des 50 ans de l'EPI (Association Enseignement Public & Informatique), Rémi Boulle, ancien vice-président de l'April, a rédigé un article intitulé « Logiciels libres et enseignement de l'informatique : une coopération forte entre l'April et l'EPI » rappelant la coopération entre l'EPI et l'April.

Pour accompagner l'arrivée du printemps, nous avons relancé notre initiative Libre en Fête. Des événements de découverte des logiciels libres et de la culture libre seront proposés partout en France autour du 20 mars. Bien sûr, à ce jour, il n'est pas encore possible de savoir si des événements en présentiel pourront avoir lieu en mars, dans quelles modalités et avec quelles contraintes. C'est pour cette raison que nous encourageons les organisations souhaitant participer à l'initiative Libre en Fête à prévoir, quand cela est possible, des événements de secours en ligne.

Fin janvier, nous avons ouvert le site web dédié aux transcriptions qui permet de mieux les valoriser : Libre à lire !. Pour suivre la publication des nouvelles transcriptions, vous pouvez vous abonner au flux RSS.

Il faut faire vivre ce nouveau site. Marie-Odile, animatrice du groupe de travail Transcriptions, a ajouté un certain nombre de liens sur le wiki du groupe dans la rubrique Suggestions à transcrire. Il y en a pour tous les goûts et de toutes les durées : qui se lance et commence une transcription de son choix ?

Vous pouvez retrouver les podcasts des émissions « Libre à vous ! » des mardis 26 janvier, 2, 9 et 16 février 2021. Au programme notamment : les messageries instantanées ; l'engagement de Télécom Saint-Étienne, école d'ingénieurs, en faveur du logiciel libre ; le département informatique de l'université Paris 8 de Saint-Denis ; démarches pro-libre dans l'éducation.

Pensez à vous abonner au podcast de l'émission ainsi qu'à la lettre d'actus.

Mardi 30 mars, ce sera la 100e émission de « Libre à vous ! », l'occasion de faire une émission spéciale. Nous ne ferons pas de sujet long mais plutôt, sans doute, des sujets courts dans une optique « Au cœur de l'April et de Libre à vous ! ». Nous parlerons de l'April, de l'émission et de ses coulisses, nous ferons de courtes interviews de personnes actives, un quiz sur l'April avec t-shirts, autocollants, dépliants à gagner, une FAQ/un « On vous répond » (« posez-nous toutes vos questions et nous y répondrons en direct  »), un live PeerTube… N'hésitez pas à nous suggérer des idées, vos envies.

Le groupe Transcriptions vous offre douze nouvelles transcriptions.

N'oubliez pas d'écouter les dernières éditions du Décryptualité.

Nous venons d'initier le « Rdv tâches importantes », un rendez-vous hebdomadaire où chacun et chacune avancerait sur une tâche importante, mais pas forcément la même. La tâche importante sur laquelle avancer pouvant être une tâche April, une tâche professionnelle ou personnelle. Pour en savoir plus, consulter le bloc-notes. Prochain rendez-vous mercredi 3 mars 2021 de 11 h à 12 h (accueil dès 10 h 50 pour les tests éventuels). N'hésitez pas à participer et à nous dire ce que vous pensez de cette initiative : ce rendez-vous vous paraît-il utile pour vous ? L'horaire vous convient-il ? Si l'horaire ne vous convient pas quel serait le meilleur créneau ?

Un April Camp à distance à distance aura lieu le week-end des 6 et 7 mars 2021. L'idée d'un April Camp est de se réunir pendant un week-end entre membres et soutiens de l'April pour faire avancer des projets en cours, lancer de nouveaux projets.

Au vu des conditions sanitaires, l'assemblée générale de l'association prévue le 20 mars se déroulera à distance avec le système de visioconférence BigBlueButton.

Consultez la lettre publique ci-dessous pour toutes les autres informations et notamment la revue de presse qui propose une vingtaine d'articles.

Vous appréciez cette lettre d'actus ? Partagez-la autour de vous et encouragez les personnes à s'y abonner. Les archives sont disponibles.

Librement,
Frédéric Couchet
délégué général de l'April.

Si vous voulez nous soutenir, vous pouvez faire un don ou adhérer à l'association.

Organisation et gestion d'événements, notre nouveau service Chapril

Nous avons le plaisir de vous annoncer que le Chapril compte un nouveau service libre en ligne et accessible à tout le monde : Mobilizon. Le service mobilizon.chapril.org est un outil fédéré de gestion d'événements. Organiser des événements, préparer l'avant et l'après et publier des infos pour les groupes que vous souhaitez gérer à plusieurs.

Logiciels libres et enseignement de l'informatique une coopération forte entre l'April et l'EPI

L'EPI (Association Enseignement Public & Informatique) fête ses 50 ans. À cette occasion, l'association a proposé à des structures et personnes amies de rédiger un texte pour un numéro spécial d'EpiNet (sa revue électronique). Rémi Boulle, ancien vice-président de l'April, a rédigé un article intitulé «&nsbpLogiciels libres et enseignement de l'informatique : une coopération forte entre l'April et l'EPI » qui rappelle la coopération entre l'EPI et l'April.

Dossiers, campagnes et projets

Ouverture du site web dédié aux transcriptions : Libre à lire !

Nous avons le plaisir d'annoncer l'ouverture du site web dédié aux transcriptions qui permet de mieux les valoriser : Libre à lire !.

Si vous notez des anomalies ou si vous avez des commentaires, vous pouvez les signaler par courriel à siteweb@april.org.

Pour suivre la publication des nouvelles transcriptions, vous pouvez vous abonner au flux RSS.

Libre en Fête 2021 : découvrir le logiciel libre à l'arrivée du printemps !

Pour la vingtième année consécutive, l'April lance l'initiative nationale Libre en Fête. Pour accompagner l'arrivée du printemps, des événements de découverte des logiciels libres et de la culture libre en général sont proposés partout en France autour de 20 mars. À l'heure où nous publions l'annonce, il n'est pas possible de savoir si des événements en présentiel pourront avoir lieu autour du 20 mars, dans quelles modalités et avec quelles contraintes. C'est pour cette raison que nous encourageons les organisations souhaitant participer à l'initiative Libre en Fête à prévoir, quand cela est possible, des événements de secours en ligne.

Émissions Libre à vous ! diffusées sur radio Cause Commune

Quatre nouvelles éditions de notre émission Libre à vous ! ont été diffusées en direct sur radio Cause Commune.

Émission du 26 janvier 2021

Au programme : les messageries instantanées ; la chronique d'Éric Fraudain sur l'artiste Vexento ; la chronique de Luk intitulée « Elon Musk, Signal et moi ».

Les podcasts sont disponibles ainsi que la transcription.

Émission du 9 février 2021

Au programme : le département informatique de l'université Paris 8 de Saint-Denis ; chronique d'Isabella Vanni : présentation du groupe de travail « InformÉthique » de l'association Les Amis de la Terre Belgique ; chronique d'Antanak sur le thème « libération et mutualisation de pratiques ».

Les podcasts sont disponibles ainsi que la transcription.

Émission du 16 février 2021

Au programme : démarches pro-libre dans l'éducation ; chronique de Vincent Calame « Viens à l'aventure avec nous » ; chronique de Luk « Je suis suprémaciste ».

Les podcasts sont disponibles ainsi que la transcription.

Émission du 23 février 2021

Au programme : l'engagement de deux villages, Louroux-de-Bouble et Ladevèze-Rivière, pour le logiciel libre ; chronique de Noémie Bergez sur le Règlement général sur la protection des données (RGPD) et la conception de logiciels ; chronique de Véronique Bonnet « L'histoire étrange du Komongistan ».

Le podcast et la transcription seront bientôt disponibles.

S'inscrire à la liste d'information dédiée à l'émission « Libre à vous ! »

Pour savoir toutes les nouvelles de l'émission Libre à vous ! sur les libertés informatiques, inscrivez-vous à la lettre d'actus.

Vous y recevrez régulièrement les actualités concernant l'émission : annonce des podcasts, des émissions à venir et de toute autre actualité en lien avec l'émission.

Douze nouvelles transcriptions

Le groupe Transcriptions de l'April vous offre de la lecture avec douze nouvelles transcriptions :

Décryptualité

Depuis le 20 février 2017, date du premier Décryptualité, un petit groupe de membres de l’April se réunit chaque semaine : « On a eu envie de faire quelque chose d’un petit peu différent de la revue de presse de l’April, qui soit un petit peu plus large ». Dans un format d’une quinzaine de minutes, les sujets concernant l’actualité informatique sont commentés de façon simple et accessible au plus grand nombre.

Revue de presse

La revue de presse fait partie du travail de veille mené par l'April dans le cadre de son action de défense et de promotion du Logiciel Libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l'April.

Pour gérer cette revue de presse, un groupe de travail a été créé (vous pouvez en consulter la charte) ainsi qu'une liste de discussion rp@april.org où vous pouvez envoyer les liens vers des articles qui vous semblent intéressants.

La revue de presse est désormais également diffusée chaque semaine sur le site LinuxFr.org. Cette diffusion lui offre un lectorat plus large.

Il existe un flux RSS permettant de recevoir la revue de presse au fur et à mesure (rapidement et article par article donc).

Les derniers titres de la revue de presse :

Un Petit guide de la revue de presse est disponible pour celles et ceux qui souhaiteraient contribuer.

Voir la page revue de presse sur le site pour le détail des articles.

Conférences, événements

Événements à venir

Événements passés

  • Réunion du groupe de travail Sensibilisation de l'April, à distance, jeudis 4, 11, 18 février 2021 à 17 h 30
  • Jean-Christophe Becquet, vice-président de l'April est intervenu pour une présentation du logiciel libre en introduction de l'OpenDay, mercredi 3 février 2021 à 9 h, un événement proposant un ensemble de conférences sur le thème du logiciel libre organisé par des étudiants de l'Université Lumière Lyon 2

Vie associative

Un rendez-vous hebdomadaire pour avancer sur ses tâches importantes chaque mercredi à 11 h

Il peut être difficile de trouver le temps pour s'occuper des tâches importantes, soit parce qu'on se laisse submerger par les tâches urgentes, soit parce qu'on n'est pas capable de respecter les rendez-vous que l'on prend avec soi-même. Or, si le rendez-vous est pris avec d'autres personnes, normalement on le respectera, même si on a d'autres choses urgentes à faire.

Nous avons donc initié un rendez-vous hebdomadaire d'une heure, chaque mercredi de 11 h à 12 h, où chacun et chacune avancerait sur une tâche importante de son choix. La tâche importante sur laquelle avancer pouvant être une tâche April, une tâche professionnelle ou personnelle.

Les infos utiles sont sur le bloc-notes. Prochain rendez-vous : mercredi 3 mars 2021 de 11 h 00 à 12 h 00 (accueil dès 10 h 50 pour les tests éventuels).

Si le créneau choisi ne vous convient pas, n'hésitez pas à proposer d'autres créneaux horaires.

Revue hebdomadaire

Chaque vendredi, à midi pile, les permanents et les membres qui le souhaitent passent en revue les tâches et actions relatives à l'April dont ils ont la charge lors de la « revue hebdomadaire April » sur IRC (canal #april sur irc.freenode.net, accès avec un navigateur web). La durée est limitée, généralement un quart d'heure. Cela stimule les bonnes volontés, suscite des idées et des contributions, permet de suivre les activités des uns et des autres et éliminer un certain nombre de problèmes bloquants.

Une page décrivant le principe d'une revue hebdomadaire est en ligne.

Vous pouvez en savoir plus en consultant en ligne les archives des premières revues hebdomadaires, et notamment la synthèse de la revue du 5 février 2021, la synthèse de la revue du 12 février 2021, la synthèse de la revue du 19 février 2021, la synthèse de la revue du 26 février 2021.

Adhésions

Au 1er mars 2021, l'association compte 3 934 membres (3 631 personnes physiques, 303 personnes morales).

Soutenir l'association

L'April a besoin de votre aide. Vous pouvez faire un don à l'association et participer ainsi au financement de nos actions.

Pour faire un don à l'association, rendez-vous à l'adresse suivante https://www.april.org/association/dons.html (il est possible de faire un don par chèque, virement, carte bancaire ou encore prélèvement automatique).

Pour tout renseignement n'hésitez pas à nous contacter.

Rejoindre l'association à titre individuel

Dans une association, l'adhésion est un acte volontaire. C'est aussi un acte politique car c'est manifester son soutien à l'objet de l'association ainsi qu'aux valeurs qui le sous-tendent. Une adhésion fait la différence en contribuant à atteindre les objectifs de l'association.

Adhérer à l'April permet :

  • de défendre collectivement un projet de société ;
  • de s'investir activement dans la vie de l'association à travers ses groupes de travail et ses actions ;
  • d'être informé régulièrement des événements logiciel libre ;
  • d'agir sur les institutions à travers un partenaire incontournable ;
  • de soutenir financièrement les actions de l'association.

Il est possible d'aider l'association en lui donnant de son temps ou de son argent. Toutes les contributions sont les bienvenues.

Pour les hésitants, nous avons mis en ligne les réponses à de fausses idées classiques.

Pour adhérer à l'April, vous pouvez remplir le formulaire en ligne.

Pour tout renseignement, n'hésitez pas à nous contacter.

Rejoindre l'association en tant que personne morale

Que vous soyez une entreprise, une collectivité ou une association, adhérez pour participer activement aux décisions stratégiques qui vous concernent !

Votre structure a besoin de tirer le meilleur parti du logiciel libre et pour défendre ses intérêts, elle doit :

  • exercer une veille permanente pour se tenir informée des opportunités et des menaces ;
  • constituer et entretenir des réseaux relationnels institutionnels ;
  • être éclairée sur les contextes juridiques et stratégiques ;
  • contribuer à la défense de l'informatique libre face aux acteurs qui lui sont hostiles ;
  • mieux faire connaître et valoriser son action.

April est au cœur des grandes évolutions du logiciel libre. Adhérer à April permet :

  • de défendre collectivement un projet de société ;
  • de s'investir activement dans la vie de l'association à travers ses groupes de travail et ses actions ;
  • d'être informé régulièrement des événements logiciel libre ;
  • d'agir sur les institutions à travers un partenaire incontournable ;
  • de financer ou cofinancer des actions stratégiques.

Pour adhérer à l'April, il suffit de vous rendre à l'adresse suivante : adhérant dès maintenant à l'April.

Pour tout renseignement n'hésitez pas à nous contacter.

Archives

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Isabelle DUTAILLY

Mageia 8 est sortie du chaudron

Le 01 March 2021 à 11:34:10

La version 8 de Mageia, la plus chouette et la plus magique des distributions Linux, et donc ma distribution préférée, celle qui équipe mon ordinateur, est sortie officiellement ce vendredi 26 février 2021.


Si on m'avait dit, il y a, ne serait-ce que quelques années, que je serais excitée comme une puce à l'idée d'une nouvelle version d'un système d'exploitation, j'aurais ri aux éclats. Mais on est en 2021 et je suis complètement sur Linux depuis 2017, sur Mageia plus précisément, qui est donc ma distribution préférée et dans laquelle je m'investis un peu en répondant sur le forum de la communauté francophone (MLO), en rédigeant des pages des wikis, en communiquant sur Mageia, notamment par le biais de journaux et dépêches sur Linuxfr.org, et en étant abonnée à certaines listes de discussion de la distribution.

La sortie du chaudron

Comment « j'ai vu » Mageia 8 sortir du chaudron.

Le 24 février, un des plus importants mainteneurs de Mageia écrit :

Unless someone complain, I'll start final prep of distrib tree and fork it on primary mirror around 19.00 UTC tonight (Wednesday February 24th, 2021). 

That would place Official Release on Friday February 26th, 2021 when mirrors should have catched up…

Ce qu'on pourrait transcrire par : « sauf remarque de dernière minute [1], j'envoie les paquets de la distribution sur le premier site miroir ce soir (mercredi 24 février 2021) à partir de 19 heures. Le temps que les autres miroirs l'attrapent, cela met la sortie officielle de la version au vendredi 26 2021 ».

Ce mercredi 24, à 19 heures, Mageia 8 avait commencé son chemin dans le monde. Ensuite, on a un peu suivi son parcours à travers les miroirs sur le forum de MLO.

Suivre ainsi la sortie de la distribution c'était être au cœur de la production du logiciel et c'est, ma foi, assez excitant et c'est possible parce que c'est du logiciel libre et, sans doute aussi, parce que, pour Mageia, chaque utilisateur, chaque utilisatrice, est, potentiellement, un contributeur à part entière de la distribution.

Pour aller plus loin

Voir en ligne : Le site de Mageia

[1] Gros bogue trouvé en dernière minute.

28 February 2021

bsibaud.png Benoît SIBAUD

Compilation de 0.A.D Alpha 24 pour Debian Buster

Le 28 February 2021 à 15:36:09

Sommaire

La dépêche pour annoncer 0.A.D Alpha 24 est encore en rédaction pour l'instant. Et pour tester la nouvelle version et aussi pour contribuer à la dépêche, j'ai compilé cette version pour Debian Buster (cette version n'étant pas encore empaquetée pour Debian, mais la demande a été faite).

Idéalement vous attendriez la version de la distribution, mais si vous êtes pressés ET que vous ne voulez pas utiliser directement la version de l'éditeur, alors voici mes notes (principalement basées sur mon historique, donc il est possible qu'il faille légèrement adapter) :

De quoi compiler

On commence par installer pas mal de choses pour compiler, notamment ce qui est décrit dans les Build-Depends: du 0ad-0.0.23.1/debian/control , mais aussi certains paquets viennent du fait que je n'ai finalement pas utilisé le nvtt de la distribution ou des nouveautés de l'alpha 24.

$ sudo apt install autoconf debhelper dpkg-dev libboost-dev libboost-filesystem-dev libcurl4-gnutls-dev libenet-dev  libgloox-dev libicu-dev libminiupnpc-dev libnspr4-dev libnvtt-dev libogg-dev libopenal-dev libpng-dev libsdl2-dev libsodium-dev libvorbis-dev libwxgtk3.0-gtk3-dev libxcursor-dev libxml2-dev pkg-config python2 python3 zlib1g-dev rustc cargo libfmt-dev cmake

Produire les binaires

On va préparer le répertoire pour produire le paquet 0ad (ie. chopper les sources de la dernière version chez l'éditeur et chez Debian, et réutiliser l'empaquetage Debian existant).

$ wget https://releases.wildfiregames.com/0ad-0.0.24b-alpha-unix-build.tar.xz
$ apt source 0ad
$ tar xvJf 0ad-0.0.24b-alpha-unix-build.tar.xz
$ cd 0ad-0.0.24b-alpha
$ cp -r ../0ad-0.0.23.1/debian .

Et appliquer quelques modifications : le changement de version de la libmozjs, la version de nvtt chez Debian insuffisante pour 0.A.D. et donc le recours à la version embarquée. Et pipeauter une version qui sera écrasée automatiquement lorsque le paquet sera officiellement disponible chez Debian (je créé volontairement une 0.0.23.2 au lieu d'une 0.0.24 pour cette raison).

diff -ru 0ad-0.0.23.1/debian/changelog 0ad-0.0.24b-alpha/debian/changelog
--- 0ad-0.0.23.1/debian/changelog   2020-08-18 11:48:00.000000000 +0200
+++ 0ad-0.0.24b-alpha/debian/changelog  2021-02-27 20:04:51.990191482 +0100
@@ -1,3 +1,8 @@
+0ad (0.0.23.2-42) unstable; urgency=medium
+  * Nope
+
+ -- Oumph <oumph@linuxfr.org>  Sat, 27 Feb 2021 19:00:00 +0100
+
 0ad (0.0.23.1-5) unstable; urgency=medium

   * Fix FTBFS with gcc-10. (Closes: #956967)
diff -ru 0ad-0.0.23.1/debian/install 0ad-0.0.24b-alpha/debian/install
--- 0ad-0.0.23.1/debian/install 2020-08-18 11:44:58.000000000 +0200
+++ 0ad-0.0.24b-alpha/debian/install    2021-02-27 20:48:49.677838721 +0100
@@ -1,8 +1,12 @@
 binaries/data/l10n                              usr/share/games/0ad/
 binaries/system/libAtlasUI.so                   usr/lib/games/0ad/
 binaries/system/libCollada.so                   usr/lib/games/0ad/
-binaries/system/libmozjs38-ps-release.so        usr/lib/games/0ad/
+binaries/system/libmozjs78-ps-release.so        usr/lib/games/0ad/
 binaries/system/ActorEditor                     usr/lib/games/0ad/
+binaries/system/libnvtt.so                      usr/lib/games/0ad/
+binaries/system/libnvcore.so                    usr/lib/games/0ad/
+binaries/system/libnvimage.so                   usr/lib/games/0ad/
+binaries/system/libnvmath.so                    usr/lib/games/0ad/
 binaries/system/pyrogenesis                     usr/games/
 build/resources/0ad.appdata.xml                 usr/share/appdata/
 build/resources/0ad.desktop                     usr/share/applications/
diff -ru 0ad-0.0.23.1/debian/rules 0ad-0.0.24b-alpha/debian/rules
--- 0ad-0.0.23.1/debian/rules   2020-08-18 11:48:00.000000000 +0200
+++ 0ad-0.0.24b-alpha/debian/rules  2021-02-27 20:37:20.006952703 +0100
@@ -37,8 +37,8 @@
        --bindir=/usr/games \
        --libdir=/usr/lib/games/0ad \
        --datadir=/usr/share/games/0ad \
-       --with-system-nvtt \
        -j$(PARALLEL_JOBS)
+#OUMPH         --with-system-nvtt

    $(MAKE) config=release verbose=1 -C build/workspaces/gcc \
        -j$(PARALLEL_JOBS)

Reste juste à compiler/produire les paquets :

$ fakeroot debian/rules binary

$ ls -l 0ad_0.0.23.2*deb
-rw-r--r-- 1 1000 1000   7573344 27 févr. 20:51 0ad_0.0.23.2-42_amd64.deb
-rw-r--r-- 1 1000 1000 213483228 27 févr. 20:51 0ad-dbgsym_0.0.23.2-42_amd64.deb

Produire le paquet des données du jeu

$ apt source 0ad-data
$ mkdir 0ad-0.0.24b-alpha-data
$ cd 0ad-0.0.24b-alpha-data
$ tar ../xvJf 0ad-0.0.24b-alpha-unix-data.tar.xz
$ mv 0ad-0.0.24b-alpha/binaries .

$ diff -ru 0ad-data-0.0.23.1/debian/changelog 0ad-0.0.24b-alpha-data/debian/changelog
--- 0ad-data-0.0.23.1/debian/changelog  2021-01-01 16:24:47.000000000 +0100
+++ 0ad-0.0.24b-alpha-data/debian/changelog 2021-02-27 19:58:48.969725405 +0100
@@ -1,3 +1,8 @@
+0ad-data (0.0.23.2-42) unstable; urgency=medium
+  * Nope
+
+ -- Oumph <oumph@linuxfr.org>  Sat, 27 Feb 2021 19:00:00 +0100
+
 0ad-data (0.0.23.1-1.1) unstable; urgency=medium

   * Non maintainer upload by the Reproducible Builds team.

$ fakeroot debian/rules binary
$ ls -l 0ad-data_0.0.23.2*deb
-rw-r--r-- 1 1000 1000 843483732 27 févr. 20:25 0ad-data_0.0.23.2-42_all.deb
-rw-r--r-- 1 1000 1000    778544 27 févr. 20:25 0ad-data-common_0.0.23.2-42_all.deb

Reste à installer les paquets 0ad, 0ad-data et 0ad-data-common, et on peut tester cette nouvelle version.

$ sudo dpkg -i 0ad_0.0.23.2-42_amd64.deb 0ad-data_0.0.23.2-42_all.deb 0ad-data-common_0.0.23.2-42_all.deb

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Test du routeur Netgear Nighthawk R6700

Le 28 February 2021 à 14:09:27

Je pense qu’il n’est plus vraiment nécessaire de rappeler à quel point la qualité du signal WiFi est importante de nos jours, et probablement que ceux qui ne s’en était jamais rendu compte, car peu présent à la maison, doivent maintenant être au fait de cette problématique grâce au télétravail !

En effet, quoi de plus pénible quand vous devez travailler à la maison de mettre 10 mn pour télécharger un fichier de quelques mégaoctets, ou bien de voir sa connexion WiFi « tomber », ou du moins ralentir de manière cyclique ?

Netgear Nighthawk R6700
  • Performances (stabilité)
  • Performances (vitesse)
  • Portée
  • Simplicité
  • Prix
  • Design
4

Un très bon routeur... Peut-être un peu cher

Le R6700 dispose de toutes les fonctionnalités que vous êtes en droit d’attendre de ce type de matériel haut de gamme. QOS, serveur et client VPN, transfert de ports, application dédiée…

Le WiFi à la maison

Il faut dire que la plupart des français ont l’habitude d’utiliser le réseau WiFi de leur box opérateur, et il faut bien reconnaitre que si cette solution peut s’avérer suffisante dans certains cas, le réseau sans-fil de ce type d’appareil montre très vite ses limites. Déjà, technologiquement, les opérateurs ne sortent pas une box tous les 6 mois, c’est le moins que l’on puisse dire, et de toute façon quand ils sortent un nouveau modèle, ce n’est pas garanti que vous puissiez en profiter. De plus, vous n’avez pas toujours le choix de l’emplacement de ladite box, ce qui peut limiter d’autant la diffusion du signal dans les zones où vous en avez réellement besoin.

Bref, vous utilisez le WiFi de votre box, qui a peut-être deux, trois ou quatre ans (la mienne a 6 ans…), et vous vous rendez doucement compte que ce n’est plus suffisant pour travailler correctement. Pour surfer sur le net à deux mètres de la box le soir avant de se coucher c’est pas mal, mais pour télétravailler depuis le bureau que vous avez installé pour l’occasion dans le salon, ça ne va plus du tout.

Qu’est-ce qu’il faut faire ? Acheter, ou se faire acheter si c’est pour télétravailler, un routeur que l’on installera en complément ou en remplacement du WiFi de sa box. Il faut comprendre qu’une box opérateur est un appareil qui en regroupe en réalité plusieurs, comme nous l’avons déjà expliqué. De ce fait, une box est autonome, mais pour autant, rien ne vous empêche d’y connecter un routeur afin de bénéficier de fonctionnalités plus modernes et souvent plus performantes.

Pour cela, il suffit de relier le port WAN d’un nouveau routeur à l’un des ports LAN (c’est-à-dire à n’importe quel port ethernet du switch arrière de votre box) et de suivre les étapes d’installation de ce routeur. Toute la subtilité réside dans le fait que ce câble qui reliera les deux appareils peut parfaitement faire une vingtaine de mètres si vous le souhaitez. Donc, même si votre box est à l’étage, à l’autre bout de votre maison, il sera tout de même possible d’installer un tout nouveau routeur dans votre salon. Certes, un câble RJ45 ce n’est pas très joli, mais il existe différentes manières de pouvoir le dissimuler.

Des routeurs intéressants, il en existe une foultitude, chaque marque en propose plusieurs, parfois des dizaines. Aujourd’hui, nous allons nous pencher pour l’un de nos tests sur le Netgear Nighhawk R6700, un modèle tout terrain qui devrait répondre aux besoins du plus grand nombre, donc un bon choix dans bien des cas.

Présentation du Netgear Nighthawk R6700

Nighthawk, ça veut littéralement dire oiseau de nuit, et c’est le nom de toute une gamme de chez Netgear, sa gamme haut-de-gamme pour être exacte. Et généralement, les routeurs appartenant à cette gamme sons loin d’être sages, que cela soit au niveau des performances, ou du design.

Ces routeurs sont généralement un peu extravagants, leur forme fait penser à des vaisseaux spatiaux, ou à des équipements robotiques ultra hightech. Et pourtant, avec le R6700 ce n’est pas le cas. C’est même tout l’inverse !

Le R6700 n’a pas mis son extravagance dans son design, il ressemble à n’importe quel autre routeur, il est même très classique. Ceci probablement car le constructeur a conscience que certains utilisateurs ont besoin de matériel performant mais qu’ils n’ont pas forcément l’envie de faire trôner un vaisseau tout droit sorti de Star Wars sur un meuble de leur salon.

Le R6700 est donc sage, il a une forme trapézoïdale assez classique, il est tout noir et est équipé de trois antennes sur l’arrière du boitier. Les deux côtés sont équipés d’évents servant au refroidissement de l’appareil. Sur la face avant, assez judicieusement positionné pour l’insertion ponctuelle d’une clé, vous retrouverez un port USB à la norme 3.0.

Sur la face supérieure, toute une flopée de LED vous indiquera l’état du routeur. Quel port ethernet est en fonction, est-ce que le routeur a accès à internet…

A l’arrière, un switch ethernet 4 ports, bien entendu à la norme gigabit est présent. 4 ports, ce n’est pas le maximum que nous ayons vu sur un routeur, mais c’est généralement bien suffisant pour la plupart des utilisateurs. Et si vous avez de plus gros besoins, il est tout à fait possible de brancher un switch externe sur l’un de ces ports.

Un port ethernet supplémentaire, jaune, servira à relier ce routeur à votre box, c’est le fameux port Wan dont nous parlions un peu avant. Sur cette face arrière, vous trouverez également un bouton de reset pour remettre le routeur à zéro en cas de problème, ainsi qu’un bouton ON/OFF et bien entendu le port servant à l’alimentation.

La connectique n’est pas la plus fournie du marché, mais elle est récente, fonctionnelle est suffisante pour quasiment tous les usages. Nous aurions aimé un ou deux ports ethernet de plus, mais nous sommes exigeants et avons un très gros réseau local, surement que chez vous 4 ports suffiront, et de toute manière, comme nous le disions, rien ne vous empêche de brancher un switch externe. D’ailleurs, les petits switches 8 ports tout métallique de la même marque sont extrêmement performants et très peu cher. J’en ai un, et je l’ai payé une trentaine d’euros sur Amazon il y a quelques années.

Ce R6700 est doté d’un processeur dual-core assez puissant (1Ghz) pour ne pas avoir à vous soucier des performances matérielles de cet appareil. Disons-le tout de suite, avec ce routeur, vous ne serez pas limité par l’appareil en lui-même, que le but soit de télétravailler, d’utiliser un VPN, de jouer, ou bien de regarder des films en streaming.

Ce Netgear R6700 est un routeur à la norme ac, dual bande 2.4 et 5 Ghz délivrant 450 mbps sur le 2.4 et 1300 sur le 5 Ghz. Attention, ces vitesses sont des vitesses maximales théoriques.

Avis

Ce routeur est un appareil qui permettra à tout le monde d’effectuer dans de bonnes conditions la plupart des activités que l’on peut réaliser sur le net. Si votre box est un peu faiblarde, et que vous manquez d’une bonne connexion, il peut être une très bonne solution. Cependant, il faut noter une chose très importante ici, les caractéristiques techniques de ce Netgear R6700 sont maintenant surpassées par d’autres modèles d’autres marques qui sont vendus moins cher.

Est-ce que ces autres routeurs possèdent la même qualité ? Peut-être pas. C’est toujours un peu la même chose, il faudra faire un choix entre la durabilité et le prix.

Le R6700 dispose de toutes les fonctionnalités que vous êtes en droit d’attendre de ce type de matériel haut de gamme. QOS, serveur et client VPN, transfert de ports, application dédiée…

Netgear Nighthawk R6700
  • Performances (stabilité)
  • Performances (vitesse)
  • Portée
  • Simplicité
  • Prix
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4

Un très bon routeur... Peut-être un peu cher

Le R6700 dispose de toutes les fonctionnalités que vous êtes en droit d’attendre de ce type de matériel haut de gamme. QOS, serveur et client VPN, transfert de ports, application dédiée…

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ad_aures.png AD AURES

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Le 28 February 2021 à 11:33:33

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26 February 2021

Bruno CORNEC

Mageia 8 is out

Le 26 February 2021 à 23:49:47

As announced on the project site, Mageia 8 is now out ! It’s great to see the community succeeding in another joint work to publish that one.

Now, I have to update my servers, my laptops, my workstations in order to benefit from it. Won’t happen tomorrow however, as each time I need to check for major release updates and potential migration aspects before doing so. Using it for all what I do from apache, freedb, squid, shorewall to gnucash, tellico, digikam, and of course the usual firefox, thunderbird/mutt, libreoffice, that’s quite some software to test. Not counting the one I need to use on top of it such as teams, hpemyroom, zoom, openconnect with a Yubikey for my work.

Will start to look at shorewall first and fix my ansible playbooks to deploy the conf once the machine has been updated. Some fun ahead 😉

Congrats to all of you who contributed to that release (myself included in fact !!)

tnitot.png Tristan NITOT

Je lance un podcast : l'Octet Vert

Le 26 February 2021 à 18:28:00

Ca faisait un bout de temps que l’idée me trottait dans la tête, celle de me frotter au podcast. Et puis le déclic est arrivé un beau jour sans que je comprenne vraiment comment. Comme vous le savez, le sujet qui me préoccupe beaucoup en ce moment, c’est le climat, et ce que ça implique dans nos vies et nos métiers. Mais le sujet manque un peu de légèreté, on va dire pudiquement. Et puis à force d’écouter STTVB, le podcast de Bilook (c’est sur le vélo et c’est génial), je me suis dit que je pourrais y arriver et faire un podcast qui parle à la fois de climat, de numérique, mais qui en même temps file la pêche (bah oui, qui a envie d’écouter un machin qui plombe le moral ?). C’est ainsi qu’est né l’Octet Vert.

Tout, à part le montage[1], est fait complètement à l’arrache. Bon, avec le logo, (désolé si vous saignez des yeux !), on s’en doutait. Même le titre est tiré par les cheveux. L’enregistrement est fait sur mon ordi perso avec un vieux micro-casque de 2012 sorti d’un tiroir. Mais pourtant, même moi qui déteste m’écouter, j’ai trouvé ça sympa, et j’ai bien rigolé pendant l’enregistrement.

Alors voilà, si le numérique vous intéresse, voici l’épisode 0 de l’Octet Vert, avec l’excellent Sébastien Brault, développeur mobile chez un opérateur historique :

  1. L’Octet Vert sur google Podcasts ;
  2. Le flux RSS de l’Octet Vert ;
  3. L’Octet Vert sur Anchor ;
  4. L’Octet Vert sur Spotify ;
  5. L’Octet Vert sur Breaker ;
  6. L’Octet Vert sur Pocket Casts ;
  7. L’Octet vert sur Podcast Addict ;
  8. L’Octet Vert sur RadioPublic ;
  9. Il est en cours de publication sur d’autres plateformes (Deezer, Apple Podcast, Google Podcasts etc.), je mettrais les liens au fur et à mesure.

Sébastien a mentionné plusieurs vidéos de conférences pendant l’entretien. Voici les liens :

Un immense merci à tous ceux qui m’ont aidé (parfois sans le savoir) à rendre cela possible. Je reviendrai sur le sujet un peu plus tard. En attendant, dites-moi ce que vous pensez du podcast, laissez-moi des commentaires ci-dessous, j’ai encore plein de choses à apprendre et à améliorer !

Note

[1] Il me paraît important de signaler que la réalisation est faite par l’excellent Bilook. Le seul truc pro dans l’histoire, c’est de son fait !

de_crevoisier.png LE-ROUTEUR-WIFI.COM

Test du système Mesh Amazon Eero : un bon rapport qualité/prix ?

Le 26 February 2021 à 13:59:39

En ce moment, on parle pas mal des systèmes WiFi en maillage, que ce soit sur notre site, ou bien dans la presse online en général, il faut bien dire que l’apport en ergonomie et en confort est vraiment très important. Et quoi de mieux en cette période de télétravail qui pourrait bien se prolonger que d’avoir un réseau WiFi qui soit fiable, et qui couvre l’intégralité de la surface de votre maison ?

Amazon Eero
  • Performances (stabilité)
  • Performances (vitesse)
  • Portée
  • Simplicité
  • Prix
  • Design
4.6

Un système Mesh pas cher et solide !

Le Eero prend tout son sens quand on est en mesure de constater le rapport qualité prix de ce système mesh. En ce moment, le pack de trois modules est vendu sur le site de vente de la marque environ 170€… c’est environ deux fois moins cher qu’un système de qualité équivalente !

Amazon fait des appareils réseau ?

Le matin vous pouvez commencer à travailler au salon, puis migrer avec votre ordinateur portable dans la cuisine si vous avez envie de boire un petit café, ou bien même à l’étage ou dans votre chambre, sans jamais avoir à changer de WiFi. Sans déconnexion, sans ralentissement, de manière totalement transparente.

Fort du grand engouement que cette technologie reçoit auprès du public, tous les fabricants d’appareils réseau s’y sont mis, et s’il y a quelques mois vous n’aviez le choix qu’entre trois ou quatre systèmes mesh différents, aujourd’hui vous en trouverez pour tous les goûts, dans toutes les marques et à un peu tous les prix.

Cependant, gardez à l’esprit qu’un système mesh, par définition, comporte plusieurs appareils, et que donc, de fait, a un coût généralement supérieur à un simple routeur de qualité et de marque équivalentes. Il n’est pas rare de trouver des systèmes à 3 modules coutant 300, 400 ou même 500 euros.

Comme je viens de vous le dire, tous les fabricants s’y sont mis, et l’affaire a l’air si juteuse, que même Amazon propose maintenant sa propre solution de système mesh. Ce n’est pas nouveau, Amazon propose maintenant sa propre marque sur pas mal de produits, on pense évidemment tout de suite au FireTV, le concurrent direct du Google Chromecast, mais aussi à Amazon Echo, les enceintes compatibles avec Alexa, concurrent cette fois de Google Home. Et des produits fabriqués par Amazon, ou tout du moins à sa demande, il y en a en réalité beaucoup.

C’est donc avec la marque Eero qu’Amazon lance son propre système de WiFi en maillage.

Présentation du Amazon Eero

Même si vous n’êtes pas un grand anglophone, vous aurez compris que « Eero » se prononce « Hero » et rien que le nom du système tente donc de donner le ton. Un produit qui sera le héros de votre domicile, celui qui va venir sauver la situation.

Cette situation, qu’elle est-elle ? Depuis des années, les fabricants de routeurs, ou même les fournisseurs d’accès à internet nous promettent que si on opte pour leur produit, nous allons bénéficier d’une connexion WiFi incroyable, qui couvrira 1000 m², qui fonctionnera toujours et qui ne connaitra aucune déconnexion.

Bon le problème c’est que les utilisateurs finaux, les consommateurs, commencent à se rendre compte que les chiffres qui sont annoncés ont été déterminés en laboratoire, et qu’ils n’habitent pas dans ce labo.

Si vous prenez un gros routeur extrêmement puissant, que vous le mettez au centre d’un hangar vide, à mi-hauteur entre le sol et le plafond, puis que vous vérifiez la surface couverte, vous allez obtenir de très bons chiffres, et les débits seront également excellents.

Maintenant, si vous prenez le même routeur qui arbore fièrement ces chiffres sur sa boîte, et que vous l’installez chez vous, dans votre maison début 20ème, aux murs porteurs en béton armé, meublée, possédant des appareils ayant leur propre champs électro-magnétique, et bien… ce routeur ne couvre parfois que le rez-de-chaussée. La solution c’est donc le WiFi en maillage. Un système WiFi qui, au lieu d’essayer de percer les murs ou les plafonds grâce à une puissance hors norme, adopte une autre stratégie. La stratégie du multiplier de petits points d’accès, suffisant pour couvrir une ou deux pièces, et de les disposer intelligemment dans sa maison. Un module à côté de la box, un au salon, un à l’étage…

Ces modules communiquent ensuite entre eux pour que vous soyez toujours connecté, n’importe où dans votre maison, avec toujours le meilleur débit et surtout sans que vous vous rendiez compte que vous avez changé de point de connexion. Le WiFi mesh, c’est l’avenir du WiFi domestique si vous n’habitez pas dans un appartement tout neuf avec des cloisons en placoplâtre.

Donc il faut, pour commencer un pack avec plusieurs modules, le Amazon Eero est vendu en pack de 3 appareils. De jolis (chacun jugera) petits galets blancs à la forme assez sympa. Ces modules sont vraiment petits et vous pourrez les dissimuler un peu partout dans votre intérieur. Attention, quand je dis dissimuler, n’aller pas coller les modules dans un placard ou je ne sais où, il faut que les modules soient à l’air libres pour pouvoir communiquer correctement.

Sur la face supérieure légèrement bombée, vous trouverez le nom de la marque. Et à l’arrière deux ports Ethernet et un port USB C. Il n’y a rien d’autre de notable au niveau de la connectique.

Le port USB-C sert à l’alimentation des modules, et donc il ne faudra pas compter s’en servir pour y brancher du stockage. L’un des ports Ethernet servira, sur l’un des modules à relier l’appareil à votre box, il faut bien que l’ensemble soit connecté à internet. Donc, sur l’un des modules vous n’aurez qu’un seul port ethernet d’utilisable.

D’ailleurs, utilisable pour faire quoi ? Eh bien, par exemple pour brancher votre PC s’il ne possède pas de carte WiFi, ou une imprimante, ou un NAS, bref tout appareil filaire, non compatible avec le sans-fil, ou bien, si deux ports ne suffisent pas un ou deux switches, ça fonctionnera aussi. C’est très pratique si vous voulez déporter votre bureau à l’étage alors que votre box est en bas sans avoir à tirer 40 mètres de câbles le long des plaintes.

Installation

Pour ce qui est de l’installation du système mesh Eero d’Amazon c’est assez simple si on prend le temps de faire les choses correctement. Les modules ne sont pas différenciés, c’est-à-dire que n’importe lequel d’entre eux peut être relié à votre box. Donc prenez l’un des modules et reliez l’un de ses ports ethernet au switch intégré à l’arrière de votre box opérateur. Branchez ensuite le port USB-C servant à l’alimentation à une prise électrique (3 alimentations secteur sont livrées avec le pack Amazon Eero).

Ensuite, téléchargez l’application eero sur votre smartphone ou votre tablette (iOS ou Android) et lancez là. L’application va trouver le module Eero déjà branché puis va vous guider lors de l’installation du système mesh. Il vous faudra répondre à des questions simples, comme par exemple définir un mot de passe d’administrateur, donner un nom à votre réseau WiFi etc… pas de choix technique complexe à faire.

A la fin de l’installation du premier module, vous serez invité à en brancher un second. Ce second module, comme ensuite le troisième, devra être à portée du signal WiFi émis par le premier. De plus, ce second module ne nécessitera qu’une connexion électrique afin de fonctionner. C’est pourquoi un seul câble RJ45 est fourni dans le pack. Toutes les communications inter modules se font via le WiFi.

A la fin de l’installation, votre système mesh est prêt à fonctionner, le plus compliqué dans toute cette histoire reste finalement le choix de l’emplacement des modules, il faut que la réception soit bonne entre chacun des modules tout en couvrant l’intégralité de votre habitation.

Bien entendu, cette application Eero ne va pas servir uniquement à l’installation du système. Elle sera ensuite le compagnon idéal pour le paramétrage, et le monitoring de de votre Amazon Eero.

Vous pourrez par exemple savoir quel appareil est connecté et à quelle borne, obtenir des informations sur ledit appareil…

Il est bien entendu possible de créer des groupes d’appareils, par exemple « Appareils enfants » et de pouvoir couper la connexion internet de ces appareils en un clic, ou bien de définir des plages horaires auxquelles l’accès au net sera autorisé. Vous pourrez renommer les appareils connectés afin de rendre les choses plus faciles, car comme souvent sur ce type d’application beaucoup des appareils connectés ne seront identifiés que par leur adresse IP et le nom du fabricant de leur carte réseau. Ce sera en effet plus simple d’appeler un appareil « iPhone Léa » dans l’application.

Les plus avancés d’entre vous l’auront compris, dans la configuration de base, le système agira en tant que routeur, votre box étant déjà un routeur, le système attribuera des adresses IP à vos différents appareils sur un autre range d’IP.

Cela signifie que si vous êtes connecté au système mesh Eero, il vous sera par exemple impossible de contrôle votre box TV si cette dernière est directement reliée à la box, puisque les deux appareils ne seront pas sur le même sous réseau.

Bien entendu, et c’est très certainement le plus simple à mettre en place, il est également possible de paramétrer le Eero pour qu’il agisse uniquement comme un point d’accès. Ce choix routeur ou point d’accès se fait au début de l’installation. Si vous ne savez pas trop ce qu’il faut choisir, je vous conseille de paramétrer le système en tant que point d’accès, ce sera plus simple.

Utilisation et rapport qualité/prix

A l’utilisation, le système est très agréable à utiliser, car on ne se rend pas compte de sa présence et c’est exactement ce que l’on demande à un système mesh. Le roaming, le changement de borne se fait sans que l’on en ait conscience et très rapidement puisqu’on ne s’en rend même pas compte.

Les débits sont très bons et frisent avec le gigabit si vous n’êtes pas trop loin de l’un des modules (et que vous avez la fibre…).

Jusqu’ici, on pourrait se dire, « oui ça à l’air pas mal mais pas plus ou pas moins qu’un autre système mesh ». Et c’est vrai, même s’il faut reconnaitre que le Eero se situe plutôt dans le haut du panier, mais là où on change totalement d’avis c’est quand on apprend le prix du pack de 3 modules.

En effet, le Eero prend tout son sens quand on est en mesure de constater le rapport qualité prix de ce système mesh. En ce moment, le pack de trois modules est vendu sur le site de vente de la marque environ 170€… c’est environ deux fois moins cher qu’un système de qualité équivalente !

Alors faut-il craquer ? J’ai envie de vous dire que oui si vous n’avez pas besoin de toutes les fonctionnalités annexes que l’on peut parfois trouver sur des modèles concurrents. Si pour vous l’important est que ça fonctionne, que vous ayez du WiFi dans toute la maison et de ne pas y laisser un bras, alors c’est une excellente solution !

Amazon Eero
  • Performances (stabilité)
  • Performances (vitesse)
  • Portée
  • Simplicité
  • Prix
  • Design
4.6

Un système Mesh pas cher et solide !

Le Eero prend tout son sens quand on est en mesure de constater le rapport qualité prix de ce système mesh. En ce moment, le pack de trois modules est vendu sur le site de vente de la marque environ 170€… c’est environ deux fois moins cher qu’un système de qualité équivalente !

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april.png Nouvelles April

« Libre à vous ! » sur radio Cause Commune (2 mars 2021)

Le 26 February 2021 à 09:53:25

2 Mars 2021 - 15:30
2 Mars 2021 - 17:00

Photo d'illustration de l'émission

96e émission Libre à vous ! de l'April en direct sur radio Cause Commune 93.1 FM et DAB+ en Île-de-France, et sur le site web de la radio, mardi 2 mars 2021 de 15 h 30 à 17 h. Le podcast de l'émission et les podcasts par sujets traités sont disponibles dès que possible, quelques jours après l'émission en général.

Au programme :

Nous contacter pour poser une question :

Intervenir pendant le direct (mardi 2 mars 2021 de 15 h 30 à 17 h 00) :

Écouter le direct mardi 2 mars 2021 de 15 h 30 à 17 h 00   S'abonner au podcast S'abonner à la lettre d'actus

Les ambitions de l'émission Libre à vous !

La radio Cause commune a commencé à émettre fin 2017 sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur Internet. Sur le site de la radio on lit : « Radio associative et citoyenne, les missions de Cause Commune sont de fédérer toutes les initiatives autour du partage et de l’échange de savoirs, de cultures et de techniques ».

Nous avons alors proposé de tenir une émission April intitulée Libre à vous ! l'émission pour comprendre et agir avec l'April — d'explications et d'échanges concernant les dossiers politiques et juridiques que l'association traite et les actions qu'elle mène. Une partie de l'émission est également consacrée aux actualités et actions de type sensibilisation. L'émission Libre à vous ! est principalement animée par l'équipe salariée de l'April mais aussi par des membres bénévoles de l'association et des personnes invitées. Donner à chacun et chacune, de manière simple et accessible, les clefs pour comprendre les enjeux mais aussi proposer des moyens d'action, tel est l'objectif de cette émission hebdomadaire, qui est diffusée en direct chaque mardi du mois de 15 h 30 à 17 h.

Les archives de l'émission

Écouter les émissions précédentes

25 February 2021

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Logiciels libres et enseignement de l'informatique une coopération forte entre l'April et l'EPI

Le 25 February 2021 à 07:52:55

L'EPI (Association Enseignement Public & Informatique) fête ses 50 ans. À cette occasion, l'association a proposé à des structures et personnes amies de rédiger un texte pour un numéro spécial d'EpiNet (sa revue électronique). Rémi Boulle, ancien vice-président de l'April, a rédigé un article intitulé « Logiciels libres et enseignement de l'informatique : une coopération forte entre l'April et l'EPI » qui revient sur la coopération entre l'EPI et l'April.

L'article est disponible sur le site de l'EPI et vous pouvez retrouvez également les articles rédigées par d'autres structures et personnes.

Logiciels libres et enseignement de l'informatique : une coopération forte entre l'April et l'EPI

Rémi Boulle

Ancien vice-président de l'April

Depuis 1996, l'April agit pour promouvoir et défendre le logiciel libre. Notre association composée d'entreprises, de collectivités, de structures d'enseignement, d'associations et de nombreuses personnes militantes défend sans relâche le logiciel libre et les communs informationnels au service de l'intérêt général. Nous ne sommes donc pas un énième « lobby » car nous ne défendons pas les intérêts de quelques-uns à leur unique profit.

Nous réalisons différentes actions de sensibilisation qui peuvent aller de la diffusion de ressources et documents de sensibilisation jusqu'à des campagnes en direction de personnes élues ou décisionnaires pour tenter de contrer les avancées de l'industrie du logiciel privateur.

Rappelons qu'un logiciel est dit libre si la personne qui l'utilise bénéficie de plusieurs libertés qui lui permettent d'accéder au code source du logiciel, de le modifier pour l'améliorer et d'en redistribuer des copies. C'est l'analogue d'un théorème en mathématiques où il est heureusement possible d'accéder à la démonstration, l'améliorer et s'en inspirer pour trouver d'autres résultats que l'on repartagera à nouveau dans les mêmes conditions. Imaginons un instant voir le théorème de Pythagore comme un logiciel propriétaire. Sa démonstration serait cachée, il serait même interdit d'essayer d'en retrouver une, son utilisation serait limitée aux personnes titulaires d'une licence...

Depuis très longtemps nous coopérons avec l'EPI. Dès 2007, nous avons interpellé conjointement les candidats et candidates à la présidentielle en leur demandant leurs positions quant au logiciel libre et à l'introduction d'un enseignement de l'informatique en tant que discipline à part entière. Nos deux associations n'ont depuis cessé de collaborer lorsqu'il s'agissait de faire avancer cet enseignement en parallèle avec la promotion du libre dans l'Éducation nationale. Pour le premier point, ce fût un succès avec notamment la mise en place en 2012 d'un enseignement optionnel « Informatique et science du numérique » en Terminale S, d'un nouvel enseignement « Numérique et sciences informatiques » en classe de Première à compter de la rentrée de 2019 et en classe Terminale à la rentrée de 2020.

Une formation spécifique avec la création d'un CAPES « Numérique et sciences informatiques » a été également mise en place.

La question du libre dans l'Éducation nationale, malgré quelques progrès, demeure. En tout cas sans les contre-feux que nous avons développés la situation serait certainement pire.

Sans revenir sur tout l'historique de notre relation, l'EPI nous a soutenus en 2014 lorsque nous avons lancé un appel en faveur de l'interopérabilité dans l'Éducation nationale. En effet seuls des formats ouverts permettent de garantir l'interopérabilité des fichiers et des données (quel que soit le logiciel ou le système utilisés) ; favoriser le partage des ressources entre les différentes parties prenantes (corps enseignant, élèves, parents, personnel administratif...) et assurer la pérennité des ressources et l'égalité d'accès. Rappelons que le format OOXML (extensions .docx ou .xlsx) n'est pas ouvert contrairement au format OpenDocument (.odt ou .ods). Cet appel a recueilli plus de 7 000 signatures et a pu être poussé au plus du haut de la hiérarchie du Ministère. Même sans avoir obtenu de réponse formelle, cela permet de maintenir une certaine pression et montrer que des groupes de citoyennes et citoyens veillent.

L'EPI a participé, avec d'autres organisations, en 2015 à notre campagne visant à dénoncer un partenariat entre le Ministère et Microsoft. Ce partenariat prévoyait de présenter aux élèves un logiciel privateur et des formats fermés comme seuls outils incontournables. Tout cela tendait à renforcer la position dominante de l'entreprise américaine, au détriment des logiciels libres et des formats ouverts, qui pourtant respectent les principes élémentaires de neutralité et d'interopérabilité. Grâce, entre autres à cette campagne, ce partenariat est devenu une coquille vide.

Cette synergie se poursuit depuis au gré des actions. L'EPI, et nous la remercions pour cela, diffuse également notre bulletin d'information, est abonnée à la liste du groupe de travail éducation et anime une riche rubrique « logiciels libres » sur son site.

Selon Benoît Sibaud, ancien président de l'April : « Notre association est, en matière éducative, attachée à la formation d'utilisateurs et utilisatrices autonomes, éclairées et responsables. Nous considérons que les logiciels libres constituent, de par la transparence technologique qui les définit et les valeurs de partage qui les fondent, l'un des leviers les plus précieux à la disposition de la communauté enseignante pour l'enseignement à et par l'informatique » (source).

L'April s'est ainsi toujours engagée pour redonner aux utilisatrices et utilisateurs leurs libertés et donc le pouvoir sur leur informatique. Pour exercer des libertés, il importe d'en être capable et seule une formation permet d'offrir cette capacité. À une époque où notre vie quotidienne, jusque dans ses aspects les plus intimes, s'appuie sur l'informatique, il importe d'être capable d'en comprendre les enjeux et contraintes pour ne pas sombrer dans l'illectronisme voire dans le complotisme.

Jusqu'à récemment, dans notre système éducatif, l'informatique était censée être partout car utile dans tous les domaines. Elle n'était en réalité nulle part. Attachée à avoir des personnes utilisatrices libres et conscientes, l'April a toujours milité pour que l'informatique soit une composante à part entière de la culture générale scolaire de l'ensemble des élèves sous la forme notamment d'un enseignement d'une discipline scientifique et technique. L'informatique « objet » et l'informatique « outil » sont complémentaires. Loin de s'opposer, elles se renforcent mutuellement.

C'est là un point de convergence très fort avec l'EPI avec qui nous avons eu le plaisir de collaborer pour faire avancer, avec un certain succès, l'introduction d'un véritable enseignement de l'informatique.

À l'heure où les GAFAM se voient confier un partie consistante de l'informatique de grands groupes comme Renault, Airbus ou Orange, nous voyons que beaucoup de travail reste à faire.

Nous savons pouvoir compter sur le soutien de l'EPI pour ces combats futurs.

« Toutes les libertés dépendent de la liberté informatique, elle n'est pas plus importante que les autres libertés fondamentales mais, au fur et à mesure que les pratiques de la vie basculent sur l'ordinateur, on en aura besoin pour maintenir les autres libertés » (source). Cette citation de Richard Stallman, fondateur de la Fondation pour le logiciel libre n'en est que de plus en plus d'actualité.


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Mise à jour: Le 03 March 2021 à 05:33:07